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Politique

Taghouane à la tête de Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:3117 Le 29/09/2009 | Partager

. Grâce au soutien du PAM . Les rangs de la majorité déstabilisés Après le retrait de dernière minute d’Abdelkébir Berkia de la course à la présidence de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, le terrain a été préparé pour l’ex-ministre de l’Equipement, Bouamer Taghouane, pour postuler à ce poste. Il a obtenu, lors des élections qui se sont déroulées vendredi dernier, 45 voix contre 31 pour le compte de son unique concurrent de la majorité Rahou El Hilaa du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Le grand mérite de ce succès revient au soutien du Parti authenticité et modernité (PAM) qui a réussi  à déstabiliser la majorité conduite par le Parti de la justice et du développement (PJD). Dès le début, les amis de Fouad Ali El Himma ont été contre la réélection de Berkia, du Parti de l’Istiqlal (PI) soutenu par la majorité. Pour lui barrer la route, le PAM se prêtait à présenter la candidature de Mohamed Benhamou. La confrontation entre les deux clans a été très vive dès le début de la première réunion de vote. Ce qui a poussé les autorités à reporter le vote à vendredi dernier. Mais le retrait de dernière minute de Berkia a surpris tout le monde. L’on a avancé que le président sortant a été hospitalisé suite à un malaise. Selon d’autres sources, il s’agirait de directives émanant de la direction de son parti (PI) avec des promesses pour figurer en tête de la liste du PI pour le renouvellement du tiers sortant de la Chambre des conseillers. Cette nouvelle situation a été propice donc pour le PAM  pour lancer son opération de déstabilisation de la majorité conduite par le parti islamiste. La stratégie adoptée consistait à récupérer le groupe des élus du Premier ministre dont le nombre avoisine une vingtaine y compris les syndicalistes de l’UGTM, centrale proche du PI. Des  négociations marathoniennes ont été donc menées toute la nuit du jeudi à vendredi derniers par les amis de Benhamou avec les élus du parti de la balance. Ces négociations ont abouti à un compromis qui consiste à retirer la candidature du PAM pour soutenir celle de l’istiqlalien Taghouane à la présidence de la région. Mais à deux conditions. La première est de mettre fin à leur coalition avec le PJD dans le cadre de la coalition qui a permis l’élection du  socialiste Fathallah Oualalou à la tête de la mairie de la capitale. La seconde: soutenir les candidatures d’Omar Sentessi du Mouvement populaire (MP) et celle de Benhamou respectivement aux postes de premier et deuxième vice-présidents. Ces propositions, acceptées par le groupe des élus du PI, ont été cependant rejetées par le reste des partis composant la majorité. Cette dernière n’a plus de choix que de présenter sa candidature conduite par El Hilaa. On constate qu’avec ces élections la majorité a reçu un sérieux coup, ce qui va certainement compliquer la mission de Oualalou, le nouveau maire de Rabat, pour gérer les affaires de la ville avec une coalition «fragilisée».Nour Eddine EL AISSI        

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