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Subprime: Citigroup décroche la palme d’or des pertes

Par L'Economiste | Edition N°:2760 Le 21/04/2008 | Partager

. La crise a coûté au groupe 5,1 milliards de dollars . 16.000 emplois passeront à la trappe en 2008 La banque américaine, symbole des excès de la crise du «subprime», a annoncé en fin de semaine dernière une perte nette de 5,1 milliards de dollars (36 milliards de DH) au premier trimestre, contre un bénéfice de 5 milliards un an plus tôt. Ces pertes ont été provoquées par des dépréciations d’actifs de près de 14 milliards de dollars.Si la perte nette était plus lourde que ne le prévoyaient les analystes, à 1,02 dollar par action, les dépréciations étaient finalement moins catastrophiques que ne le craignaient les plus pessimistes, le titre Citigroup grimpait de 6,86%, à 25,67 dollars. Citigroup devient pourtant la banque américaine la plus touchée par la crise du crédit hypothécaire «subprime», avec des dépréciations totales depuis cet automne de près de 35 milliards, devançant sa consoeur Merrill Lynch qui a passé par pertes et profits près de 29 milliards de dollars d’actifs. C’est aussi la 2e banque mondiale la plus touchée, derrière la suisse UBS.Déjà au 4e trimestre 2007, Citigroup avait essuyé des pertes de 10 milliards après avoir apuré son bilan de 18 milliards d’actifs surévalués, une remise à plat qui avait aussi entraîné le départ du PDG, Charles Prince, en novembre. Au 1er trimestre, son produit net bancaire a mieux résisté que prévu, avec une baisse de 48%, à 13,2 milliards de dollars. Les dépréciations ont surtout fait plonger sa division de banque d’investissement, qui a affiché une perte de 5,7 milliards et un produit net bancaire négatif de 4,8 milliards. Aux dépréciations se sont ajoutés des coûts supplémentaires sur les activités du groupe dans le crédit à la consommation, à hauteur de 3,1 milliards, incluant une provision pour créances douteuses de 1,8 milliard. Les charges passées sur ces crédits ont ainsi doublé en un an, atteignant 6 milliards, un reflet des difficultés des consommateurs américains surendettés à rembourser leurs emprunts, hypothécaires et autres. A l’issue de cette révision sévère, la banque a pu réduire son exposition aux créances hypothécaires «subprimes» de mauvaise qualité à 29 milliards contre 37 milliards fin 2007.La banque a également annoncé des milliers de suppressions d’emplois sur ses pléthoriques effectifs de près de 370.000 salariés. Le directeur financier, Gary Crittenden, a précisé que la banque supprimerait ce trimestre 9.000 emplois, qui s’ajouteront aux 4.200 emplois déjà disparus au 1er trimestre. En incluant les départs naturels, la réduction d’effectifs sera de 16.000 au premier semestre.Les déboires de Citigroup contrastent avec les résultats relativement préservés de ses grandes rivales Goldman Sachs, Morgan Stanley ou JPMorgan, qui ont vu leur bénéfice diminuer en moyenne de moitié au 1er trimestre mais évité le déficit. Pour rappel, JPMorgan a levé 5,88 milliards de dollars via un placement privé réalisé dans la plus grande discrétion, le jour même de la publication de ses résultats. L’opération n’a été mentionnée ni dans le communiqué des résultats trimestriels ni lors de la conférence téléphonique qui a suivi leur publication.


Appel à la rescousse

Pour se renflouer, Citigroup a fait appel à des bailleurs de fonds de tous horizons depuis cet automne, notamment dans le Golfe et en Asie, levant près de 35 milliards de dollars, soit grosso modo autant que ses dépréciations. Par ailleurs, le groupe a procédé à la vente la plus grande de sa filiale de services financiers aux entreprises, CitiCapital à GE Capital, filiale financière de General Electric. L’opération, qui doit être réalisée au troisième trimestre, renforcera le bilan et réduira les coûts à l’issue de dépréciations immobilières. Celles-ci ont amenées le groupe à inscrire une perte de 9,83 milliards de dollars. Synthèse L’Economiste

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