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Affaires

Tanger: Débrayage chez les camionneurs

Par L'Economiste | Edition N°:1747 Le 14/04/2004 | Partager

. Ils se plaignent des contrôles sévères en raison de l'émigration clandestineLes nouvelles dispositions prises en matière de lutte contre l'émigration clandestine ne sont pas les bienvenues chez les transporteurs routiers internationaux. Ces derniers ont manifesté leur mécontentement en annonçant une grève de trois jours les 16, 17 et 18 avril. Plus de 1.500 camions devront bloquer le port de Tanger. Les transporteurs opérant à l'international et regroupés au sein de l'Amtri (association marocaine des transporteurs routiers internationaux) protestent contre les dispositions qu'ils trouvent «abusives à leur encontre». En effet, selon Ahmed Aberchan, président de l'antenne tangéroise de l'Amtri, depuis le début de cette année, la responsabilité est devenue lourde. Un clandestin à bord d'un véhicule signifie la saisie provisoire du camion et de la remorque et la poursuite des chauffeurs et transporteurs. Actuellement, ce sont six camions qui sont encore saisis par les autorités suite à la découverte de clandestins. A chaque camion immobilisé, c'est un manque à gagner important pour les transporteurs. «Nous demandons que la responsabilité soit partagée par tous les intervenants dans ce domaine et avec à leur tête les autorités», note Aberchan. Ces véhicules sont tout le temps assaillis par les candidats à l'émigration en Europe, et «il est humainement impossible de surveiller toute une flotte de camions TIR tout le temps et partout», ajoute Aberchan. Pour un camion transportant des tomates d'Agadir à destination de la France par exemple, c'est sur tout le trajet marocain que le risque d'avoir un passager clandestin existe. Et c'est aux arrêts que ce risque est le plus grand. A Casablanca, à hauteur d'Aïn Sbaâ et à la sortie de Rabat à côté d'Assouak Essalam, se trouveraient des bandes organisées qui s'attaquent aux camions à destination de Tanger et ce, “au vu et au su des autorités”, se plaint Aberchan. A Tanger, malgré tous les efforts de nettoyage entrepris par les autorités, le port continue d'héberger une moyenne de quarante à cinquante badauds, dont plus des trois quarts sont des candidats à l'émigration. Contactées par L'Economiste, les autorités du port affirment qu'«elles ne font qu'appliquer la loi». Quoi qu'il en soit, cette grève ne risque pas d'être appréciée par les exportateurs marocains, tangérois en particulier. La plupart d'entre eux travaillent en flux tendus avec l'Europe, et tout retard coûte cher.De notre correspondant,Ali ABJIOU

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