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    Tanger: Veolia revisite la problématique de l’eau

    Par L'Economiste | Edition N°:2123 Le 05/10/2005 | Partager

    . Un think tank se réunit à Tanger pour discuter de la gestion des ressources . Les conclusions seront présentées lors d’un Forum mondial à Mexico en 2006La problématique de la gestion et de la distribution des ressources en eau demeure entière. Le stress hydrique et l’augmentation de la population mondiale impliquent une profonde réflexion sur l’optimisation des ressources. «L’implication des politiques dans ce sens demeure cruciale», selon les membres de la conférence (Re)sources, une sorte de think tank dédiée à la problématique de l’eau pour proposer des solutions. Elle compte parmi ses membres d’anciens ministres français, tels que Charles Josselin ou encore l’ancien Premier ministre de Miterrand, Michel Rocard. La conférence a été organisée récemment par le groupe Veolia, présent à Tanger-Tétouan et à Rabat dans le domaine de la gestion de l’eau. Pour (Re)sources, il s’agit de privilégier les nouveaux branchements. Les aides au développement devraient essentiellement être versées dans le cadre de projets dédiés à la gestion des ressources en eau, et devraient avoir comme priorité le cas des nouveaux branchements. D’autre part, la gestion de l’eau ne peut se limiter à l’approvisionnement, il faut aussi penser aux eaux usées, d’où la recommandation de lier entre les deux services, une option que l’Office national de l’eau potable (Onep) a entreprise depuis quelques années. Même si cela est, selon Mounir Zouggari, responsable au sein de l’Onep, plutôt un problème de financement. Les grands projets d’assainissement sont capitalistiques et il s’agit de faire d’énormes levées de fonds pour les accomplir. Tel est le cas de la station d’assainissement qu’Amendis, filiale de Veolia, entend mettre en place à Tanger. Le budget prévisionnel dépasse les 600 millions de DH. Mais là ou le bât blesse, c’est au niveau du rural. Ce dernier intéresse peu les grandes compagnies de distribution car peu rentable. «Le rural a des spécificités de taille qu’il faut tenir en compte», note Zouggari qui participait aux travaux de (Re)sources. Les habitants sont en grande partie pauvres. Ils sont aussi moins enclins à payer pour l’eau, qu’ils croient un bien divin, donc gratuit. Techniquement, ils sont aussi plus difficiles à cerner, car dispersés et le plus souvent ont des opérateurs de distribution réduits: ONG, associations de voisins...En plus, le système des tranches, qui a fait ses preuves au niveau urbain, n’est pas du tout adapté aux nécessités domestiques du milieu rural. «Tout le monde se retrouvera au niveau de la première tranche, vendue en dessous de son prix de revient. Qui financera le déficit ?», explique le responsable de l’Onep.Le pari est, selon Zouggari, de mettre en place un système privé local, afin d’assurer une distribution pérenne de l’eau dans les douars.


    Quelle eau buvons-nous?

    Pour Houria Tazi Sadeq, présidente de l’Alliance Maghreb Machreq pour l’eau, il s’agit de sensibiliser aux dangers de la non-qualité de l’eau. La non-qualité de l’eau, assure-t-elle, est responsable de beaucoup plus de décès que n’importe quelle autre cause. D’où la nécessité d’attirer l’attention des populations et des responsables communaux mais aussi politiques sur les risques découlant d’une telle situation. Ali ABJIOU

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