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Economie

Système bancaire: FMI élogieux

Par L'Economiste | Edition N°:2883 Le 17/10/2008 | Partager

. Crise financière: effet très limité. Vigilance! L’ouverture accrue est porteuse de risques. Libéralisation des changes: il n’y a pas le feu«LE secteur bancaire marocain est stable, bien capitalisé, rentable et résistant aux chocs». C’est le FMI qui le dit. Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM), ne trouvera pas meilleur témoignage pour vanter les atouts du système financier national, notamment pour répondre au classement décalé des agences de notation internationales.Le Fonds note que ses recommandations de 2002 «ont largement été mises en œuvre». Parmi les réformes entreprises figurent la libéralisation des politiques macroéconomiques, la restructuration et la privatisation des anciennes banques publiques spécialisées, une plus grande orientation commerciale de la CDG, le renforcement des pouvoirs du CDVM, l’adoption de nouvelles lois sur la lutte contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme ainsi que la modernisation des systèmes de paiement. Néanmoins, «le Maroc se trouve à présent à un moment décisif de son développement, induisant de nouveaux risques et opportunités à la fois», insiste le FMI. Ce dernier appelle à plus de prudence et prévient que «l’ouverture économique et financière accrue, notamment la libéralisation des mouvements de capitaux, peut présenter des défis majeurs pour les autorités monétaires, les organes de régulation et les institutions financières qui doivent les gérer avec précaution».C’est pourquoi il est nécessaire d’«augmenter les ratios minimaux d’adéquation des fonds propres», affirme le FMI. Mesure déjà anticipée par BAM qui a augmenté ce ratio à 10 dans l’objectif de l’amener à 12%. Une décision «appréciée» par le FMI.La supervision bancaire est désormais conforme à la plupart des principes de Bâle II. De même pour celle des compagnies d’assurances qui est, selon le FMI, «largement conforme aux principes de l’AICA (Association internationale des contrôleurs d’assurance). Quant à la supervision de la Bourse, le FMI parle de «progrès notables».Cependant, il faut rester vigilant face à certains risques tels que ceux inhérents au taux de change et aux taux d’intérêt et de crédit. «L’importance de ces risques augmentera avec la forte poussée des mouvements de capitaux, stimulée par l’ouverture et les possibilités d’investissement offertes par le Maroc», affirme le FMI.Donc «il faut soigneusement choisir le moment de l’instauration d’une politique de change plus flexible». «Ce ne sera pas en cette période de crise», précise Jouahri. «Le FMI ne nous presse plus dans le sens d’un régime de change plus flexible. Ce régime est l’un des éléments qui ont fait que l’impact de la crise actuelle sur notre économie soit si limité».


Inflation: 3,5% en 2009

«EN 2009, l’inflation sera autour de 3,5 à 3,6%». Abdellatif Jouahri, le gouverneur de BAM, maintient les prévisions déjà annoncées par la Banque centrale dans son rapport du mois de septembre 2008 sur la politique monétaire. Il le fait, bien que le gouvernement ait affiché entre temps ses intentions de dépenses pour l’année prochaine dans le cadre du projet de loi de Finances. Ce dernier contient en effet une augmentation considérable des dépenses notamment en matière d’investissements publics et de soutien aux secteurs sociaux (cf. L’Economiste n° 2882 du jeudi 16 octobre 2008. www.leconomiste.com). En rehaussant son taux directeur, BAM visait essentiellement à mettre en garde contre les risques inflationnistes pouvant découler d’un appel d’air provoqué par la dépense publique. Jouahri se montre plus compréhensif à l’égard du choix gouvernemental. «Dans un contexte de crise et de tension sociale liée à la détérioration du pouvoir d’achat, il est justifié de continuer à soutenir la demande», affirme-t-il. «Ce que nous surveillons le plus à notre niveau, c’est la soutenabilité des déficits budgétaires à moyen et long termes», ajoute le gouverneur de BAM.Nabil TAOUFIK

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