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    Tétouan: Mystérieuse affaire d’intoxication

    Par L'Economiste | Edition N°:2107 Le 13/09/2005 | Partager

    . 80 personnes hospitalisées. Mais ni les aliments ni le personnel n’en sont la cause, selon les analyses C’est une énigme. Les autorités médicales de Tétouan n’ont pas pu déterminer la cause de l’intoxication alimentaire collective qui a eu lieu dans cette ville les 4 et 5 septembre. Les analyses biologiques sur les échantillons d’aliments ont démontré que ces derniers ne contiennent pas de substances toxiques. Idem pour les tests effectués sur le personnel (10 employés). Cela veut-il dire que le propriétaire du restaurant n’est pas responsable? “La responsabilité du propriétaire ne fait aucun doute même si les résultats des analyses sont négatifs”, indique le directeur du BMH (Bureau municipal d’hygiène) de Tétouan. Et d’ajouter: “De deux choses l’une: soit que les services d’hygiène n’ont pas relevé d’échantillons sur l’aliment responsable de l’intoxication, soit que celui-ci a été épuisé”. La piste du matériel de préparation des repas est, elle aussi, écartée par le directeur du BMH. Avant la divulgation des résultats, beaucoup d’hypothèses avaient été émises. Ainsi, selon le responsable des admissions au Centre hospitalier provincial de Tétouan, “à en juger par les cas d’intoxication que nous avons eu à traiter, l’aliment suspect est la mayonnaise. La preuve, seuls les clients qui s’en sont servis ont été intoxiqués”, explique-t-il. Une autre version des faits, celle du délégué, privilégie, en plus, deux autres aliments: la viande hachée et la mortadelle. “La restauration de masse présente toujours des dangers d’intoxication. Car il peut y a voir, comme c’est souvent le cas, une faille dans la chaîne du froid. La cause peut aussi être imputée au matériel ou aux employés qui manipulent les aliments”, explique un responsable de l’hygiène.Suite à cette intoxication collective, près de 80 personnes ont été admises à l’hôpital provincial de Tétouan. “Ce sont surtout des cas collectifs, familles ou groupes d’amis, qui se sont restaurés au fast-food, qui sont venus à l’hôpital. Pour les cas individuels, des personnes de passage par exemple, ceux-là n’ont pas sollicité nos services de soins”, tient à préciser un cadre à l’hôpital provincial. A en croire le médecin directeur du Bureau municipal d’hygiène, les premiers cas d’intoxication se sont manifestés dès lundi 5 septembre. “D’autres cas s’en sont suivis le mardi. Nos services ont commencé à recevoir des plaintes. Sur le champ, les autorités médicales et administratives ont procédé au prélèvement d’échantillons sur les aliments ayant été servis aux victimes. Elles ont aussi ordonné la fermeture du restaurant”, affirme-t-il. Celui-ci n’est autre que “Chawarma Hajar”, situé boulevard des FAR. Les personnes intoxiquées ont reçu les soins nécessaires au service des urgences. Seuls 4 enfants ont été hospitalisés, mais leur cas n’est pas inquiétant. S’agissant des mesures à prendre contre le propriétaire du snack, c’est une commission qui regroupe les services de toutes les administrations intéressées qui se prononcera (province, commune, hygiène). Outre la fermeture, les victimes pourraient aussi se retourner contre le propriétaire pour lui demander des dommages et intérêts. Mais ces procès risquent de buter sur l’absence de preuves. Ali JAFRY

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