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Spécial El Jadida
Ce que les entreprises attendent de leurs élus…

Par L'Economiste | Edition N°:1491 Le 04/04/2003 | Partager

. Noyé dans ses tâches administratives quotidiennes, l'élu a tendance à oublier son vrai rôle. Le député a également un rôle local, celui de promouvoir la région, renforcer l'investissement et favoriser la création de l'emploiLa mise à niveau des élus a été l'un des points saillants des débats lors de la conférence de L'Economiste. “La question se pose sur le vrai rôle des élus”, indique d'emblée Khalid El Hariry, député et conseiller d'une commune rurale. “Dans les municipalités, l'élu n'a pas de valeur ajoutée. Son rôle est réduit à de simples tâches administratives comme la signature des actes de naissance ou des documents divers”, explique-t-il. Noyé dans ses tâches administratives quotidiennes, l'élu a tendance à oublier son vrai rôle, celui de créer une dynamique économique. Pour le cas des députés, “notre rôle est bien sûr national, à savoir voter des lois, faire pression du côté du gouvernement… Mais localement, notre devoir est de promouvoir la région, renforcer l'investissement et favoriser par ce biais la création de l'emploi”, poursuit El Hariry. Il faudrait, selon lui, lancer des réflexions stratégiques en impliquant les différentes collectivités locales pour dynamiser l'industrie et créer des zones d'accueil (parcs industriel, technologique, des immeubles, des investissements en service…). Il est temps d'avoir des réflexions sur le devenir de la ville sur 5 à 10 ans. Ceci passe aussi par l'effort d'orienter les conceptions, pour favoriser un cadre législatif approprié, fiscal et une formation attractive à l'investissement et au développement économique, note encore El Hariry. Selon lui, il ne faut plus rester dépendant du budget, ce qui est le handicap de nombreuses municipalités. Il existe des créneaux pour promouvoir sa région comme la presse, les associations professionnelles ou des rencontres pour les investisseurs et les industriels. “Sollicitez-nous”, lance El Hariry aux industriels. Ce député d'El Jadida n'a pas manqué lors de son intervention de rappeler les atouts de la région. C'est surtout le tourisme qui est appelé à devenir un secteur- clé dans la région. Il est actuellement considéré comme troisième activité après l'industrie et l'agriculture. Au gré des découvertes, en longeant son littoral de 150 km, et au hasard des pistes, on débouche parfois sur des plages magnifiques et relativement vierges. Des plages qui n'ont rien à envier à celles du reste du pays. Ils ont aussi la caractéristique de ne pas présenter trop de problèmes fonciers ou relevant du domaine public. Les monuments historiques, comme la cité portugaise ou la Casbah de Boulaouane, peuvent jouer un rôle important dans la promotion du tourisme. Les traditions culturelles, l'artisanat et la nature sont à développer. Et des festivals, comme ceux de la fantasia, sont néanmoins à dynamiser, suggère El Hariry.Malheureusement, déplore le député, l'infrastructure hôtelière est réduite. Mais au vu des projets en cours, la région sera dotée d'établissements hôteliers de très grande taille. Les projets M'harzat Sahel et Haouzia sont cités comme exemple. De plus, d'importantes infrastructures sont en cours de mise en place. Il s'agit en grande partie de l'autoroute. De même, le port de pêche de la ville peut être aménagé en port de plaisance.


Manque de vision intégrée

Avec ces noyaux, que sont l'industrie et l'agriculture, les infrastructures essentielles sont déjà en place, estime El Hariry. “Nous disposons de tous les ingrédients pour devenir un vrai pôle économique et social”, ajoute-t-il. “Ce qui manque c'est une vision intégrée du développement économique et social dans la région”, note encore El Hariry. Il s'agit d'une vision intégrée partagée par tous les intervenants, à savoir les opérateurs économiques, élus, autorité et administrations, sans exclure les citoyens et les associations. C'est ainsi que la ville peut projeter des interventions à court, à moyen mais aussi à long termes. D'un autre côté, il devient évident de créer une dynamique et une complémentarité dans le secteur industriel. Concernant l'environnement, note Khalid El Hariry, il est essentiel de penser au long terme. C'est important pour faire du tourisme un élément-clé. Ceci passe par la nécessité de penser à la préservation du littoral et du domaine public. En termes des ressources humaines, Khalid El Hariry fait état d'un potentiel jeune existant, à orienter cependant dans le cadre d'une formation professionnelle adéquate et spécialisée.


Réactions de la salle

. Des difficultés aussi après la création d'entreprises…Les PME ont deux problèmes essentiels: la pression fiscale et les taux bancaires inappropriés, note pour sa part Mohammed Bennani, industriel de la ZI. Par ailleurs, suggère-t-il, il faut penser à un contrat-programme entre les industriels et les municipalités, trouver un terrain d'entente pour mener une nouvelle réflexion. “Ce qui est difficile, ce n'est pas la création d'entreprises, mais leur survie, et là, je m'adresse au ministre des Finances pour la proposition suivante: création d'une banque pour les entreprises”, ajoute Ahmid, entrepreneur en bâtiments. A propos, répond Berrazouk, “En France, il existe une banque spécialisée dans le BTP”.“Il y a des problèmes pour la création d'entreprises, mais ce qui est important aussi, c'est qu'après la création, il faut qu'elles survivent”, précise Hassan Chraïbi. Or, leur survie dépend de leur rapport avec l'administration autant les collectivités locales que le ministère de tutelle. Le vrai problème, c'est celui du recouvrement des créances. “Voilà 4 ans que je cours après le paiement auprès des collectivités locales, le dossier est devant la Justice”, se désole Chraïbi. Un tel incident peut sérieusement mettre en difficulté financière une entreprise, voire l'entraîner en faillite. L'intervention de Chraïbi pousse d'ailleurs Lahcen Badih, jeune promoteur, à se demander s'il y a une vision pour l'entreprise en cessation d'activité.. Que peut faire l'AZIJ?Profitant de l'occasion, Salah Eddine El Andaloussi, industriel, s'interroge sur l'apport de l'AZIJ sur le plan fiscal, emploi… “Il y a aussi beaucoup de petits problèmes qui n'ont pas été résolus depuis la création de la ZI”, relève-t-il. Et d'ajouter: “Nous demandons un bilan et un plan d'action de l'association”.

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