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    Soutien au financement extérieur et gestion de fonds de garantie : Les nouvelles attributions de la CCG

    Par L'Economiste | Edition N°:238 Le 11/07/1996 | Partager

    Le projet de réforme de la Caisse Centrale de Garantie est adopté. Le nouveau plan stratégique sera prêt avant fin septembre.


    La CCG "nouvelle version" devra bientôt démarrer. Le projet de loi portant réforme de cet organisme(1) a été adopté à l'unanimité par le Parlement le jeudi 4 juillet avec un petit amendement sur la composition du Conseil d'Administration (CA), organisme désormais chargé de définir sa politique générale d'intervention. Cette légère modification permet au président de la Fédération des Chambres d'artisanat ou son représentant de siéger à côté des neuf représentants de l'Administration, du gouverneur de Bank Al-Maghrib, du président du GPBM, du président de la Fédération des Chambres de Commerce et d'Industrie et du président de la Fédération des Chambres d'agriculture ou leur représentant.

    Le CA devra plancher sur les nouvelles orientations de la CCG dès la promulgation de la loi attendue dans près d'un mois. Les responsables de la Caisse n'ont cependant pas attendu ces échéances pour entamer leur réflexion sur la politique à mener. Une étude destinée à définir un plan stratégique et un plan de développement sur 5 ans a été confiée au cabinet Ernest & Young. Les propositions devront être soumises au CA "d'ici la fin du mois de septembre", indique M. Larbi Bellaha, administrateur délégué de la CCG, qui prendra le titre de directeur général comme le prévoit la loi.

    Outre le CA qui ne s'était pas réuni depuis l'Indépendance en raison de la désuétude des textes, la présente mouture comprend la mise en place d'un comité de garantie constitué du directeur général, de deux représentants de l'Administration et d'un représentant de Bank Al-Maghrib. La Caisse sera par ailleurs soumise au contrôle financier de l'Etat.
    Dans son approche, l'Etat veut en faire un instrument de soutien destiné à faciliter aux entreprises l'accès aux financements intérieur et extérieur. Il sert aussi d'outil d'aide à l'exportation à travers le cautionnement des entreprises marocaines soumissionnaires ou titulaires de marchés de travaux, fournitures ou services à l'étranger, un service jusqu'alors réservé aux seules entreprises de bâtiment et de travaux publics. La CCG peut également prendre en charge la gestion de fonds de garantie publics ou privés et constituer une structure d'accueil pour gérer toute autre opération similaire.

    Tout en la maintenant dans sa vocation initiale, "les pouvoirs publics ont donc décidé de conférer à l'établissement davantage d'indépendance et de responsabilité dans ses interventions", explique M. Bellaha. La CCG devra donc occuper une bonne place dans le secteur financier. Le désengagement de l'Etat du secteur productif et sa volonté de renforcer le privé dans son rôle d'investisseur ne devaient pas se faire sans une structure de ce type qui existe même dans la plupart des pays développés. "L'intervention de la Caisse, davantage soucieuse de l'efficacité, doit être une sorte de catalyseur", souligne l'administrateur délégué. Les normes de gestion qui seront mises en place, appuyées par des règles prudentielles et une évaluation du risque beaucoup plus pointue lui permettront de tourner définitivement la page.

    Les dettes des sociétés de pêche hauturière avaient en effet largement grevé les comptes de la CCG. A présent, tout en soulignant que la pêche n'est pas l'unique responsable, M. Bellaha fait remarquer que "la situation est largement maîtrisée". Et de préciser que depuis 1983 la Caisse n'a pas fait appel à des subventions de l'Etat. A partir de 1990, "elle s'était essentiellement consacrée à l'assainissement financier et à la mise en place d'une organisation moderne de gestion".


    A ce jour, le montant des encours (crédits garantis et non échus) atteint 850 MDH, dont 550 MDH pour la pêche, alors que le total des engagements, depuis 1974, monte à 16 milliards de DH pour près de 2.600 opérations. Quant aux créances (sommes remboursées par la CCG ou inscrites au titre des rééchelonnements des crédits extérieurs), elles s'élèvent au total à 2,1 milliards de DH dont 1,7 milliard pour la pêche. Les créances contentieuses (inclues dans le montant total) tournent pour leur part autour de 800 MDH.

    Alié Dior NDOUR


    (1) Voir L'Economiste n° 214 du 25 janvier 1996.
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