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Affaires

Station Saïdia: Les écologistes tirent la sonnette d’alarme

Par L'Economiste | Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

. Selon eux, des sites naturels et des espèces sont menacés . Les responsables locaux rassurent ON la qualifie de future «Costa Del Sol» marocaine. Véritable aubaine pour booster le développement dans la région de l’Oriental, la station balnéaire de Saïdia suscite, toutefois, de nombreuses réactions. Certains applaudissent, d’autres commencent déjà à tirer la sonnette d’alarme. Il s’agit d’écologistes qui s’inquiètent en évoquant moult impacts négatifs sur l’environnement. Des inquiétudes soulevées malgré les propos tranquillisants du groupe Fadesa qui assure avoir pris «toutes les précautions» pour préserver l’environnement. Pour Najib Bachiri, président de l’Association homme et environnement, il n’y a aucune stratégie bien définie pour préserver les sites naturels. «Aucune étude n’a été faite. Si cela avait été le cas, elle aurait été rendue publique», affirme-t-il. Bachiri n’écarte pas le risque d’un glissement de terrain, arguant en cela de la réalisation du site sur l’ancien lit de la Moulouya. «De plus, ajoute-il, les estivants seront privés de 6 km du littoral dédiés à ce projet. La réserve d’oiseaux sise à proximité de l’embouchure risque aussi d’en souffrir». Rien n’est protégé, selon le président de l’association. L’habitat de la tortue grecque a déjà disparu et les chalcidès -espèces de reptiles terrestres très rares dans le monde- sont en voie d’extinction. «300 hectares de plantes endémiques, notamment le genévrier rose, sont quasiment dégradés et seulement 2 à 3 hectares à la limite du site sont encore préservés. Quant au cordon dunaire, véritable protecteur naturel de l’arrière-pays contre la montée des eaux et des sables, il a été détruit», explique Bachiri. Contrairement à cette thèse alarmiste, des sources très proches du dossier rassurent. «D’ailleurs, au début, le projet prévoyait la construction d’une station d’épuration performante des eaux usées à des fins d’arrosage des espaces verts et du gazon des terrains de golf», explique un responsable . Et d’ajouter que «par la suite, l’opérateur aménageur espagnol a dû renoncer à cette technique en raison de la forte salinité des nappes phréatiques. Salinité qui rend impossible toute réutilisation de l’eau traitée. Face à cette situation, il a été décidé de construire une station d’épuration commune à la ville et à la station balnéaire de Saïdia, dont le financement est fixé au prorata du débit rejeté. Les déchets retenus n’auront aucun impact sur l’environnement et les eaux traitées seront acheminées vers l’oued.Abdelillah Ouardi, directeur de l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya, est catégorique. Il n’y aura aucune pression sur les eaux d’irrigation ni les eaux de consommation. En matière d’eau potable, précise-t-il, la station balnéaire sera alimentée dans le cadre des adducteurs régionaux de l’Onep entre Berkane et Saïdia. Pour l’arrosage des espaces verts du site, on aura recours à des eaux légèrement saumâtres de proximité.Pour Farid Chourak, directeur du Centre régional d’investissement de l’Oriental, le souci des pouvoirs publics se conjugue avec les préoccupations des populations, précisant que le projet global de la station de Saïdia a été soumis à la procédure de l’étude des impacts qui a diagnostiqué les aménagements risqués et apporté les solutions adéquates aux responsabilités de conservation de l’aménagement territorial. «Le projet, souligne-t-il, a été conçu pour apporter une valeur ajoutée et non pas pour remettre en cause l’équilibre des écosystèmes. Et les pouvoirs publics ont pris toutes les précautions nécessaires pour que le projet se réalise dans l’esprit de cette logique».Par ailleurs, Benyounès Khatabi, ancien président de la commune rurale de Lâatamna, contiguë au site, considère que l’impact du projet sur le développement socioéconomique de la région est hautement positif. De fait, le prix du foncier a grimpé atteignant dans les terres de la tribu de Oulad Mansour jusqu’à 2 à 3 millions de DH/hectare. De notre correspondant,Mohammed ZERHOUDI

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