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Economie

Stratégie de Bank Al-Maghrib
2006 Une année historique pour les banques

Par L'Economiste | Edition N°:2491 Le 23/03/2007 | Partager

. La densité bancaire s’améliore à 7.300 habitants/guichet. L’encours global des crédits en hausse très forte . L’immobilier représente 27% des crédits clientèleRecords! Le secteur bancaire marocain a cumulé l’année dernière tous les superlatifs. Il a enregistré des performances à tous les niveaux. L’activité des banques mesurée par le total bilan, s’est inscrite en hausse de 18% contre un accroissement moyen de 7% durant les cinq dernières années. Le bénéfice net cumulé des banques s’est élevé à 3,3 milliards de dirhams au premier semestre 2006 (les chiffres relatifs à fin 2006 ne sont pas encore disponibles à BAM), soit le double de celui enregistré un an auparavant, en dépit d’un contexte concurrentiel accru marqué par la baisse significative des taux d’intérêt. Cette baisse a été largement compensée par l’effet volume des crédits, l’accroissement de la marge sur commissions ainsi que par l’augmentation du résultat des opérations de marché. La maîtrise des frais généraux et la baisse du coût du risque ont également contribué à l’amélioration des résultats. Les dotations nettes des reprises aux provisions pour créances en souffrance se sont améliorées au premier semestre 2006, absorbant 16% du résultat brut d’exploitation seulement contre 45% affiché à fin juin 2005. Le niveau des créances en souffrance (taux de risque) a baissé de manière significative pour s’établir à 11% environ. Le taux de couverture des créances en souffrance par les provisions s’est sensiblement renforcé pour atteindre 71% alors qu’il ne dépassait pas 50% en 2000. L’encours des créances en souffrance de l’ensemble des banques s’est contracté de 18% à 35,8 milliards. Cette baisse est relative, certes, aux opérations de radiation des créances en souffrance opérées sur les comptes bancaires arrêtés à fin 2005, aux efforts déployés pour le recouvrement de certaines créances importantes, mais aussi à l’important bond qu’ont enregistré les crédits distribués. L’encours global des crédits a crû durant toute l’année dernière. Il a augmenté d’environ 18% à 327 milliards de dirhams, contre une hausse moyenne de 7% durant les cinq dernières années. Le boom de l’immobilier en est pour quelque chose. En effet, ils ont bondi de 28% pour représenter 27% de l’encours net des crédits à la clientèle. D’un autre côté, les banques ont pu accroître leurs ressources. En matière de collecte des dépôts, l’encours a atteint 434 milliards de dirhams, soit une progression de 17% contre un taux d’accroissement moyen de 11% durant les cinq premières années de la décennie 2000. La part des dépôts non rémunérés a pris 7 points pour atteindre 57,8% entre 2000 et 2007, ce qui explique en partie l’effort des banques en matière de compression des taux d’intérêts sur les crédits accordés. Les dépôts des Marocains résidents à l’étranger (MRE) ont augmenté de 10,5%, soit un volume de 97 milliards de DH. Leur part dans l’encours global des dépôts a atteint 22%. Par ailleurs, les trois premières banques ont raflé 64,3% du total actif. Cette concentration est plus visible en matière des dépôts. La part des trois premières banques a dépassé 67%. Les banques ont également poursuivi la réduction de la part du portefeuille des bons du Trésor. Il a atteint 75 milliards de dirhams, soit 3 points en moins qu’en 2005. Sa part dans le total bilan a ainsi été ramenée de 20% à moins de 14%. . 223 nouveaux guichets 2006 était également un bon cru pour le nombre de guichets ouverts. Les banques ont élargi leur réseau de manière substantielle en ouvrant 223 guichets permanents. Le réseau compte actuellement 2.446 guichets, alors que le nombre moyen de guichets ouverts annuellement durant les cinq dernières années a tourné autour d’une centaine de guichets. Ce record d’ouverture associé au réseau de Barid Al-Maghrib (1.684 guichets) a nettement amélioré la densité bancaire. Elle passe à 7.300 habitants par guichet contre près de 8.700 à fin 2000. La banque centrale a accéléré également la diversification de l’offre des produits bancaires et l’amélioration des conditions de financements. L’introduction des modes de financement alternatifs répondrait aux vœux de certaines catégories de la population de développer la bancarisation et la pénétration du crédit bancaire. «Tous les marocains trouveront les produits qui leur conviennent, ceux qui veulent les produits classiques sont déjà servis et ceux qui désirent les produits non conventionnels seront également désormais servis», affirme Jouahri gouverneur de BAM. Et de préciser que chaque banque définira sa propre stratégie de commercialisation. Elle peut opter soit pour une distribution dans ses guichets normaux, soit créer une filiale dédiée à ces produits «halal».


Produits «halal»: Quoi de vraiment neuf?

Revenant sur l’annonce de mise en place de produits bancaire islamique faite dans nos colonnes l’automne dernier, Abdellatif Jouahri est catégorique. «Il n’est pas question de mettre en place des banques islamiques, mais de mettre sur le marché des produits alternatifs», a-t-il expliqué. Il s’agira donc de l’ensemble des solutions de financement halal adaptées par les financiers islamiques contemporains au contexte actuel. C’est le cas notamment de la Moudaraba, formule assimilée au capital investissement, de la Mousharaka, un partenariat actif où les deux partenaires participent à l’apport du capital et à la gestion de l’affaire et de la Mourabaha, un contrat de vente avec marge bénéficiaire (voir nos investigations, l’Economiste du 15 février 2007). «Nous avons choisi cette option de permettre la commercialisation de ces produits et ne pas agréer des banques dédiées à ces produits, pour ne pas désarticuler notre système financier. Sachez que le nombre de demandes d’agrément des banques a atteint sept», a précisé le Gouverneur de Bank-Al-Maghrib. Said MABROUK

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