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Affaires

Station Saïdia: Le groupe Addoha rassure
Entretien avec Jawad Ziyat, DG du groupe, en charge du projet Saïdia

Par L'Economiste | Edition N°:3161 Le 02/12/2009 | Partager

. Désistement des Anglais, marina, épuration… les explications. Le fonds Madaef acquiert le 3e hôtel de la station- L’Economiste: Comment vous expliquez que la marina de Saïdia ne dispose pas encore de sa station de carburant?- Jawad Ziyat: Je tiens à préciser que nous avons un accord qui a été signé l’été dernier avec Afriquia. La mise en place d’une station in situ est programmée. Celle-ci sera aux normes internationales et opérationnelle début janvier 2010. Il fallait laisser passer la saison estivale et les travaux au port, avant d’enclencher ce chantier. D’ailleurs, les travaux de la station vont démarrer la semaine prochaine. En attendant, des camions d’Afriquia approvisionnent les grands bateaux. Quant aux petits bateaux, ils sont alimentés par des jerricans qui rentrent au port après avoir été visés par les services de la Douane avec bons et factures à l’appui. - Les hôtels et golfs sont fermés à tel point que l’on parle de station fantôme…- Dans le tourisme, il faut intégrer l’idée qu’il y a deux types de resorts. Ceux qui fonctionnent 12 mois. C’est le cas pour Charm Al Cheikh. Ce qui est lié directement à l’ensoleillement. La seconde offre est plutôt saisonnière. Et c’est le cas pour Palma de Mallorca dont 60% des hôtels ferment l’hiver. Je rappelle aussi que 50% des hôtels Iberostar ferment durant cette période. Dans l’offre saisonnière, nous avons aussi de grandes destinations comme la Turquie, la Grèce, la Croatie, la Bulgarie… où tous les hôtels Iberostar ferment l’hiver. Pour le cas du Maroc, si nous devions raisonner d’un point de vue purement touristique, nous aurions intérêt à concentrer notre activité plutôt dans le Sud. Par souci d’ancrage territorial, d’équilibre régional, de création de richesses et de répartition équitable du développement, les pouvoirs publics ont mis l’accent sur Tanger, Tétouan et Saïdia dans le cadre du plan Azur. Mais les contraintes du climat ne sont pas les mêmes. Ceci ne veut pas dire qu’il faut tout fermer. Des réunions ont été tenues entre les gestionnaires des deux hôtels de Saïdia et le ministère du Tourisme pour voir comment gérer ces contraintes. A partir de là, la décision a été prise de fermer les deux hôtels pour une réouverture en mars. Le temps de compléter la formation du personnel. Il ne faut pas oublier non plus que la commercialisation d’un hôtel demande 6 à 9 mois. C’est la moyenne des TO pour programmer un produit. Ceci dit, dans quelques années, nous pourrons tabler sur 12 mois. Aujourd’hui, nous sommes en phase de lancement, une période test. Il faut donc prendre le temps de franchir un palier. - Mais pourquoi les restaurants sont fermés?- Sur ce point, je précise que la marina compte huit restaurants ouverts, trois boutiques d’équipement nautique, deux chantiers navals et une école de voile. Pour sa part, la Médina avait démarré avec 40 magasins. Aujourd’hui, une vingtaine sont ouverts dont des banques, des franchises… Au total, 34 commerces sont opérationnels. Sur ce registre, il ne faut pas perdre de vue que la station vient de démarrer et le projet est parti ex nihilo. - Qu’en est-il des Anglais qui exigent la restitution de leur apport?- Le désistement des Anglais n’est pas lié uniquement au projet de Fadesa. C’est le cas aussi pour d’autres promoteurs. Nous avons mené une étude récente, et il s’est avéré que ces désistements de la clientèle anglaise se sont également produits de manière massive en Espagne et au Portugal. C’est dire que ce problème est plus lié à une conjoncture internationale difficile, marquée par les pertes d’emplois, l’impossibilité de lever des fonds ou de faire des plus-values… qu’à une station comme celle de Saïdia. En même temps, quelque 150 Anglais ont versé des acomptes dans un projet de notre groupe à Tanger. Mieux encore, aujourd’hui, d’autres Anglais viennent de signer leur contrat pour l’acquisition de villas à Saïdia. Ce qui renseigne que les désistements ne sont pas liés au Maroc, mais à un contexte de crise et une conjoncture des plus difficiles. - Où en est la station d’épuration des eaux usées?- La construction de la station d’épuration est un chantier lourd qui se fait à travers plusieurs phases. La première phase a démarré il y a quelques mois. Les travaux de l’Onep se poursuivent et nous aurons une station de traitement en bonne et due forme en 2010. A ce moment-là, la station traitera non seulement les eaux usées du site touristique, mais également de l’ensemble de la ville de Saïdia.


Un 3e hôtel opérationnel en juillet

«Nous confirmons l’ouverture en juillet 2010 d’un troisième hôtel 5 étoiles de 450 chambres à Saïdia», annonce Jawad Ziyat. Selon le management de Fadesa Maroc, des accords seront signés fin 2009 avec le propriétaire de cet hôtel, qui n’est autre que le fonds de gestion Madaef. Montant de la transaction: 400 millions de DH. Les pré-accords ont été signés il y a un mois. Pour le volet gestion de l’hôtel, le fonds Madaef, qui est filiale de la CDG, devra signer à son tour des accords avec le gestionnaire Globalia. L’avantage avec Globalia, qui est aussi opérationnel dans l’aérien à travers Air Europa, selon Jawad Ziyat, réside dans la création de deux lignes additionnelles (hebdomadaires) reliant Barcelone et Madrid à Oujda. De l’avis de Ziyat, «dès l’été prochain, des lignes régulières de point à point vont desservir no seulement l’hôtel flambant neuf de Globalia, mais aussi les autres établissements. Ce qui permettra d’enclencher la dynamique vertueuse avec des TO et des individuels/last minute. Propos recueillis par Amin RBOUB & Jalal BAAZI

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