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Affaires

Taza: Bras de fer syndicats-Education nationale

Par L'Economiste | Edition N°:1934 Le 07/01/2005 | Partager

. Les enseignants reprochent à l’Académie sa mauvaise gestion. Celle-ci pointe du doigt le fort taux d’absentéismeC’est sur fond de crise que les études ont repris dans les établissements publics de Taza, après les vacances de la première tranche. Il faut dire que depuis la rentrée des classes, en septembre, les protestations des enseignants à l’encontre de leur délégation n’ont pas cessé de rythmer le quotidien scolaire. Ce qui n’a pas manqué de troubler la bonne marche des études dans plusieurs établissements de la province. Une situation qui n’a que trop duré selon les parents d’élèves qui s’inquiètent désormais sérieusement pour l’avenir de leur progéniture. “Il faut trouver une solution. Ce sont toujours nos enfants qui payent en fin de compte les frais de ces contestations”, s’indigne Haj Abouabdillah, président de la Ligue provinciale des parents d’élèves à Taza. En fait, la tension est arrivée à son paroxysme après la journée de grève observée récemment par plusieurs enseignants affiliés à la CDT, l’UGTM et l’UNTM. Une grève qui a vu, selon les trois syndicats participants, un taux de mobilisation de quelque 28%, dont uniquement 5% en milieu urbain. “Ce taux n’est que provisoire car on ne nous a pas encore communiqué les résultats de participation dans certaines localités éloignées”, a indiqué, lors d’un point de presse, Ahmed Sabaï, secrétaire provincial de l’UGTM à Taza. Ce dernier n’a pas manqué, d’ailleurs, de préciser que “la faiblesse du taux de participation dans la ville est due non pas à un manque de conviction mais à la peur des enseignants de subir une ponction sur leur salaire comme le faisait croire une rumeur véhiculée dans le but de saboter l’action des trois syndicats”. A noter que cette grève à caractère local est la première du genre à avoir lieu dans le secteur de l’éducation nationale à Taza. Rassemblés autour d’un même dossier revendicatif, les grévistes reprochent à la délégation provinciale de l’Education nationale à Taza un certain nombre de pratiques. Figurent parmi celles-ci “la mauvaise gestion, le non-respect des décisions prises en commun accord avec les commissions syndicales, les sanctions excessives prises à l’encontre de certains enseignants…”. Pour sa part, le délégué provincial, Benaissa Bamou, a rejeté en bloc les accusations des syndicats en question. Selon lui, “toutes les décisions de son administration ont été prises en conformité avec la loi et dans le respect des procédures en vigueur”. S’attaquant, par ailleurs, au phénomène de l’absentéisme, Bamou a expliqué que “ce fléau a atteint des proportions intolérables. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre toutes les mesures nécessaires pour le combattre”. “Rien que pour l’année scolaire en cours, le cumul des absences recensées jusqu’à présent dans l’enseignement primaire à Taza est estimé à 35 ans et 8 mois”, regrette Bamou.


Impasse

Mais que se trame-t-il à l’école des filles de Taza-Haut? La situation est devenue si conflictuelle que le délégué y a dépêché deux commissions d’enquête. En substance, il existerait deux clans dans cette institution : celui de la directrice avec ses alliés et celui des instituteurs. Leur confrontation gêne la bonne marche des études. Et ceci inquiète en particulier les parents d’élèves qui menacent de retirer leurs filles de l’établissement si les choses ne changent pas.En effet, depuis quelque temps, les deux parties en question se sont lancées dans la surenchère, les unes accusant les autres de leur mettre des bâtons dans les roues.Après plusieurs tentatives de conciliation, le délégué s’est déclaré dans l’incapacité de résoudre le problème localement et a décidé de remettre le dossier au ministère. De notre correspondante, Amal TAZI

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