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    Sur la voie de la voiture économique : Un utilitaire léger et un deux-roues bientôt sur le marché

    Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


    Un utilitaire léger et un cyclomoteur économiques arriveront bientôt sur le marché. Les bons débuts de la voiture économique ont accéléré le projet. Deux conventions ont été signées le 11 juillet par le MCIA et deux groupes de constructeurs.


    M. Driss Jettou, ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA), est un homme comblé. Quelques jours seulement après la décision de Daewoo d'investir 500 millions de Dollars au Maroc, il finalise son projet de cyclomoteur et de véhicule utilitaire économiques. Les conventions relatives aux deux projets viennent d'être paraphées par le Ministère et les sociétés Mobylette Maroc et Dimac pour le cyclomoteur, Renault-Maroc, Renault SA et Sopriam (Peugeot et Citroën) s'engageant pour le véhicule utilitaire léger à prix modéré.

    Dans les dix à quinze prochains jours, pronostique M. Ali Ghannam, directeur de la Production Industrielle au MCIA, les premières unités seront vendues chez les concessionnaires.
    En concrétisant ce projet, les pouvoirs publics espèrent "mettre à la disposition des petits commerçants et des agriculteurs un véhicule à un prix convenable et ouvrir des perspectives de développement à la sous-traitance".

    Le véhicule objet de la convention sera commercialisé à 85.000 DH hors taxes, soit un différentiel de plus de 30% par rapport au prix actuellement pratiqué sur le marché. Il faut souligner, précise M. Ghannam, que même les stocks existants vont bénéficier des mesures prévues par la convention. Il s'agit notamment de l'exonération des droits de douane sur les CKD et du prélèvement fiscal à l'importation. M. Jettou affirme que le potentiel du marché pour ce type de véhicule se situe entre 120.000 et 140.000 unités et table sur l'effet volume pour tirer les prix à la baisse.

    Du côté des professionnels, la satisfaction prévaut aussi: "c'est une démarche qui ne peut que conforter notre optimisme", confie M. Mounir Abdelhak, de l'Amica (Association Marocaine pour l'Industrie et le Commerce de l'Automobile).

    7.000 DH hors taxes


    Par rapport à la voiture économique, l'approche est totalement différente, explique M. Ghannam. Dans les deux cas, le principe d'un constructeur exclusif a été abandonné, la liste restant ouverte à tout opérateur susceptible de répondre au cahier des charges, précise-t-il.

    Le cyclomoteur "économique" sera vendu au prix plafond de 7.000 DH hors TVA. Il est jusqu'alors commercialisé à 8.900 DH hors taxes. M. Jettou convient que ce niveau de prix reste somme toute élevé compte tenu du pouvoir d'achat moyen de la cible du produit. Le Ministère espérait une fourchette de prix allant de 5.000 à 5.500 DH, "mais il a fallu composer avec deux contraintes de taille": le niveau de la TVA et la protection douanière de la SIMEF, motoriste local de cyclomoteurs. Sur le premier point, le Ministère n'a pu convaincre les Impôts de reconduire les mêmes avantages fiscaux que ceux concédés à la voiture économique (taxe sur la valeur ajoutée de 7%) "à cause du manque à gagner que cela aurait entraîné pour le Trésor".

    Le cyclomoteur économique sera donc soumis au taux de 14%, mais le ministre ne désespère pas de ramener ce taux à 7% dans l'avenir.
    Les pouvoirs publics veulent aussi relancer la production de ces petits engins qui a considérablement dégringolé ces dernières années. De 60.00 à 70.000 cyclomoteurs à la fin des années 70, le volume de production locale atteint péniblement 15.000 unités actuellement. "Nous espérons très rapidement porter ce volume à 40.000 unités dans les deux ou trois ans", affirme le Ministre.

    Selon les termes des conventions, les constructeurs s'engagent à atteindre 15% d'intégration et 85% de compensation au cours de la première année. A partir de 1998, ce rapport devrait passer à 25-75.

    A. S.


    Cyclomoteur économique

    La Simef lance son produit en septembre


    Un an après sa privatisation, la Simef s'apprête à lancer un cyclomoteur à moins de 5.000 DH.
    Elle prépare son plan de communication et négocie les conditions de paiements mensuels avec les sociétés de crédit.



    La Simef (Société des Industries Mécaniques et Electriques de Fès) envisage de commercialiser en septembre un cyclomoteur à moins de 5.000 DH TTC qui sera doté d'un moteur à allumage électronique, à variateur et à trois transferts. Ce prix a été fixé sur la base d'une étude de marché confiée à Créargie.

