×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Tanger: Un employé de la BCM sous les verrous

Par L'Economiste | Edition N°:1749 Le 16/04/2004 | Partager

. Un sit-in de solidarité a été observé mercredi dernierLes employés de la BCM Pasteur-Siège à Tanger ont observé mercredi dernier un sit-in. Il s'agit de contester contre l'arrestation de Jamal Debboun, un de leurs collègues, qui serait «impliqué malgré lui» dans une affaire de détournement de fonds. Vendredi dernier, le juge a ordonné son incarcération provisoire. L'affaire a profondément affecté les milieux bancaires à Tanger.Les faits remontent à quelques mois. Un industriel de la place, Houssein Abaâkil, porte plainte contre l'un de ses proches collaborateurs. Ce dernier aurait procédé à des détournements de fonds via des ordres de virement fictifs à hauteur de 5 millions de DH retirés du compte de son patron. Le collaborateur scannait des ordres de virement originaux à partir desquels il en fabriquait d'autres. Il plaçait l'argent dans le compte d'un tiers. D'après des sources proches du dossier, «le collaborateur aurait détourné ces sommes au profit du fils de l'industriel». Selon les employés de la BCM de Tanger, «Jamal Debboun n'est qu'un bouc émissaire dans cette affaire». Les ordres de virement étaient présentés directement par le collaborateur de l'industriel, aujourd'hui en détention. «C'est son homme de confiance, on ne pouvait douter de l'authenticité des documents», expliquent-ils. Selon un responsable de la direction de la banque, la BCM n'a jamais porté plainte contre son employé. Par contre, l'agent a été sanctionné pour faute professionnelle, «une procédure normale, vu que la banque reconnaît sa faute en ce qui concerne l'illégalité des virements», commente un cadre de la banque. Au début, l'employé était un simple témoin dans cette affaire avant de devenir accusé. «Nous ne sommes pas des spécialistes pour détecter tous les documents falsifiés», note un de ses collègues. A rappeler que la famille Abaâkil est connue dans les milieux d'affaires. Houssein Abaâkil est actuellement à la tête d'Elecaf, une grande société spécialisée dans l'électrochimie à Tanger. C'est la même entreprise qui fabrique des piles vendues sous le nom commercial de “Superlux”. L'un de ses fils, Taha, ancien directeur de la Chambre de commerce de Tanger, a purgé récemment une peine d'emprisonnement pour détournement de fonds. De notre correspondant,Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc