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    Affaires

    Standing d’immeubles
    Pour en finir avec la «pifométrie»

    Par L'Economiste | Edition N°:2643 Le 01/11/2007 | Partager

    . Un corpus de référentiel qui toucherait tous les corps de métiers. Reste à contourner la forte présence de l’économie souterraine Aujourd’hui, la seule «norme» qualité qui prévaut dans l’immobilier est la rentabilité. Le constat de cet expert en bâtiment est certes sévère et un brin caricatural, mais il n’en résume pas moins la situation qui caractérise la promotion immobilière. En l’absence de pression réglementaire, pour une grosse part de la production, les promoteurs se contentent du minimum. «Ce minimum est souvent réduit à l’obtention de l’autorisation de construire en amont et du permis d’habiter en aval», plaisante un ingénieur-conseil.A travers sa fédération (FNPI), la profession a inscrit cette question de normalisation dans les priorités de son plan d’action. L’idée est définir un socle commun de référentiels qui balayeraient tous les corps de métier intervenant dans l’acte de bâtir. Ce n’est pas acquis d’avance dans un secteur gangrené par l’économie souterraine.La mise en place de ce corpus de normes devrait par ricochet, aider à rendre plus lisible l’offre de la part du client notamment en matière de segmentation. Car aujourd’hui, quels critères permettent vraiment de ranger tel ou tel autre immeuble, classement sur lequel le prix du mètre carré est déterminé? Haut ou moyen standing, c’est souvent la règle de la «pifométrie» qui prévaut malgré la prise en compte d’éléments objectifs comme la situation de l’immeuble ou la qualité de matériaux de construction, concède un promoteur. C’est un peu à l’image de ce qui se passe dans l’hôtellerie où la course aux «5 étoiles» est la règle sans que vraiment la qualité de prestations de l’établissement ne corresponde au niveau affiché sur la façade. Quel que soit le standing affiché, la majorité des personnes qui achètent un appartement sont souvent «contraintes» à des travaux supplémentaires avant d’y emménager. De la plomberie au sanitaire en passant par l’agencement des pièces. La raison? La prolifération des promoteurs occasionnels et non professionnels attirés par l’appât du gain et une course systématique au bas coût. Aucun segment n’est épargné. «Il n’est pas rare que des acquéreurs réaménagent la totalité d’un logement classé haut standing fraîchement acheté à cause des finitions qu’ils jugent, pas à la hauteur», confie un promoteur. Quelques illustrations permettent de mettre en lumière les conséquences du déficit de normalisation sur le marché immobilier. L’exemple de l’insonorisation des logements est le plus spectaculaire. Très peu d’immeubles sont construits avec des matériaux antibruit, un luxe pour l’instant aux yeux des promoteurs, car rien ne les y oblige. Ils mettent en avant l’argument du coût: «pour isoler une pièce, il faut procéder à un double cloisonnement appuyé par un filtre; or, le prix du filtre est de 300 DH le mètre carré (achat et pose). A la sortie, cela renchérit forcément le prix de revient et donc, le prix de vente. Ce qu’ils ne disent pas, ce que l’insonorisation peut constituer un formidable argument de vente comme l’est par exemple, la norme parasismique.Autre exemple : un outil comme le monte-charge, obligatoire dans la plupart des pays européens pour les nouveaux immeubles, est encore un luxe de ce côté de la Méditerranée. Du coup, chaque déménagement tourne au cauchemar pour les ménages. Les promoteurs préfèrent optimiser l’espace pour «rentabiliser» leur investissement. Et de toute façon, aucune réglementation ne les oblige à installer systématiquement un monte-charge dans les immeubles. Quant aux ascenseurs, très peu d’entre eux sont munis du parachute de sécurité qui amortit le choc en cas de chute de la cabine. Aïe, aïe… My Ahmed BELGHITI

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