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Economie Internationale

Sucre: L'OIS table sur une baisse des cours

Par L'Economiste | Edition N°:221 Le 14/03/1996 | Partager

L'Organisation Internationale du Sucre (OIS) a confirmé ses prévisions de récolte record pour la campagne 1995-1996 (octobre à septembre) et ce, en dépit d'une révision à la baisse de la production attendue. L'Organisation ne table plus que sur 120 millions de tonnes, contre 120,3 millions prévus auparavant. La production de la saison précédente s'était élevée à 116,8 millions de tonnes.
Le record envisagé devrait être obtenu grâce à l'Inde, dont la production vient d'être également revue en baisse à 16,5 millions de tonnes, à la Thaïlande et au Pakistan. Ces trois pays devraient en effet voir leurs récoltes respectives atteindre un niveau historique, confirmant ainsi la prédominance de l'Asie dans la production mondiale. En 1993-1994, la part de cette région s'élevait à 29%. Pour cette saison, elle attendrait 33,6%, soit 9,6 points de plus que la part prévue pour les Européens.
De son côté, la demande progresserait de 2,17% pour s'établir à près de 117,6 millions de tonnes. Selon les analystes de l'OIS, cette croissance marque "un arrêt de la tendance au ralentissement de la consommation qui a prévalu depuis la fin des années 80".

Le surplus qui sera ainsi dégagé, environ 2,4 millions de tonnes, va modifier la physionomie du marché, estime l'Organisation internationale, la campagne 1994-1995 ayant laissé apparaître un déficit de 1,66 million de tonnes. Ce surplus devrait, selon les experts, faire chuter les cours dans un mois ou deux, lorsque "la production atteindra son maximum, avec les récoltes de canne à sucre dans les pays tropicaux".
En attendant, les cours restent relativement élevés. Une situation que l'OIS a du mal à expliquer. Ses experts considèrent en effet que "l'augmentation régulière des cours du sucre roux et la hausse de ceux du sucre blanc en février sont difficiles à expliquer car elles sont en contradiction avec la situation fondamentale", rapporte Les Echos. Cette tension qui règne sur le marché, indique le quotidien français, a pour origine des retards de production ou d'embarquement dans des pays comme la Turquie, Cuba et le Mexique.

Hakima EL MARIKY

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