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Economie Internationale

Soutien aux industries textiles françaises : Le CES juge insuffisant le dispositif gouvernemental

Par L'Economiste | Edition N°:224 Le 04/04/1996 | Partager

Le nouveau dispositif de soutien aux industries françaises du textile, de l'habillement et de la chaussure (Cf L'Economiste du 14 mars 1996, n°221) est jugé insuffisant.
Dans un projet d'avis présenté au gouvernement, le Conseil économique et social (CES) indique que l'allégement supplémentaire des charges patronales au profit de ces industries ne devrait être appliqué qu'à titre "transitoire".
Selon ce rapport, "les charges ne représentent qu'un tiers de la masse salariale et leur diminution ne permettra pas de régler la question du retard de compétitivité par rapport aux Italiens".
L'auteur du rapport souligne que les distorsions de concurrence liées aux dévaluations des pays de l'Europe du Sud, en particulier l'Italie, nécessitent un dispositif de soutien plus adéquat.
Pour lui, l'absence de dialogue entre les intervenants constitue l'un des principaux obstacles à surmonter et serait à l'origine d'une "banalisation" de l'offre, rapporte Les Echos.
"Les métiers de cette filière sont extrêmement complexes et, paradoxalement, c'est l'un des secteurs où l'on se parle le moins", fait remarquer le président du centre national du commerce, qui est en même temps membre du CES.
Outre l'instauration d'un dialogue entre les différents acteurs de la filière, le projet d'avis du CES préconise, entre autres, une meilleure utilisation du Label Paris, une réduction des instances de formation et des efforts supplémentaires en matière d'investissements immatériels (formation et création).
Enfin, les industriels du secteur souhaitent que les aides européennes soient versées aux pays bénéficiaires dans leur devise nationale et non en Ecus comme cela est d'usage actuellement.

Hakima El MARIKY

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