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    Economie

    Textile: Résister à la Chine, c’est possible

    Par L'Economiste | Edition N°:2417 Le 07/12/2006 | Partager

    . Stagnation des exportations chinoises de textile en 2006. Mais la machine risque de redémarrer dès la levée des restrictions actuelles. Le Maroc dispose d’atouts liés au cadre du Fast Fashion Malgré les quotas, la part de marché de la Chine dans le secteur textile mondial n’a pas cessé de grimper. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en 2005, ce géant s’est arrogé plus de 27% des exportations mondiales en valeur, presque trois fois mieux que son suivant, Hong Kong, avec moins de 10% du total. Sur l’Europe, les exportations chinoises ont connu une augmentation en 2005 de près de 47% pour se placer à 16,5 milliards d’euros par rapport à 2004. Le marché européen, quant à lui, a réalisé un chiffre d’affaires global de 53 milliards avec une croissance qui n’a été que de 8% par rapport à 2004, selon des chiffres de l’Institut français de la mode (IFM). Ce sont surtout ces derniers chiffres qui font peur aux opérateurs marocains qui considèrent l’Europe leur marché naturel. Ce dernier a connu une légère régression de sa part de marché de l’ordre d’un point passant de 5 à 4%. «Ce qui est perçu comme un recul, mais non un effondrement», souligne Gildas Minvielle, expert de l’IFM lors de la tenue du Collabotex à Tanger, la semaine dernière (cf:www.leconomiste.com). Entre 2004 et 2005, la part de la Chine a fait un bond, passant de 23 à 31 %, alors que la part du Maroc s’est rétrécie de 5 à 4%. . «Détournements d’export»Mais tout n’est pas aussi noir, heureusement. Selon Minvielle, les résultats prévus de 2006 laissent augurer une stabilisation de la situation. La Chine verrait sa part stagner en valeur autour de 16,7 milliards d’euros, mais devrait baisser relativement pour ne constituer que 28% du total des importations de l’Union européenne, grâce à la réintroduction des quotas. En parallèle, le Maroc verra ses exportations passer de 2,24 milliards à 2,32 milliards d’euros, soit une progression d’environ 3% alors que le marché européen a connu une progression de plus de 13%, passant à 60 milliards d’euros d’importations. Reste que sur la même période, les exportations de Hong Kong ont plus que triplé, passant de 1,7 milliard d’euros à 5,6. «La réintroduction des quotas d’export ont probablement incité les producteurs chinois à faire des détournements d’export à travers l’ancienne colonie anglaise», explique l’expert français. Au niveau du Maroc, l’espoir de renouer avec les chiffres positifs se confirme. «Avec l’entrée dans l’Union européenne de la Bulgarie et de la Roumanie, ce sont de grosses commandes en perspectives pour le Maroc», annonce Kamal Mazari, président de l’Amith-Nord. Mais cela peut aussi faire les beaux jours de la Macédoine qui n’est pas encore dans le calendrier de l’UE. L’espoir est du côté de l’Espagne. Cette dernière connaît un important boom en matière de textile. Actuellement, les exportations atteignent le milliard de DH en matière de vêtements maille et 4,3 milliards de DH en chaîne et trame. Des chiffres qui risquent bien de se voir dopés, vu la proximité géographique des deux pays. . Question de quotasMais la Chine ne semble pas prête à déclarer forfait. L’appel du ministre marocain de l’Industrie et du commerce, Salaheddine Mezouar, pour l’ouverture de négociations directes avec la Chine sur l’épineuse question des quotas n’est pas une folle idée. En effet, la Chine n’est pas en train de se croiser les bras. Même si elle s’est verbalement engagée à limiter ses exports, elle n’a pas arrêté ses efforts en matière d’investissements. En 2005, Elle a concentré près des deux tiers des investissements mondiaux dans la filature et le tissage, suivie par le reste de l’Asie avec 19 et 17% respectivement. A l’aube de la levée des restrictions européennes en 2008, la situation ne manque pas d’alerter. «Mais l’engouement pour la Chine sera sans doute moins marqué qu’en 2005 car les donneurs d’ordres diversifient leur sourcing pour sécuriser leurs approvisionnements», note Minvielle. Et ce pour ne pas dépendre d’un seul pays, la Chine, et ne pas se risquer à subir les mêmes déboires qu’en 2005.D’autant plus que dorénavant, le développement du «Fast Fashion» impose le recours à de petites séries et à un raccourcissement des délais pour réagir aux rapides changements des tendances. Dans ce domaine, le Maroc se retrouve en très bonne position, avec moins de trois jours de route de l’Europe, face aux trois semaines que met un conteneur venant d’Asie. Ali ABJIOU

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