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Tanger: Le tourisme local fait défaut

Par L'Economiste | Edition N°:2862 Le 17/09/2008 | Partager

. Baisse de 3% des nuitées en juillet 2008 . Mais la basse saison sauve la mise . Les hôtels 3 toiles en perte de vitesse face aux palaces Juillet a été un mois relativement calme pour l’activité touristique à Tanger. Les chiffres font état d’une régression de 3% des nuitées touristiques, marquant un arrêt de la tendance positive enregistrée sur la destination depuis des années. Malgré tout, le cumul des sept premiers mois de l’année 2008 dégage une augmentation des nuitées de 3%, la fréquentation en basse saison ayant permis de sauver l’année en cours, selon des chiffres du ministère du Tourisme. En juillet 2008, c’est bien le premier marché de Tanger qui a fait défaut, celui des nationaux. En effet, le nombre de nuitées réalisées par les résidents a chuté de 6%. Les causes de ce retournement de situation sont dues, selon les opérateurs, à l’effet de Ramadan, les résidents évitant les déplacements dès l’approche du mois de Chaâban. Ce qui ne manque pas d’impacter le flux des arrivées des nationaux. D’autre part, la ville de Tanger connaît depuis quelques années un développement de l’hébergement chez l’habitant, maisons d’hôtes et autre forme de résidence touristique. L’offre en appartements ne cesse de croître surtout au niveau de la côte. La part de l’informel étant assez élevée, ces visiteurs ne se retrouvent point sur les statistiques officielles. Malgré tout, certains indicateurs ne manquent pas de donner une idée de la relative santé du secteur touristique local. C’est le cas du taux d’occupation des établissements d’hébergement touristique. Ce dernier a augmenté de 16 points pour se placer à 78% par rapport à juillet 2007. En basse saison, il peut, à l’image du mercure, descendre et se situer à environ 30%. Sur les sept premiers mois de l’année, le taux d’occupation s’est lui aussi nettement amélioré se plaçant à 54% avec six points de mieux qu’en 2007. De même, au niveau des fréquentations par type d’hôtel, on assiste à une forte différenciation des nuitées. Pour les hôtels classés 3 étoiles, le nombre de nuitées a baissé de 22%, alors qu’il s’est apprécié du même niveau pour les 4 étoiles et de 17% pour les 5 étoiles. Des opérateurs y voient une montée en gamme de la destination Tanger. Le développement industriel et le climat économique propice aux affaires sont pour beaucoup dans cette évolution.


Reconversion

Si la crise actuelle reste conjoncturelle, selon les opérateurs, (du moins, ils l’espèrent), ils fondent beaucoup d’espoirs sur le tourisme national. Les visiteurs locaux constituent en effet le premier marché de la ville, surtout en haute saison. Mais les hôteliers craignent que le mois de Ramadan, qui entame un recul relatif vers la saison d’été, ne perturbe la donne. Et ce «recul» d’agenda du mois de jeûne risque de durer encore pendant quelques années. Pas moins de sept saisons d’été seraient à combler d’ici 2015, explique Mustapha Boucetta, président du Conseil régional du tourisme de Tanger-Tétouan. Selon lui, le salut est dans la reconversion du balnéaire vers un tourisme d’affaires et de services. Au préalable, une mise à niveau des infrastructures existantes s’impose, à commencer par la construction d’un palais des congrès. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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