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Tanger: Les opérateurs menacent de quitter la région

Par L'Economiste | Edition N°:2663 Le 30/11/2007 | Partager

. La perte des avantages fiscaux menace l’avenir des entreprisesA quelle sauce seront mangées les entreprises installées dans la région de Tanger? Les opérateurs locaux n’ont pas envie de le savoir car, pour eux, un «acquis est un acquis». Donc pas question de revenir là dessus. Pourtant, ce n’est pas l’avis du ministère des Finances qui parle d’un projet de révision du statut fiscal de Tanger. En effet, les faveurs fiscales dont bénéficiait la région depuis le dahir de 1963 sont pointées du doigt. Et le cumul de l’exonération de l’IS (50%) avec les avantages liés au statut d’exportateur ne serait par conséquent plus possible. En clair, les entreprises exportatrices installées à Tanger pouvaient, en plus de la réduction sur l’IS permise par le fameux dahir, être affranchies de moitié de l’IS sur la part de leur activité à l’international. Mais certaines entreprises en ont trop abusé. En effet, si leur siège était installé à Tanger, l’essentiel de leurs activités se passait dans d’autres régions du Royaume. Aussi, pour contrer les implantations fictives, seules les activités effectuées sur place bénéficieront des avantages liés à la région (www.leconomiste.com). Il faut dire que la situation inquiète les associations professionnelles qui ont mobilisé massivement leurs troupes. Pour elles, c’est tout l’avenir de la région qui est menacé. «Qu’est-ce qui va différencier cette zone d’une autre», demande un entrepreneur local. «Car, si les dispositions du projet de loi sont votées par le Parlement, les entreprises de la place devront payer le double dès ce premier janvier 2008», s’exclame Ramon Fernandez Omar, trésorier de l’Association de la zone industrielle de Tanger (AZIT). Et d’ajouter que «peu de sociétés sont aujourd’hui préparées à cette éventualité». Même si en théorie le texte du projet de loi octroie à la ville de Tanger un taux d’imposition réduit, ce dernier est réservé aux opérations «exclusivement» réalisées au sein de la province de Tanger, selon le texte du projet. Or, selon Adil Rais, président de l’AZIT, moins de 5% des entreprises de la région sont dans ce cas, le reste (95%) devrait faire face à une grosse augmentation d’impôts. Cependant, ce n’est pas tant la légitimité ou la pertinence de l’amendement qui est décriée, mais plutôt son caractère intempestif. «Plusieurs entreprises se sont installées à Tanger en incluant dans leur business plan le caractère spécial de la fiscalité de Tanger», note Ahmed Sadiki, responsable d’une unité textile à Tanger et ancien président de la CGEM-Nord. Et d’ajouter que dans bon nombre de cas, ce sont ces bonifications en matière d’imposition qui ont été le principal argument. Outre le départ des entreprises déjà installées à Tanger, c’est la perte d’une partie de l’attractivité de la région qui est à craindre. Pour les opérateurs, le principal risque c’est de voir le spectre de l’informel regagner du terrain parmi les industriels de la place.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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