    Plusieurs prototypes conçus par la Simef sont actuellement soumis à un test de validation. A l'issue de ce test, une stratégie marketing sera mise sur pied et une campagne de communication sera lancée dans un mois environ.
    Parallèlement, les dirigeants étudient une formule de financement avec les sociétés de crédit à la consommation. "Nous sommes en train de négocier des mensualités inférieures à 200 DH en faveur de la clientèle cible", explique M. Mohamed Belrhandoria, PDG de la SIMEF. Selon lui, compte tenu des taux d'intérêt actuellement en vigueur, les échéances devraient normalement s'établir à 191 DH/mois au plus.

    "Nous avons préféré ne pas signer la convention tout de suite afin de répondre aux exigences du cahier des charges du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat", explique
    M. Belrhandoria. La fabrication du cyclomoteur par la Simef permettra un taux d'intégration locale de 62%. "Nous avons tenu à ne pas répercuter uniquement les avantages tirés de la défiscalisation mais aussi à réduire le coût du processus de fabrication tout en maintenant un niveau de qualité élevé".

    La fabrication de ce cyclomoteur n'a requis qu'un investissement de l'ordre de 2 millions de DH et ce, pour deux raisons.
    D'une part, des composants sont fabriqués par les actionnaires mêmes de la société. D'autre part, la SIMEF dispose de "plusieurs usines sur le même site" représentant une surface couverte de
    20.000 m2. L'unité est déjà dotée de chaînes de montage standards et de fours de peinture réaménagés par la société elle- même.

    De plus, un département spécialisé se charge de la conception des outillages au prix coûtant.
    "C'est cette synergie au sein de l'unité de production qui nous permet de commercialiser le produit final à un prix défiant toute concurrence tout en dégageant une marge".


    Recentrage des activités


    Il est à rappeler que la Simef avait été cédée à un consortium privé au Dirham symbolique le 24 juillet 1995(1). Le capital social a été réparti entre deux sociétés marocaines (Manufacture Nationale du Cycle et Cycap Trading), la société belge Alexis International, la société tunisienne Vélo-Moto et M. Belrhandoria, PDG de la Simef.
    Les acquéreurs ont procédé, tel que le prévoyait le cahier des charges, à une augmentation de capital de 18 millions de DH.

    La consolidation des dettes vis-à-vis des établissements créanciers, notamment la CNSS et le Trésor, est étalée sur plusieurs années.
    Les acquéreurs ont procédé au recentrage des activités, conformément au plan de restructuration sur lequel ils s'étaient engagés. Ainsi, ils ont décidé de réduire l'activité électrique. "Nous avons opté pour la réduction de cette branche aux puissances pour lesquelles nous sommes compétitifs, à savoir jusqu'à 12 chevaux".

    Par ailleurs, au lendemain de la privatisation, les acquéreurs devaient accorder la priorité à l'un des deux pôles de développement: l'extension de la capacité de la fonderie de fonte ou le lancement de l'activité cyclomoteur.
    Les actionnaires ont finalement opté dans l'immédiat pour le second pôle de développement puisqu'il est susceptible de générer du cash à court terme et de répondre aux besoins latents du marché local. Pourtant, l'extension de la fonderie était tout aussi nécessaire pour répondre aux exigences des marchés extérieurs en termes de quantité, de qualité et de prix.

    D'ailleurs, l'extension de la fonderie et le renouvellement du matériel de l'unité de production des moteurs 50 CC sont programmés pour l'exercice 1997.
    Par ailleurs, les nouveaux dirigeants ont procédé à la restructuration des unités hydrauliques. A l'origine, l'unité de production du moteur diesel fabriquait sous licence le moteur Petter. "Les composants importés de Grande-Bretagne sont devenus trop coûteux et le produit final peu compétitif". La Simef s'est donc réorientée vers le moteur Deutz destiné à un segment de marché plus réduit. De plus, elle a intégré la fabrication du moteur Petter, vendu sous l'appellation "Simef". "Pour rester compétitifs sur ce produit face aux moteurs importés de l'Inde, nous avons changé de fournisseurs de composants et fabriqué en interne le produit". Depuis trois mois, la Simef commercialise le moteur "ex- Petter".

    Enfin, la Simef se lance dans la fabrication de vannes pour l'eau à opercule métallique et à opercules en caoutchouc destinés à l'ONEP. Le produit est en cours d'homologation par l'intermédiaire du réseau de distribution.

    M. K.

    (1) Cf L'Economiste du 17 août 1995 en page 7.





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