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    Taza: Les sinistrés de Had M'slia oubliés?

    Par L'Economiste | Edition N°:1724 Le 12/03/2004 | Partager

    . Douze familles ont perdu leurs maisons suite au séisme. Mobilisation tardive de la société civile Alors que tous les projecteurs sont braqués sur El Hoceïma, ce qui est tout à fait légitime vu l'ampleur de la catastrophe, une autre région, non moins touchée par le séisme, a été manifestement délaissée par les médias. Il s'agit de la commune rurale de Had M'sila. Beaucoup de gens, y compris les habitants de Taza, la ville la plus proche de cette localité, ignorent encore aujourd'hui que des maisons s'y sont écroulées. C'est ce qui explique l'absence d'une mobilisation de la société civile en faveur des sinistrés de cette région. Aujourd'hui, les acteurs de la société civile à Taza veulent se rattraper. Deux associations se sont déjà mises à l'oeuvre et commencent à collecter des dons. Il s'agit notamment de l'association des médecins de santé de Taza et l'association Ennour pour la protection de l'enfant et de la femme. Cette campagne a été lancée suite à la visite que les représentants de ces deux ONG ont effectuée, samedi dernier, au douar sinistré. “Le but de cette visite était d'identifier les besoins de la population lésée”, précise Mounia Daoudi, présidente de l'association Ennour.Certes, aucune perte humaine n'a été enregistrée à Had M'slia. Mais il y a bien douze familles qui se sont retrouvées du jour au lendemain sans toit. Depuis que leurs demeures sont tombées en ruine, les sinistrés vivent sous des tentes dans des conditions précaires. Les seules aides qu'ils reçoivent sont celles qui proviennent des autorités locales. Celles-ci assurent, en effet, l'approvisionnement du “camp” en denrées alimentaires. Les tentes ayant été mises à disposition des sinistrés par la délégation provinciale de la Jeunesse et Sports à Taza. Des couvertures ont également été distribuées. Or cela ne suffit pas. “Nous avons besoin d'habits et d'ustensiles de cuisine”, revendique une mère. “Pensez surtout à nous apporter des paillassons, c'est très pratique”, ajoute un homme en s'adressant à Mounia Daoudi. Pour sa part, un autre sinistré réclame la construction de nouvelles habitations. Malgré les doléances, ces familles pauvres sont habituées à ces conditions de vie. Ce n'est pas le manque d'électricité qui va leur faire peur, car les habitants de cette région n'en disposaient pas, leur douar n'étant pas encore alimenté par le réseau national. L'eau ne constitue pas non plus un problème pour eux. Leur source, Aïn Jnane, continue à assurer leur approvisionnement. Les enfants, quant à eux, continuent à fréquenter leur école, non épargnée des fissures. Les sinistrés comprennent bien qu'ils risqueraient de passer un bon moment dans cette situation. Mieux donc s'adapter. Ainsi, ils ont déjà commencé à fabriquer des habitations en bois et en zinc… Ce qui est en tout cas plus solide que les tentes qu'ils occupent actuellement.De notre correspondante, Amal TAZI

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