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    Economie

    Télécompensation interbancaire: Le projet opérationnelavant la fin de l'année

    Par L'Economiste | Edition N°:738 Le 03/04/2000 | Partager

    · L'opération portera dans un premier temps sur Casablanca Fini le temps où la compensation des moyens de paiement se faisaitmanuellement. Les banques veulent passer à la vitesse supérieure.Bientôt, toutes ces institutions s'échangeront tous les moyensde paiement (chèques, effets et virements) via les supports informatiques. Le démarrage de cette opération(1), en étude depuisdeux ans, est prévu avant la fin de cette année. Il a étéreporté à plusieurs reprises pour permettre aux différentsétablissements d'être prêts. Le projet de télécompensation interbancaire, appeléSIMT (Système Interbancaire Marocain de Télécompensation),a plus d'un avantage, aussi bien pour la banque que pour le client. Pourla première, le principal atout de ce projet est la sécurité.En effet, les valeurs sont scannées et par conséquent, lerisque qu'elles soient égarées est réduit. «Deplus, on peut justifier un chèque à tout moment«, observeM. Fouad Berrada, directeur de l'Administration et de Services Clientèleà la BMCI. Pour le public, il résoudra l'épineux problème de ladate de valeur. La télécompensation interbancaire couvriradans un premier temps la place de Casablanca avant d'être étendueà toutes les régions dans le cadre du projet de la mise enplace de la compensation nationale à Casablanca. Au cours de la première étape, les fichiers seront transmisde nuit via le site central de Bank Al-Maghrib à Casablanca. Le lendemainmatin, il y aurait une rencontre entre les banques pour échangerleurs valeurs. Dans la deuxième étape, l'échange physiquedes valeurs disparaîtrait et chacune des banques conserverait sesdocuments. Il y aurait un échange de supports seulement. Reste quevaleur aujourd'hui, les promoteurs de cette opération n'en ont pasencore clairement défini les conditions. Le système de latélécompensation est basé sur la normalisation desvaleurs. Pour l'heure, le chèque est déjà normaliséau niveau de toutes les banques. Mais ce n'est pas encore le cas pour leseffets. «Le projet est en cours au Groupement Professionnel des Banquesdu Maroc«, indique M. Berrada. Néanmoins, il faudrait mettre en place, pour les sociétésde crédit à la consommation, les avis de prélèvementde façon systématique afin de supprimer les effets en circulation.Quant aux effets de commerce, ils doivent être normalisés. La télécompensation comporte un coût important. «Lesbanques ont été contraintes de se doter de machines de traitementde chèques, d'acquérir de nouveaux progiciels, de développerdes procédures informatiques en interne... pour constituer les fichiersd'échange du SIMT«, explique M. Berrada. Celles pour qui cetinvestissement s'avérerait onéreux peuvent sous-traiter l'opérationchez d'autres ban-ques. Rafik IKRAM (1) Voir L'Economiste du vendredi 24 mars.

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