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    Economie

    Stratégies publiques
    Un juteux marché pour les cabinets d’études

    Par L'Economiste | Edition N°:2747 Le 02/04/2008 | Partager

    . McKinsey, Monitor… de plus en plus incontournables pour les ministères . Le Fonds Hassan II finance les études de secteurs prioritaires. L’ingénierie marocaine veut être impliquéeLes cabinets internationaux en charge au Maroc des études stratégiques des secteurs prioritaires sont quasiment tous sur le point de boucler leurs travaux. Ils ont eu un délai très court pour élaborer des stratégies de l’agriculture, l’enseignement, l’eau, l’énergie et la formation professionnelle. Et c’est même le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, qui se limitait à financer une partie des infrastructures, qui a décidé à prendre en charge ces études. Cela montre l’intérêt que la puissance publique manifeste à la consultation, particulièrement internationale. Ainsi, pour l’agriculture, le Fonds a mobilisé 25 millions de DH. Ce travail a été confié au cabinet McKinsey qui planche sur la stratégie de l’agriculture pour les 20 prochaines années. D’ailleurs, les résultats de cette étude seront rendus publics à l’occasion des premières assises de l’Agriculture le 22 avril à Meknès. Le lendemain, la même ville accueille le salon international de l’agriculture. L’eau a également bénéficié du soutien du Fonds Hassan II à hauteur de 20 millions de DH. L’étude a été confiée au cabinet Monitor qui travaille sur l’élaboration d’une stratégie dans le secteur. L’enseignement de son côté s’est vu doté de près de 20 millions de DH. Le cabinet choisi n’est autre que Valiance qui a travaillé sur le plan d’action du département dans ce secteur que le ministre rendra public prochainement. L’énergie n’est pas en reste. Ce secteur qui a pris beaucoup de retard a un besoin urgent d’être pris en main. Le Fonds Hassan II finance l’étude stratégique à hauteur de 15 millions de DH et a été confiée à McKinsey. La Formation professionnelle a eu également sa part du gâteau.Dans ce genre d’opération, la Fédération marocaine de conseil et d’ingénierie (FMCI) aurait souhaité l’implication des bureaux d’études locaux dans toutes ces consultations. Certains cabinets ont cherché à associer l’ingénierie marocaine, mais cela n’a pas été systématique.En tout cas, l’engouement de l’Administration pour les cabinets d’études est incontestable. Il s’explique par les échecs répétés des politiques dans le changement des secteurs dont ils avaient la charge. Autre argument, le cas Salaheddine Mezouar. Alors ministre du Commerce et d’Industrie, il s’était appuyé sur le cabinet international McKinsey pour l’élaboration du plan Emergence. Ce plan, qui lui avait donné plus de visibilité, a été par la suite porté et adopté par l’ensemble du gouvernement de Jettou. Depuis quelques mois, plusieurs ministères ont eu recours à des consultants pour dégager les orientations de leurs départements. D’autres recherchaient la réorganisation et pourquoi pas des plans d’action. Une chose est sûre, les ministères recherchent «une étude bien faite, avec une signature prestigieuse». Les cabinets internationaux ont du recul et font du benchmark, une sorte de comparaison avec des expériences internationales où ils sont implantés. Cela donne plus de crédibilité. Pour un président d’un établissement public, un œil extérieur peut secouer et proposer des solutions audacieuses. De l’expertise internationale, le Maroc peut apprendre la méthode.Si des ministères ont pu bénéficier de la générosité du Fonds Hassan II, d’autres ont eu recours à leur propre budget pour lancer des études sur la réorganisation de leur département. La Caisse de compensation que la flambée des prix pétroliers a remis sur le devant de la scène, a fait l’objet de toutes les attentions. Il y a quelques mois, même l’Inspection générale des Finances (IGF) s’y était mise. «Ce qui manque, c’est la décision politique», rappelle un haut fonctionnaire. Pour lui, «c’est un mal nécessaire même si les placards des ministères sont pleins d’études. Mais, nous lançons d’autres pour lever les doutes et confirmer ce que nous savons déjà». Tout le travail est fait par l’expertise nationale. Le cabinet étranger vient vérifier si le donneur d’ordre est sur la bonne voie, précise un autre. Cependant, ce responsable met quelques nuances. Pour lui, «les résultats d’une étude passent inaperçus lorsque des experts marocains les réalisent. Ils font l’évènement quand c’est la Banque mondiale, McKinsey ou un autre cabinet international en sont les auteurs». Visiblement, les avis sont partagés. Selon un autre haut fonctionnaire, certains ministères refont de nouvelles études au lieu de capitaliser ce qui a été fait. Mohamed CHAOUI

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