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Economie

Télécoms: Une libéralisation tant attendue…

Par L'Economiste | Edition N°:1671 Le 26/12/2003 | Partager

. Celle-ci est perçue comme un impératif de développement. Dans cette optique, le rôle des opérateurs privés dans la démocratisation de l'outil informatique est très importantLe secteur des télécoms marocain est en mal d'initiatives. Et les opérateurs privés revendiquent plus de latitude. Et c'est la refonte du système législatif nécessaire à l'indépendance de l'organe de régulation et à la totale libéralisation du secteur qui est pointée du doigt. Ainsi, après avoir été leader dans ce domaine parmi les pays de sa région, le Royaume a enregistré, selon des observateurs nationaux et internationaux, une petite régression. Pour y remédier, le nouveau texte 55/03 qui a été discuté au Conseil de Gouvernement, le 18 décembre dernier, est destiné à compléter et à consolider la réglementation en vigueur. Outre la redéfinition du service universel qui intègre désormais d'autres services à valeur ajoutée tels que l'Internet, la nouvelle loi apporte également un nouveau système de sanction qui assouplit les procédures actuelles. Objectif: permettre à l'organe de régulation en l'occurrence l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) de disposer des prérogatives nécessaires au renforcement de ses compétences dans le domaine de la régulation. Par ailleurs, la démocratisation de l'outil informatique ainsi que l'accès à Internet semblent également retenir l'attention des experts. De même, «le nombre des entreprises marocaines utilisant le Net pour leurs rapports commerciaux est encore insuffisant en comparaison avec les concurrents directs du Royaume», constatent ces experts. Et ce, sans oublier le taux d'informatisation marocain qui ne dépasserait pas 2%. Reste que «la seule réforme de la loi ne suffit pas», soutient un professionnel des télécoms. Selon lui, la parfaite libéralisation du secteur est indispensable à son développement. Allusion est faite au rôle qui incombe désormais aux opérateurs privés. «Outre la formation et le suivi, les opérateurs des télécoms doivent revoir à la baisse les tarifs des différentes connexions ainsi que ceux des ordinateurs», soutient ce professionnel. Autant de mesures qui tendent à démocratiser l'outil informatique et à permettre un accès plus facile et surtout plus fréquent à Internet. La libéralisation va donc de pair avec l'importance grandissante du rôle attribué aux opérateurs privés. «Pourvu que la première soit effectuée dans des conditions favorisant l'investissement et la concurrence loyale», explique ce même professionnel. Quoi qu'il en soit, une fois libéralisé, le marché démontrera jusqu'à quel point les opérateurs privés peuvent assumer leurs nouveaux statuts. Dans cette optique, la baisse des tarifs des différentes connexions prévue pour le 1er janvier 2004 ainsi que celle probable des ordinateurs laissent présumer de très bonnes perspectives de développement.


Réseaux alternatifs

Répondant certainement à un souci d'efficacité à moindres coûts, la nouvelle loi 55/03 prévoit également le recours aux réseaux alternatifs. Ainsi, de grandes structures telles que l'ONCF ou l'ONE, qui disposent de réseaux en fibres optiques pour répondre à leurs besoins internes, auront la possibilité de louer leurs infrastructures aux opérateurs de la téléphonie fixe. Un bon moyen de développer ce secteur sans devoir investir dans les infrastructures pour autant. De plus, l'utilisation des réseaux alternatifs, du fait même de leur bonne implantation, améliorera à l'évidence l'accessibilité et la performance des services.


Quelques dates-clés du secteur

. 1906 Premiers raccordements téléphoniques au Maroc. . 1924 Publication du dahir relatif au monopole de l'Etat en matière de télégraphie et de téléphonie, avec ou sans fil. . 1956 Création du ministère des Postes, Téléphone et Télégraphe.. 1994 Introduction de la téléphonie mobile au Maroc à l'occasion de la conférence sur GATT à Marrakech. . 31 octobre 1996 L'Economiste met sur le marché son CD-Rom et ouvre un serveur téléphonique donnant les cours de la Bourse et un bulletin d'informations au téléphone. Le CD-Rom a coûté près de 800.000 DH; une partie fut à la charge d'Artemis Développement Multimedia, partenaire de L'Economiste.. Novembre 1996 L'Economiste créé un des tout premiers sites du Maroc «leconomiste.press.ma». Un investissement qui a nécessité près de 120.000 DH la première année. Il est consulté d'Europe, des USA, du Canada, et même de l'Ile Maurice.. 1998 Création de Maroc Telecom qui remplace l'ONPT. . Juillet 1999 Le consortium Méditelecom (conduit par Telefonica et regroupant BMCE Bank, Afriquia, Portugal Telecom et la CDG) acquiert la 2e licence GSM à 10,8 milliards de DH. . 30 juin 2000 Nouvelle adresse du site de L'Economiste. Les internautes de «leconomiste.press.ma» sont renvoyés sur «leconomiste.com». Le nouveau site reprend l'intégralité du journal vendu en kiosque. Deux services sont offerts gratuitement aux internautes. Le journal était mis sur le Web (gratuit) l'après-midi, pour ne pas faire concurrence au journal papier (payant) dans les kiosques le matin. Désormais, le journal sera également mis à jour sur le Web le matin. Le deuxième service mis sur le Web est la recherche dans les archives. . 30 juin 2000 La recherche dans les archives sur le site de L'Economiste qui était sur CD-Rom payant devient gratuite. Elle est néanmoins conditionnée à une identification par adresse e-mail. Les cadres d'affaires qui constituent un dossier où les chercheurs universitaires trouveront une base unique de huit ans d'archives. . Décembre 2000 Vivendi acquiert 35% de Maroc Telecom pour un montant de 23,345 milliards de DH. Avec un montant pareil, le groupe français réalise le plus gros investissement jamais connu dans le secteur public ou privé. Le Maroc a réussi un joli coup dans une conjoncture défavorable pour les télécoms. La valorisation de Maroc Telecom aura constitué une bonne surprise puisqu'elle est supérieure à celle attendue, soit 6 milliards de dollars. En juillet 1999, elle était de 2,9 milliards de dollars. En mars 2000, la valorisation a atteint les 4,2 milliards pour arriver en septembre à 5,8 milliards. . 20 février 2002 Les cinq partenaires euroméditerranéens sont disponibles sur le Net. Il s'agit du Maroc, l'Algérie, l'Egypte, la Jordanie et la Tunisie. Voir: www//europa.eu.int/comm/external_relations/euromed. Le document régional de stratégie 2002-2006 et le programme indicatif régional 2002-2004 du partenariat euroméditerranéen peuvent être consultés sur le site Internet de la Commission européenne.(Source: 1stmaroc.com) Naoufal BELGHAZI

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