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Station de Taghazout: «Nous tiendrons nos engagements!»
Entretien avec Naji Emile Boutros, chef des opérations à Colony Capital

Par L'Economiste | Edition N°:2666 Le 05/12/2007 | Partager

Le projet de la station touristique de Taghazout atteint aujourd’hui son rythme de croisière, après la période nécessaire à la finalisation conceptuelle, les mises au point liées à la convention avec l’État et la mise en place de la structure opérationnelle. Dans un entretien, Naji Emile Boutros, chef des opérations chez Colony Capital de la zone Mena, livre à L’Economiste les détails du dossier et ses ambitions pour Taghazout. . L’Economiste: Comment allez-vous procéder pour tenir vos engagements et notamment respecter l’agenda fixé pour le projet? - Naji Emile Boutros: Nous avons fait appel pour cela aux meilleurs prestataires de services en la matière. Dans ce cadre, nous avons confié la maîtrise d’ouvrage déléguée à une entreprise de renommée mondiale, MLD (Mirage Leisure & Dévelopment). C’est un bureau international qui a des références aussi prestigieuses que le Lost City Resort en Afrique du Sud ou le One & Only et autres Mirage Resort à Madinat Al Jumeirah à Dubaï. MLD a aussi veillé à la réalisation d’hôtels en moins de dix-huit mois. Un élément important dans la mesure où plus vite les établissements seront construits, plus rapidement le site sera positionné et notre investissement valorisé. . Justement, quels seront les moyens financiers consacrés au projet?- Nous nous sommes engagés tout d’abord à investir un milliard cent vingt millions de DH dans le capital de la société Taghazout Resort. Nous allons par ailleurs mettre dans le projet des montants similaires à travers des filiales. Aussi, l’investissement global dépassera à terme les 20 milliards de DH pour l’aménagement et la valorisation de la station de Taghazout. Un chantier dans lequel nous agirons non seulement en tant qu’aménageur développeur mais aussi en tant que promoteur touristique. Dans ce cadre, au moins trois hôtels sont prévus. En premier lieu, il est question de construire l’hôtel Rafles qui sera l’ancre du projet. L’établissement offrira, entre autres, une centaine de villas, implantées sur un golf, qui seront gérées par l’enseigne. . Où en êtes-vous aujourd’hui dans l’exécution de ce premier projet d’établissement d’hébergement?- Il faut préciser tout d’abord que cette infrastructure sera le plus luxueux hôtel du Royaume. Son coût dépassera les 100 millions d’euros, soit un milliard de DH. Ce qui place le coût de revient de chaque chambre à 600.000 euros, soit à 6 millions de DH environ. Pour l’heure, les plans de conception architecturale sont finalisés et l’avant-projet détaillé sera livré dans les trois prochains mois. . Il y a aussi deux golfs au programme… - Oui. Ces infrastructures sont d’importance dans le projet de la station et cela lui permettra de s’inscrire parmi les plus grandes destinations golfiques. Aussi, nous avons voulu ce qu’il y a de meilleur pour Taghazout et nous avons confié la conception de ces greens à David Kidd qui a été élu premier architecte de golf au monde en 2006. Il est le concepteur, entre autres, du golf de ST Andrews qui est le nec plus ultra en la matière. Actuellement, les travaux de terrassement du premier golf sont bien avancés. Sa construction et celle de ses annexes: club house, académie et bâtiment de maintenance, devraient être achevés avant l’ouverture du premier hôtel, de telle façon à ce que les premiers touristes puissent en profiter dès le premier jour de leur arrivée. . La livraison du premier hôtel est programmée pour fin 2009. Avez-vous déjà pensé à une stratégie commerciale?- Tout à fait. Nous avons entamé une opération de marketing directe auprès de potentiels clients. Ceci de manière à faire parler de la future station balnéaire et susciter le désir de la découvrir par la suite. Par ailleurs, chaque enseigne qui sera implantée dans la future station dispose de son propre réseau commercial que nous comptons bien utiliser pour lancer la marque Taghazout. . Et qu’en est-il du volet ressources humaines?- C’est un des gros challenges à relever car il n’y a pas beaucoup de ressources humaines qualifiées pour le moment pour le six et sept étoiles, bien que l’hospitalité soit la principale qualité des Marocains. Mais nous allons tout de même prospecter parmi les ressources locales. Et s’il s’avère qu’elles ont besoin d’un complément de formation, nous mettrons en place une école dans la région et ce, dans les meilleurs délais possibles. . Dans votre plan de développement dans la région, où en est le dossier de la zone de Tama ou Anza?- Nous allons livrer notre proposition d’aménagement de ce site à la mi-décembre. Ce que je peux dire pour le moment, c’est que ce projet sera positionné entre Agadir et Taghazout pour éviter toute concurrence entre les produits. Des établissements d’hébergement cinq étoiles, des maisons d’hôtes et une marina sont prévus. L’objectif à travers ce choix de positionnement est de créer une transition entre Taghazout et Agadir.


Mise à niveau

LE projet de la future station balnéaire de Taghazout ne se fera pas sans la mise à niveau globale de son environnement. Dans ce contexte, Colony Capital et son partenaire le canarien Satocan vont mettre sur la table 20 millions de DH à travers Taghazout Resort pour un programme socioéconomique au profit des habitants des deux villages avoisinants. Par ailleurs, la mise en place d’un système de traitement des eaux usées permettra la réutilisation intégrale des eaux provenant de la station ainsi que des deux villages limitrophes. Ces eaux seront notamment utilisées pour l’arrosage des golfs et espaces verts. «Nous souhaitons améliorer le cadre de vie tout autour de la station. Il s’agit aussi de valoriser les potentialités et l’authenticité des sites», affirme Naji Emile Boutros.


Le projet en chiffres

620 hectares de terrain et 21.000 lits dont 16.000 lits hôteliers: le projet de la station de Taghazout est assurément un chantier de grande envergure. Il nécessitera un investissement total de 20 milliards de DH et générera près de 50.000 emplois dont 9.000 directs. Le tout à travers, outre le volet hébergement, deux golfs et plusieurs projets de loisir, d’animation et de commerces d’artisanat. Rappelons que l’aménageur développeur est le consortium composé par l’investisseur américain Colony Capital et le canarien Satocan. A noter que Lopezan, le troisième partenaire, a quitté le tour de table de Taghazout Resort. Les travaux, lancés en janvier dernier, devraient être achevés en 2016. La construction d’une dizaine d’établissements hôteliers est annoncée.Propos recueillis parMalika ALAMI

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