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    Economie

    Tensions au sein de la CDT

    Par L'Economiste | Edition N°:2919 Le 12/12/2008 | Partager

    . Démissions en série dans la centrale syndicale. La FDT récupère les dissidents. Noubir Amaoui isoléLA Confédération démocratique du travail (CDT) est victime d’une hémorragie interne. En effet, les défections sont de plus en plus nombreuses dans l’une des plus importantes organisations syndicales du pays. Déjà, au printemps dernier, 9 conseillers CDT avaient fait sensation en claquant la porte de la 2e Chambre au Parlement. Quelques mois plus tard, en octobre, revirement de situation: cinq d’entre eux ont décidé d’y revenir, désavouant Noubir Amaoui, le secrétaire général. Il s’agit d’Abdelmalek Afriat, Abderrahim Erramah, Mohamed Daidaa, Mohamed Lachguar et Mohamed Achab. Plus encore, ces militants quittent la centrale d’Amaoui pour rejoindre les rangs de la Fédération démocratique du travail (FDT). Syndicat créé en 2003 par d’autres dissidents de la CDT. Aujourd’hui, des négociations sont en cours pour constituer un nouveau groupe parlementaire. «Il s’appellera Groupe fédéral pour l’union et la démocratie», déclare Afriat, ex-membre du comité administratif de la CDT.«La CDT n’a jamais eu de groupe parlementaire», précise Mohamed Dahmani, membre du bureau central de la FDT et SG adjoint du Syndicat national de la Santé publique. En résumé, rien ne va plus à la CDT. Plusieurs autres syndicats affiliés à la CDT ont rejoint la FDT. En plus du Syndicat du ministère des Finances, on compte 33 bureaux locaux du secteur privé à Fès. Les fonctionnaires des collectivités locales de Casablanca aussi se sont ralliés à la FDT. Qu’est-ce qui explique ces départs massifs de la CDT? «Les mêmes raisons qui ont été à l’origine de la création de la FDT. En clair, l’absence de démocratie interne», est-il indiqué. On reproche au syndicat d’Amaoui la non organisation du congrès national. Le dernier remonte à mars 2001 alors que les statuts en exigent un tous les 3 ans. N’y aurait-il pas aussi du lobbying du côté de la FDT? «Non, c’est plutôt une question d’affinités», rétorque Dahmani. En tout cas, Amaoui reste de marbre face à cette situation qui le fragilise encore plus. «Tant qu’à faire, tout le monde peut rejoindre le marché aux puces du syndicalisme», déclare-t-il avec virulence. Pour ses détracteurs, Amaoui est «dépassé par les évènements». La situation financière et les difficultés d’organisation dans lesquelles se débat la CDT sonnent le glas pour le syndicat. Selon des sources proches du dossier, la centrale aurait des arriérés de plus de 10 millions de DH.


    Déconfiture

    AUTRE désertion dans les rangs de la CDT, le Syndicat national du ministère des Finances, affilié à la CDT, a décidé de rallier lui aussi la FDT. «Après des négociations avec le bureau central de la FDT et le bureau national du Syndicat démocratique du ministère des Finances, la commission a décidé de rejoindre la FDT», explique Mohamed Dahmani, membre du bureau central de la FDT et SG adjoint du Syndicat national de la Santé publique. Un congrès sera d’ailleurs bientôt organisé par les deux instances syndicales, et officialisera la fusion entre les deux syndicats. Le congrès fixera, entre autres, le mode de fonctionnement, l’élection des instances dirigeantes, et éventuellement le bureau national et le conseil national.Hassan EL ARIF

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