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Enquête

Syndicalisme: Des démissionnés en série

Par L'Economiste | Edition N°:442 Le 12/02/1999 | Partager

Alors que la Cosumar a repris le travail, la confusion s'est installée dans les instances syndicales. Après les cas de l'OCP, de la Santé Publique et de Bank Al-Maghrib, certains usages syndicaux apparaissent sous un jour peu flatteur.


Les trois centrales qui avaient participé à la grève de la Cosumar, à savoir l'UMT, l'UGTM et la CDT, ont adressé un courrier, en date du 9 février, la veille de la reprise du travail et le surlendemain de l'accord, à la Direction de la Cosumar et à la Délégation Régionale de l'Inspection du Travail. Par ce courrier, les trois centrales annoncent qu'il est mis fin aux fonctions de 10 délégués sur les 22 composant le Bureau syndical de l'entreprise. Cette décision touche 6 représentants de l'UMT, 3 de la CDT et un délégué de l'UGTM. Est-ce un cas de surenchère syndicale?(1) .
La procédure utilisée retient l'attention: La lettre expédiée par l'UMT et la CDT à la Cosumar et à l'Inspection du Travail est accompagnée d'une série de documents très surprenants. La lettre de l'UGTM, en provenance du Bureau régional, indique que le délégué UGTM de l'entreprise est limogé. Il n'y a pas d'explications.

Dans les lettres de l'UMT et de la CDT, toutes deux en provenance du Bureau régional de chacune des centrales, figurent des papiers manuscrits pour la CDT et tapés à la machine pour l'UMT. Ces papiers sont des lettres de démission des délégués en question. Certaines sont signées, d'autres portent l'empreinte d'un pouce.
Les délégués concernés contestent l'authenticité de ces démissions et nient les avoir signés. L'explication que donnent des sources très proches du dossier est que les centrales, au moment des élections, font émarger, à leurs candidats, des documents à blanc et sans date. L'objectif, expliquent ces mêmes sources qui veulent garder l'anonymat craignant d'envenimer la situation, est de se servir de ces documents comme moyen de pression, "si jamais les délégués ne respectent plus leurs engagements!".

Pratique légale ou pas?


L'explication est d'autant plus plausible que les démissions de l'UMT sont toutes frappées par une même machine à écrire et comportent les mêmes phrases. Même chose pour la CDT, à la différence que le texte est écrit à la main, mais de la même main. Il se dit que c'est l'un de ceux qui ont été limogés qui aurait prêté sa plume à cette surprenante pratique. Auprès de l'UMT, il est indiqué que cette affaire "est une affaire interne".
Pourtant haut placé dans la hiérarchie, il réclame lui aussi l'anonymat, mais sans doute pas pour les mêmes raisons que notre précédente source: cette pratique ne paraît pas très conforme à la liberté syndicale et la démocratie que réclament le mouvement syndical dans son ensemble. A la CDT, un haut responsable reconnaît que "c'est une méthode largement pratiquée". Il refuse toutefois de répondre à la question de savoir si c'est bien légal.

Elections partielles?


Néanmoins, à l'origine de ce mouvement commun des trois centrales, la réclamation de plus de 500 employés de la Cosumar de limoger leurs représentants qui "ont mal négocié leur cahier revendicatif". Les trois centrales devront tenir une réunion le 21 février prochain pour clore définitivement ce débat.
De leur côté, les représentants limogés contestent cette décision. Ils ont ainsi saisi, en plus de la Délégation du Travail et du gouverneur, les ministres de l'Emploi et de l'Intérieur. "Tant que les démissions sont contestées par les concernés, elles n'ont aucune valeur juridique", précise un expert en droit du travail. Toutefois, si "la Direction accepte ce limogeage, les intéressés devront saisir le tribunal", précise-t-il.
Les délégués "rejetés" par leurs trois centrales représentent un peu moins de la moitié du Bureau syndical de la Cosumar. Si ce pourcentage dépasse 50%, des élections partielles s'imposeront de droit.
"Cela ne pourrait servir les intérêts des encadrants des grévistes" (les "encadrants" sont des volontaires, non syndiqués, non élus, mais qui se sont occupés de la gestion du mouvement de grève, ils portent la barbe ad hoc mais dénient être des Islamistes).
Dans les derniers mois, au moins quatre précédents des limogeage plus ou moins déguisés ont défrayé la chronique syndicale: l'OCP (exclusion du délégué principal et contestée par une partie du personnel), Bank Al-Maghrib (démission plus ou moins forcée d'une partie du Bureau sur la pression de la centrale, les démissionnés-démissionnaires auraient préféré une stratégie de négociation à celle de la grève) et enfin la Santé Publique (le secrétaire général et soin adjoint ont " présenté leur démission").
Rappelons que la perte du titre de délégué ne se produit qu'en trois situations: en cas de décès, d'emprisonnement avec amende ou d'une démission, mais à condition qu'elle ne soit pas contestée par les intéressés.

Aniss MAGHRI

(1) Cf L'Economiste des 9 et 11 février.

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