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Textile: Ce que contient l'accord-cadre

Par L'Economiste | Edition N°:1144 Le 15/11/2001 | Partager

. Il s'agit selon les professionnels des “mesures minima” pour sauver le secteurC'est avec beaucoup de dérision que s'est caractérisée la dernière assemblée plénière de l'Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement, le 13 novembre dernier à l'Esith. Les membres venus nombreux à cette manifestation ont vivement manifesté leur désapprobation quant au manque de visibilité des démarches entreprises par leur association. Pour eux “la comédie a assez duré”. En effet, l'Amith est depuis près d'une année en pourparlers avec le gouvernement dans l'objectif de trouver des solutions de nature à sauver le secteur de la déperdition. Alors que le contrat-programme, présenté au gouvernement “il y 2 ans, 3 mois et 10 jours, n'a connu ne serait-ce qu'un début d'application”, indique le bureau de l'Amith. “Nous avons jugé nécessaire de le présenter autrement”. Avec les principes de ce contrat-programme, l'industrie devait passer d'un pays de main-d'oeuvre à un pays de production industrielle et de services orientés dans la confection. “Comme cela est le cas un peu partout dans le monde, l'Etat prête main forte au textile. L'île Maurice a signé avec l'Etat un plan de développement sur 20 ans et l'Inde a décrété que son expansion devait absolument se fonder sur la confection...”, fait observer Abdelali Berrada, directeur général de l'Amith. Après moult réunions qui ont mobilisé plusieurs membres du bureau et une mince lueur d'espoir qui semblait apparaître à la fin de l'été, les textiliens changent de méthode. A commencer par leur propre association à laquelle vient de s'ajouter une nouvelle cellule de mise à niveau pour accompagner les entreprises en difficulté. Des réflexions stratégiques sont également menées pour l'avenir des filières et ont demandé beaucoup d'effort, signale l'Amith. L'Association a également effectué du travail de terrain en administrant des questionnaires aux entreprises concernant leurs carnets de commandes et leur visibilité jusqu'à fin 2001. De piètres scores ont été enregistrés.C'est dans ce but qu'est né l'actuel accord-cadre que la profession tente de finaliser avec l'Etat. “Il s'agit de mesures minima sans lesquelles le secteur ne peut plus avancer”, indique Abdelali Berrada. Dans cet accord, la profession s'engage à atteindre des objectifs tant économiques que commerciaux et sociaux en contrepartie d'une aide substantielle du gouvernement.Mais là encore grosse déception. “Toutes les mesures pour lesquelles le gouvernement a acquiescé, sans toutefois les adopter, seront financées par le Fonds Hassan II”, se désole le bureau de l'Association. “Pas une fois, le gouvernement ne met la main à sa poche”, ajoutent-ils. Les textiliens disent avoir assumé leurs responsabilités à plus d'un titre, “au gouvernement d'en faire autant maintenant!”Dans un avenir très proche, le monde du textile sera bouleversé. D'abord par le démantèlement de l'Accord Multifibre, mais aussi par la prééminence des pays asiatiques dont la Chine et l'Inde et demain le Pakistan. En effet, le Pakistan qui ne devait entrer sur la scène internationale qu'en 2005 s'est vu réduire à néant ses droits d'entrée sur l'Europe dès 2002. Il est également question après le dernier round de l'OMC que l'Inde bénéficie des mêmes avantages. “Ce qui représente des menaces supplémentaires pour l'industrie marocaine qui est déjà dans un état précaire”, précise Mohamed Lahlou président de l'Amith. L'avenir du textile réside dans la fabrication de produits finis, comme l'a souligné Salah Eddine Mezouar, directeur général de Settavex et membre de la commission de réflexion. Pour lui: “Si l'Amith multiplie les efforts pour faire sortir le secteur de sa crise, il demeure néanmoins victime d'une incompréhension totale de la part du gouvernement qui lui se cherche encore”.


Les détails

Dans ce document, l'Amith s'engage économiquement à réaliser 42 milliards de DH, en investir 18 et créer 100.000 nouveaux emplois. Elle s'engage aussi à doubler le volume des exportations en le portant à 20 milliards de DH et à promouvoir entre autres l'investissement européen. Au niveau social, elle s'engage à lutter contre l'analphabétisme (50.000 personnes) et à intégrer les normes de sécurité, d'hygiène et de médecine du travail dans les entreprises.En contrepartie, le gouvernement ne donne aucune réponse concrète pour l'amélioration des coûts en amont concernant la baisse du coût de l'énergie pour 2002. Ni pour les mesures en faveur de l'aval (réduction de 50% des charges patronales). Rien non plus concernant la compétitivité monétaire.Sont encore à l'étude les points concernant l'accord du statut d'exportateur aux chiffres d'affaires réalisés dans le cadre des cessions d'AT et les bases de calcul des taxes locales ramenées à 20 millions de DH. Et aussi, l'abattement de 50% sur l'IGR et les charges sociales pendant 5 ans pour les nouveaux recrutements de cadres. Ainsi que la suppression des pénalités de retard sur les arriérés de cotisations de la CNSS. En revanche, même si des réserves sont émises, l'Etat est prêt à étendre à toutes les branches de la filière des dispositifs du Fonds Hassan II, à prendre en charge le fonds de mise à niveau technique (70% des dépenses pour les diagnostics et besoins en expertise et 15% des dépenses pour achat de matériel neuf). Mais aussi à aider les entreprise à se restructurer: 40% par fonds de soutien, 20% par l'entreprise et 40% par la banque dont 50% couverts par le fonds de garantie.Et enfin alors que l'Amith demandait 500 DH par personne par mois pour 2 ans de formation pour un maximum de 15% de l'effectif, l'Etat en a accordé 250 sur 18 mois.Radia LAHLOU

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