×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Dossiers

    Spécial sécurité : Alerte: Le risque est là

    Par L'Economiste | Edition N°:232 Le 30/05/1996 | Partager


    La sécurité est souvent réduite à la protection du patrimoine par le biais de gardiens et d'installations électroniques. Rarement la prévention est mise en exergue dans la gestion des risques. Les entreprises s'inscrivent toujours dans une logique curative. Elles préfèrent encore guérir plutôt que prévenir.

    Prévention, prévention et prévention. Si elle était appliquée, elle éviterait bien des malheurs aux entreprises. Pourtant, la logique curative est encore largement dominante dans la gestion des risques. Or, "maîtriser le risque, c'est aussi éviter l'accident". On attend le sinistre pour réagir, alors qu'un bon dispositif de sécurité peut représenter un argument de discussion face à l'assureur. Les compagnies d'assurances en savent d'ailleurs quelque chose, elles qui déboursent chaque année des centaines de millions de DH en indemnités d'accidents de travail. Bien entendu, elles contestent cette forte sinistralité derrière laquelle elles voient la manipulation des déclarations de sinistres. Tout comme elles ne se privent pas de fustiger la procédure d'évaluation du préjudice des victimes. Mais pour autant, elles n'ont pas défini une stratégie de prévention en direction de leur clientèle.
    Pour assurer la protection de leur patrimoine, les entreprises font de plus en plus appel aux prestations de sociétés de gardiennage. Les grandes unités industrielles (du textile et de la chimie), les banques et les filiales de multinationales représentent pour l'instant le noyau dur de la clientèle. D'autres se contenteraient volontiers d'un gardien accompagné de son chien. Le créneau est dominé par les filiales des multinationales européennes et américaines. Les barrières à l'entrée sont telles que les nouveaux venus n'ont aucune chance de se faire une place.
    Jusqu'à présent le gardiennage s'exerçait dans un cadre de vide juridique total à l'exception d'un dahir de 1933 qui interdit aux gardiens privés de porter l'uniforme. Cette situation est une épée de Damoclès qui pèse sur tout le secteur. Cela s'est encore vérifié l'été dernier lorsque ces sociétés avaient été menacées de fermer boutique.
    La surveillance d'un site, d'une usine, d'un magasin ou d'un supermarché est devenue une opération nécessitant un équipement de haute technologie. La caméra visible de plusieurs mètres jadis utilisée par le personnel de sécurité a cédé le pas à des instruments plus sophistiqués. Plus évolué est le système de surveillance à distance (télésurveillance) qui permet de surveiller un entrepôt, ou les locaux de l'entreprise à des centaines, voire des milliers de kilomètres. Plus d'une vingtaine de distributeurs se disputent ce marché où la demande est plutôt restreinte.
    Quant aux banques, et même si elles s'en défendent, elles semblent avoir tiré la leçon des attaques à main armée contre des agences. Elles finalisent actuellement un projet de transport de fonds grâce à un système "plus sûr". Mais "il ne s'agit pas de recourir au blindage des fourgonnettes". Le procédé consiste à recourir à des valises spécialement conçues pour le transport d'argent et protégées par un système électronique.
    Par ailleurs, la protection des systèmes d'information est l'une des préoccupations majeures des grandes entreprises. Un incendie qui se déclare peut remettre en cause plusieurs années de travail si aucune formule de sauvegarde des données informatiques n'est prévue. Si le Crédit Lyonnais (en France) s'en est bien tiré dès le lendemain du sinistre qui a ravagé son siège social, c'est parce que la gestion de ses risques informatiques avait intégré cette éventualité. Outre la destruction du système, le risque informatique peut se traduire également par l'intrusion d'un virus dans le système.

    Abashi SHAMAMBA

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc