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Affaires

Tanger: Le risque d’une pénurie de sable se confirme

Par L'Economiste | Edition N°:2235 Le 16/03/2006 | Partager

. L’extraction du sable marin du site de Houara interdite. Les sociétés de construction appelées à chercher d’autres alternatives C’EST un bien épineux dossier que celui du sable à Tanger. Ce qui peut sembler un simple matériau de construction s’est révélé être une pomme de discorde entre pelleteurs, camionneurs et autorités. Aujourd’hui, à Houara, aucun camion n’est autorisé à extraire du sable. Matériau qui a servi, tout au long des dernières années, à l’alimentation du secteur du bâtiment à Tanger et alentours.. Protéger d’une érosion complèteL’entrée du site est aujourd’hui condamnée par une crevasse de plusieurs mètres de long. Des unités de gendarmerie surveillent depuis vendredi dernier le site jour et nuit. “Les autorités ont décidé de sévir”, indique El Hassan El Bakhti, directeur régional du ministère de l’Equipement, administration de tutelle du domaine maritime. Le but est de protéger la plage de Houara d’une érosion complète de sa couche de sable. Celle-ci, longue de plus de 7 kilomètres, est complètement dévastée. Des tranchées de cinq mètres de profondeur ont été creusées et représentent l’équivalent de plus de 2 millions de m3 de sable extrait, soit 400.000 camions chargés. La crise a éclaté lors d’une grève organisée par quelques camionneurs qui se sont constitués en association, face à celle déjà existante des transporteurs de sable. La nouvelle structure a demandé, elle aussi, à bénéficier des mêmes avantages en termes d’autorisation. Pour obtenir gain de cause, elle a menacé de bloquer l’accès au site. Selon El Bakhti, la réponse du ministère a été de stopper l’activité sur la plage de Houara. D’autant plus que l’accroissement du nombre de camions (actuellement plus de 600), opérant sur le secteur, engendrait une forte pression sur le littoral. L’exploitation du site de Houara date de 1988. L’objectif au départ était d’endiguer l’ensablement de la route nationale allant vers Asilah tout en assurant une alimentation de la ville en sable de construction. “Des autorisations provisoires ont été alors accordées. Le ministère a décidé aujourd’hui d’y mettre un terme”, précise le responsable de l’Equipement. Faisant monter la tension d’un cran entre les pelleteurs et les camionneurs. Les premiers -dont c’est l’une des principales sources de revenu- ont réagi en menaçant le recours à la force. La wilaya leur a proposé de les employer sur les divers chantiers en cours mais ils ont refusé. La même offre a été faite aux seconds qui, faute de sable, peuvent se reconvertir dans d’autres activités de transport. La réponse est tout aussi négative. . Risque pour la solidité des fondationsFace à ce drame à la fois social, économique et écologique, les professionnels du bâtiment sont dans l’impasse. La rareté du sable se fait cruellement sentir. Et les matériaux de substitution ne font pas l’unanimité même s’il est admis que le sable marin n’est pas le mieux indiqué pour la construction. En effet, sa salinité le rend trop corrosif avec un risque pour la solidité des fondations. La solution qui se présente aujourd’hui est le sable de concassage ou de carrière. “C’est une matière qu’on trouve en grande quantité dans la région mais elle doit être traitée”, explique Othman El Mernissi, président de la Fédération régionale du bâtiment. Et la plupart des carrières ne pourront être opérationnelles que dans six mois, au plus tôt. A noter que l’utilisation du sable de concassage est une alternative de proximité. D’ailleurs, le projet du port de TangerMed a été entièrement réalisé avec du sable de carrière issu de la région et cela donne de bons résultats.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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