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    Economie

    Terrorisme: Pas qu’une affaire de pauvres!

    Par L'Economiste | Edition N°:2352 Le 01/09/2006 | Partager

    . Benmoussa appel à la mobilisation générale. Une quatrième femme arrêtée dans le cadre de l’enquête. Deux des quatre femmes arrêtées en contact avec l’épouse de Karim MejjatiDernier rebondissement dans le feuilleton du démantèlement du groupe terroriste «Ansar Al Mahdi», l’arrestation d’une quatrième femme en fuite au cours des dernières 24 heures. Cette dame comme les trois autres déjà arrêtées (dont deux mariées à des pilotes de ligne de la RAM) étaient en contact avec l’épouse de Karim Mejjati, Casablancais et ancien membre d’Al Qaida, abattu en Arabie saoudite il y a plus d’une année lors d’une opération antiterroriste. Ces révélations ont été faites par le ministre de l’Intérieur lors d’une conférence de presse donnée hier juste avant le Conseil de gouvernement. Chakib Benmoussa a saisi cette occasion pour appeler les Marocains à serrer les rangs en se mobilisant contre l’intégrisme. «C’est le devoir de tous. La confrontation des courants extrémistes nécessite plus que jamais la mobilisation des Marocains, y compris les partis politiques, la société civile et les médias», martèle-t-il. «L’adhésion totale dans l’effort de l’Etat pour lutter contre le terrorisme et bâtir une société moderne et tolérante sera vitale». Donc la vigilance est de mise d’autant que l’entreprise terroriste, démantelée dernièrement et composée de 52 personnes, était dans un stade avancé de la préparation des attentats. Le complot terroriste avait réellement commencé par la localisation du camp d’entraînement près d’Ajdir dans le Rif. Les cibles étant identifiées, les terroristes avaient démarré la surveillance, particulièrement des sites touristiques et d’autres établissements sensibles. Ils projetaient aussi l’assassinat de personnalités politiques et morales. Le ministre a profité de l’occasion pour mettre en garde ceux qui sèment le doute sur la lutte antiterroriste et minimisent le danger intégriste.Selon Benmoussa, le Maroc est confronté à une pensée idéologique de groupes extrémistes, très organisés et qui recrutent des éléments des différentes couches de la société. D’ailleurs, le démantèlement de la cellule «Ansar Al Mahdi» présente des aspects différents de ceux ayant entouré les attentats du 16 mai 2003. En tête, une particularité: l’intégrisme transcende les couches sociales. Hier, il était question des populations marginales et démunies de Sidi Moumen. Aujourd’hui, le phénomène s’est étendu aux quartiers chics d’Anfa à Casablanca, en référence aux femmes des pilotes qui ont fourni des moyens financiers à Hassan Al Khattab, chef du groupe, pour s’approvisionner en armes auprès des barons de la contrebande et de la drogue. Pour le ministre de l’Intérieur, ces mouvances extrémistes exploitent l’attachement des Marocains à la religion et aux sentiments d’injustice par rapport aux évènements internationaux. Comprenez les conséquences de l’invasion américaine de l’Irak et les souffrances au quotidien des Palestiniens. A cela s’ajoutent les derniers bombardements israéliens au sud du Liban. Cette situation explosive alimente des frustrations amplifiées par les images des télévisions qui inondent les foyers. Cependant, l’utilisation de la religion n’est qu’une étape dans ce processus d’embrigadement. «On commence par l’éducation religieuse pour passer au jihad en Irak avant de basculer et accepter le jihad au Maroc», martèle Benmoussa. C’est une mise en garde contre des mouvements islamistes marocains qui mettent en avant l’éducation religieuse. Par ailleurs, certaines femmes arrêtées se sont portées volontaires pour mener des opérations kamikazes en Irak et en Palestine.L’autre particularité de cette cellule est d’avoir tenté de faire une percée dans les milieux des services de sécurité et auprès des militaires. Le ministre de l’Intérieur a minimisé cette tentative qui s’est limitée à des cas isolés. Sur le chapitre des mesures de sécurité dans les aéroports, le ministre de l’Intérieur s’est voulu rassurant. Selon les expériences internationales, les aéroports et les avions étaient des cibles privilégiées. L’exemple de Londres montre qu’il était impératif de prendre les mesures pour assurer leur sécurité. Ces mesures de précaution s’intègrent dans le code de navigation aérienne et des normes internationales, indique le ministre. Ces efforts de mise à niveau, ayant démarré il y a quelques mois, se sont accélérés. «Cela peut gêner quelques passagers, mais il en va de leur sécurité», a dit en substance le ministre. Mohamed CHAOUI

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