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    Economie

    Temps d’antenne: La Haca met de l’ordre

    Par L'Economiste | Edition N°:2427 Le 21/12/2006 | Partager

    . Pluralisme : Une grille de répartition pour l’audiovisuel. Une autre formule en projet pour les législativesLA Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) se porte désormais en garant du pluralisme dans les médias télévisés et radiophoniques. Dévoilé lors d’une rencontre organisée hier à Rabat, le dispositif de la Haca en la matière se veut complet. Il se limite cependant aux périodes hors élections. La Haute autorité réfléchit sur une formule à part pour les prochaines échéances.Le dispositif «normal» est cadré par la décision 46-06 du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA), publiée le 7 décembre dernier au Bulletin officiel (B.O.) Il est mis en œuvre par une unité dédiée, créée au sein de la direction de Suivi des programmes et chapeautée par Chafik Laâbi. Selon le principe de référence, le temps cumulé des interventions des membres du gouvernement et des partis de la majorité ne doit pas dépasser le double du temps consacré aux partis de l’opposition. Le partis non représentés au Parlement ont 10% du temps consacré aux trois composantes précitées réunies. Les conditions de programmation doivent être comparables et similaires. Cette décision s’impose aux médias aussi bien publics que privés. Elle s’élargit aux représentations syndicales et professionnelles ainsi que les organisations sociales à vocation nationale. La durée d’appréciation est de 3 mois pour les journaux d’information et de 6 mois pour les émissions de débat et autres programmes. Six contrôleurs et observateurs veillent au grain. Un renforcement de cet effectif est prévu dès 2007. Le CSCA distingue dans son suivi entre le temps d’antenne et le temps de parole. Le premier est la totalité du temps consacré à un sujet donné sur un média. Le second est le temps pendant lequel une personnalité politique, ou dont l’engagement politique est public, s’exprime. Les temps d’antenne et de parole sont comptabilisés tant en première diffusion que pour les rediffusions ou les reprises. Passée une année, toute rediffusion n’est plus calculée. Présentée à cette occasion, une application informatique permet le comptage et le suivi des différentes interventions. Bilingue, elle est aussi évolutive. Une base de données regroupant quelque 1.500 personnalités y est répertoriée. Des rapports ponctuels sont élaborés sur le pluralisme et transmis au gouvernement, aux présidents des deux chambres du Parlement et aux chefs des partis et des organisations concernées.Les médias sont également cintéressés. Chaque opérateur est tenu de transmettre à la Haca, dans un délai de sept jours suivant la fin de chaque mois, un rapport sur le temps de parole et d’antenne accordé aux différentes parties. Cela permet d’identifier le risque de déséquilibre et d’y pallier. Et chaque partie s’estimant lésée peut s’adresser à la Haute autorité. Dans ce cas, la Haca saisit l’opérateur. Celui-ci formule ses observations dans un délai de sept jours, prolongeable de sept autres jours. Chaque plainte devra être traitée dans un délai maximum de 30 jours à compter de la date de son enregistrement au bureau d’ordre de la Haca.


    Cas particuliers

    LE dispositif de la Haca a également pris en considération des situations particulières. C’est le cas des personnalités portant une double ou triple étiquette. C’est le contenu de l’intervention qui détermine la catégorie dans laquelle l’intervention est inscrite. Même les interventions d’hommes politiques dans des émissions autres que politiques sont comptabilisées et inscrites dans la catégorie correspondante. Le Premier ministre, les présidents de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers sont considérés comme étant des «institutionnels», sauf quand ils s’expriment sur des questions en relation avec leur appartenance politique.T. Q.

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