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    Textile: Les PME coachées pour la créativité

    Par L'Economiste | Edition N°:2668 Le 07/12/2007 | Partager

    . Un programme de formation pour 25 chefs d’entreprise. Le secteur change de capLe textile marocain se restructure et change de cap. Après de longues années de spécialisation dans la sous-traitance, il s’oriente de plus en plus vers la co-traitance. Une activité par laquelle les entreprises participent plus à la conception des produits, à l’organisation logistique et au choix des fournisseurs. Cela dit, le passage à cette étape supérieure est loin d’être évident. Dans ce sens, un nouveau projet, né de la coopération maroco-italienne, a vu le jour. Il s’agit d’un programme de formation et de coaching, dédié à près de 25 chefs d’entreprises et 120 de leurs techniciens. Ce projet dont l’idée a commencé à germer depuis 2003, est initié par les ministères de l’enseignement supérieur des deux pays. Ceci en coopération avec l’Amith et le Centre technique italien. Deux experts italiens ont été recrutés à cet effet. Le premier «cours» a eu lieu mercredi dernier au siège de l’Amith. Les chefs d’entreprise bénéficieront de 80 heures de formation au Maroc et de 40 heures en Italie. «L’objectif de ce programme est d’aider les chefs d’entreprise à effectuer le passage à la créativité, tout en leur assurant un espace de rencontre et d’échange d’expériences», déclare Mohamed Tazi, président de l’Amith. D’après lui, les PME du secteur ont besoin d’être coachées. Elles pensent avoir trouvé la solution à leurs maux en recrutant des stylistes. Mais cela reste insuffisant. Il faut d’abord choisir son positionnement, puis un styliste bien encadré, qui agit en bonne concordance avec les réalités de l’entreprise. Il faut également développer une grande réactivité aux changements rapides de la mode. «Aujourd’hui, même les fabricants de bas de gamme présentent des offres tendance. Leur force réside dans leur grande réactivité», estime Tazi. Autre champ de bataille, l’acquisition d’actifs immatériels. Le savoir technologique est une force considérable, mais qui est hors de prix pour les opérateurs du secteur, en majorité des PME ne pouvant s’engager dans la R&D. Un handicap que d’autres pays ont su combler par un soutien financier de l’Etat, comme la Tunisie, principal concurrent du Maroc.La concurrence se faisant de plus en plus sentir, le secteur du textile est contraint à se développer. Un challenge tout à fait réalisable malgré les multiples embûches. L’exemple de la Corée du Sud en témoigne. Ce pays, après avoir été sous-traitant pour le compte du Japon, est devenu co-traitant, puis s’est lancé dans l’industrialisation et la fabrication de technologie. Actuellement, c’est l’un des pays les plus innovateurs.


    2007 prospère

    La “menace jaune” n’a pas eu raison de la détermination des PME marocaines. Contre toute attente, le secteur a su tenir le coup. Raison à cela, un repositionnement stratégique sur les produits moyen et haut de gamme, talon d’Achille des chinois. D’un autre côté, le Maroc bénéficie d’autres atouts de taille, la proximité avec l’Europe, son principal donneur d’ordre, et ses multiples accords de libre-échange. Ainsi en 2006, le secteur a réalisé un chiffre d’affaires à l’export de plus de 30 milliards de DH. Le plus haut résultat atteint depuis 2001. Selon Tazi, l’année 2007 a été encore plus prospère. «Les résultats dégagés jusqu’en octobre dernier sont nettement supérieurs à ceux réalisés à la même période de 2006», assure Tazi. Ahlam NAZIH

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