×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Subprime: Le deal au rabais de Home Depot

Par L'Economiste | Edition N°:2598 Le 29/08/2007 | Partager

. Serait-ce le signe d’une crise qui empire? La vente au rabais d’une activité du géant du bricolage Home Depot, en raison des crispations continues du marché du crédit, sème le doute sur la faisabilité des innombrables rachats par endettement (LBO) en cours, qui représentent des centaines de milliards de dollars. La chaîne américaine de bricolage Home Depot a confirmé hier qu’elle avait accepté de vendre sa filiale HD Supply pour 8,5 milliards de dollars seulement, soit un rabais de 18% par rapport au prix initial. La vente avait été convenue en juin dernier avec les fonds Bain Capital, Carlyle et Clayton Dubilier Rice, pour 10,3 milliards de dollars, et les marchés avaient largement anticipé cette baisse du prix rapportée par divers médias .Aux termes de l’accord révisé, Home Depot rachètera 12,5% de HD Supply pour un montant de 325 millions et il se portera garant à hauteur d’un milliard de dollars de la dette que doivent émettre les banques pour financer l’opération, a précisé le groupe dans un communiqué.A coup sûr, le cas HD Supply est une alerte sur le fait que les autres accords non encore bouclés font face à des risques accrus d’être renégociés à la baisse.Les fonds ont toujours été considérés comme des investisseurs de premier choix, capables de générer de larges plus-values sur des acquisitions de sociétés, et dont le financement par l’emprunt, le LBO («leverage buy-out»), permettait au passage de rémunérer grassement les banques créancières. L’édifice LBO est-il fragilisé? La question concerne, depuis le début de 2007, 94 opérations de rachat en cours aux Etats-Unis, pour une valeur de 326 milliards de dollars, selon Meredith Leonard, analyste du cabinet Dealogic. Parmi les principaux accords en cours figure le rachat du groupe d’énergie TXU par KKR, TPG et Goldman Sachs pour 31,8 milliards de dollars, et qui représente 37,3 milliards en financements, selon Dealogic. Sont également en suspens le rachat d’Alltel (télécoms) pour 25,7 milliards de dollars, nécessitant 23,2 milliards en montage financier, ou encore celui de First Data (transactions financières) pour 26,3 milliards de dollars, nécessitant 16 milliards en apport. Pour Michael Malone, analyste de Cowen, le rachat de HD Supply «n’est pas un signe que la crise est derrière nous, et je ne pense pas que cela suggère aux investisseurs que le pire soit vraiment passé».De fait, les inquiétudes augmentent sur l’exposition réelle des banques aux produits financiers dérivés de l’endettement. Certains analystes révisent déjà en baisse les prévisions de résultats pour les banques, à commencer par Goldman Sachs.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc