×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Tension artérielle et Ramadan: Peu de données scientifiques sur l'impact du jeûne

Par L'Economiste | Edition N°:1161 Le 10/12/2001 | Partager

. Le sujet hypertendu doit être suivi de près par son médecin . Il sera traité de préférence en monothérapie et en monopriseUne enquête nationale, menée par le Ministère de la Santé en 2000, a révélé que 33,6% des Marocains souffrent d'hypertension artérielle (HTA). Cette maladie concerne davantage les femmes (37%) que les hommes (30,2%). Ces chiffres, révélés en février dernier, ont été rappelés lors d'une rencontre organisée en novembre dernier par le Ministère de la Santé et la Société marocaine d'hypertension artérielle, en collaboration avec les laboratoires Pfizer. A cette occasion, les résultats d'une étude sur les variations de la tension artérielle au cours du mois de Ramadan, réalisée par une équipe du Centre hospitalier Ibn Rochd, ont été exposés(1). “Nous avons très peu de données scientifiques sur l'impact du jeûne pendant le Ramadan sur les variations de la tension artérielle chez les patients hypertendus d'une part et les sujets normotendus d'autre part”, a précisé d'emblée Nacer Chraïbi, chef du service Cardiologie au Centre hospitalier Ibn Rochd. En outre, il ressort de l'étude que la tension artérielle nocturne des sujets non-hypertendus révèle une différence statistiquement significative entre les périodes avant et après Ramadan. Ceci s'explique par la grande activité nocturne pendant ce mois sacré. Toutefois, “dans l'hypertension artérielle légère, le jeûne n'entraîne que des répercussions négatives minimes sur la tension artérielle des hypertendus stables sous traitement. Le patient doit être contrôlé et traité de préférence en monothérapie et en monoprise. L'heure d'ingestion du médicament semble indifférente”. En dehors de l'HTA, l'enquête réalisée par le Ministère de la Santé avait abouti à des résultats assez inquiétants. Elle portait sur “les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires”. Afin qu'elle soit basée sur un échantillon représentatif de la population, des équipes médicales et paramédicales s'étaient déplacées dans toutes les régions du Royaume, en milieux urbain et rural. Quelque 2.000 personnes ont répondu à un questionnaire et subi un prélèvement de sang veineux. Le ministère a utilisé une méthode de collecte de données standardisées initiée par le bureau régional de l'OMS à Alexandrie, en collaboration avec la division des Maladies non transmissibles à Genève et adaptée par un comité national d'experts. Cette enquête a permis de montrer que 31,5% des hommes sont tabagiques, 29% de la population souffrent d'hypercholestérol et plus d'un tiers d'une obésité modérée ou importante. “L'objectif principal de cette étude était de déterminer chez les individus, âgés de 20 ans et plus la prévalence des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et leur distribution en fonction de certaines caractéristiques anthropométriques et géographiques”, explique le docteur Nourredine Chaouki, du Ministère de la Santé. Le tabagisme est presque exclusivement masculin, alors que les proportions concernant la sédentarité et l'obésité sont plus élevées chez la femme.Nadia BELKHAYAT(1) Durant le mois de Ramadan 1995, une équipe du CHU Ibn Rochd de Casablanca a étudié les conséquences du jeûne sur un groupe de 12 sujets normotendus. Au cours des années 1994 à 1997, elle a étudié le profil tensionnel de 99 patients hypertendus.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc