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Sur les standards minima de l'urbanisme : Les architectes prennent le public à témoin

Par L'Economiste | Edition N°:224 Le 04/04/1996 | Partager

L'Ordre National des Architectes rend public le projet d'accord , élaboré par l'UIA sur les standards internationaux minimum dans leur pratique professionnelle. Le but de cette initiative est d'élargir le débat à l'ensemble de la société pour enrichir ce document.


"Nous souhaitons être éclairés par la société civile pour que nous puissions intégrer ses préoccupations dans notre démarche ", affirme M. Abdeslam Menjili, vice-président de l'Ordre National des Architectes. Cet appel lancé ouvre le débat et vise à recueillir différents points de vue pour enrichir les propositions de la section marocaine qui devra participer au 19ème congrès de l'Union Internationale des Architectes (UIA) de Barcelone en juillet prochain.
Le recours à la société civile est perçu comme une première et vient de la conviction que l'urbanisme ne concerne pas uniquement les professionnels que sont les architectes ou les bureaux d'étude. Les intellectuels peuvent donner un point de vue sur les aspects qui les touchent, précise M. Menjili qui reste persuadé de l'existence de penseurs qui réfléchissent au thème de l'urbanisme sous un autre angle, forcément enrichissant. Cet appel s'adresse également aux professionnels du secteur que sont les architectes, les urbanistes, les ingénieurs-conseils, les entrepreneurs du bâtiment, les promoteurs immobiliers.

Le S.M.I.G. de l'architecture

Il s'agit de discuter des Standards Internationaux Minimum de professionnalisme dans la pratique architecturale, résumés dans un document de plusieurs pages. C'est la première fois qu'un tel projet existe et nous l'avons baptisé SMIG de l'architecture, précise M. Menjili. Car, dit-il, si une profession se fixe des standards de professionnalisme, elle est en droit d'exiger d'être rémunérée.
Les grandes lignes de ce document ont trait à la normalisation de la qualité de l'architecte. Outre les principes qui définissent la profession, le document traite "les besoins fondamentaux de l'architecte" que sont "les capacités et les connaissances acquises à travers la formation, l'expérience lui permettant d'être considéré professionnellement apte à pratiquer l'architecture". Sur ce registre, l'UIA recommande de s'aligner sur les besoins adoptés par l'Union Européenne en 1985, considérés comme base minimale de développement des standards internationaux.
Le document aborde également le volet de "l'accréditation et la validation d'un programme d'enseignement par une organisation indépendante extérieure à l'université tous les 5 ans au moins". Le contenu de l'éducation professionnelle devra être basé sur la performance. Après la formation, l'expérience pratique et les stages, les candidats à l'enregistrement-autorisation-certification doivent subir "un examen écrit qui démontre la possess d'un minimum de compétences professionnelles"
Un code de conduite et d'éthique établit un standard professionnel de comportement qui guide les architectes dans l'exercice de leur profession. Les architectes doivent éviter toute action contradictoire avec leurs obligations professionnelles ou susceptibles de soulever des doutes autour de leur intégrité. Ils devront être conscients de l'effet de leur travail sur le mode de vie et de l'intérêt général. De même, "ils devraient se conduire d'une manière compatible avec leur standing comme membres d'une organisation professionnelle".

La responsabilité de l'architecte

Bien que le document établit les principes fondamentaux à l'échelle mondiale en garantissant un produit de qualité, sa mise sur la place publique afin d'en débattre s'intègre dans le mouvement d'assainissement engagé dans la société. Cette initiative a été également dictée par les conséquences des inondations qui ont réduit des constructions en décombres. " Nous voulons qu'il n'y ait plus ce qu'on appelle dans notre jargon de vice caché quand un architecte intervient dans une opération", martèle M. Menjili. Pour lui, ces vices proviennent de pratiques de certains "faux-architectes" qualifiés de "brebis galeuses" qui acceptent d'apposer leur nom et leur signature sur des projets conçus par des dessinateurs en contrepartie d'une rémunération. Pourtant, la déontologie est claire: " un architecte n'a pas le droit de signer un plan qu'il n'a pas conçu et doit suivre le processus jusqu'à la réception des travaux".
D'ailleurs, les promoteurs qui s'adonnent à ces pratiques dans le but d'économiser les honoraires de l'architecte engagent des dépenses inutiles par la suite. M. Menjili cite les pertes dans la tenue de l'ouvrage, en particulier pour le volume d'acier, dans la composition du béton, la qualité de l'étanchéité. De même, ils se privent de l'assistance de l'architecte qui devra intervenir tout au long du chantier afin de garantir le professionnalisme de tous les intervenants. La responsabilité de l'architecte se trouve engagée en cas de faute dans la bonne tenue de l'ouvrage fixée à 10 ans.
Mohamed CHAOUI.

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