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    Economie

    Souss/Agriculture: Les enjeux du projet de dessalement de l’eau de mer

    Par L'Economiste | Edition N°:3350 Le 30/08/2010 | Partager

    . Un chantier incontournable pour le développement du secteur . L’étude de structuration lancée . L’identité du délégataire connue dans 12 mois La réussite du Plan Maroc vert passe en partie par la disponibilité des ressources hydriques. Et le Souss Massa connu pour sa faiblesse en la matière ne pourra pas faire l’économie du dessalement de l’eau de mer. Le projet Chtouka ainsi baptisé, est en fait une composante intégrale du plan agricole régional (PAR) et aujourd’hui on peut dire qu’il est sur la bonne voie. Les consultants, qui travailleront sur le dossier avec pour conseiller principal la Société financière internationale (SFI), ont été sélectionnés depuis le 16 août après un appel d’offres lancé en juillet dernier. Ce sont les sociétés BRL en tant que consultant technique et GLN (Gide Loryette Nouel) en tant que cabinet juridique qui ont été retenues. Et cette semaine c’est le démarrage effectif de l’étude pour la structuration et la dévolution du projet. Ce coup d’envoi est marqué par la première réunion du comité de pilotage du projet. Il est composé de différents départements ministériels, l’Agence du bassin hydraulique Souss-Massa-Draâ, les directions centrales du ministère de l’Agriculture et des Pêches maritimes, l’Agence de développement agricole et bien sûr l’Office de mise en valeur agricole Souss Massa. L’ordre du jour de sa première rencontre qui a eu lieu jeudi dernier à Rabat était axé sur la présentation du projet par la SFI et l’équipe des consultants. Il portait également sur la méthodologie et le déroulement de l’étude. La veille de cette réunion, les représentants de la SFI ainsi que les consultants en charge du dossier ont eu un meeting à Agadir avec les professionnels du secteur agricole dans le Souss Massa. A l’unanimité, ils ont encore une fois manifesté leur entière adhésion au dossier. “C’est un projet vital et stratégique pour la région. D’autant plus que le risque de salinité de la nappe phréatique ne cesse d’augmenter dans les zones irriguées sans compter que dans ce périmètre il n’y a pas d’eau par endroits notamment autour de Biougra”, indique un producteur de maraîchages. De fait, les enjeux de ce chantier, premier du genre en Afrique dans le cadre d’un partenariat public/privé sont grands. L’étude de préfaisabilité réalisée par le département de l’Agriculture avec le soutien de la FAO et celle de faisabilité accomplie par l’Agence du bassin du Souss-Massa-Draâ ont mis en exergue l’indispensabilité du projet. «En absence de dessalement d’eau de mer dans l’avenir, le secteur agricole dans la région pourrait accuser un manque à gagner estimé à 500 millions de DH par an, sans compter 15.000 emplois de perdus annuellement», souligne un institutionnel. Pour l’heure, le déficit hydraulique de 60 millions de m3 enregistré annuellement au niveau de la nappe phréatique justifie pleinement un tel projet. Ceci surtout que ses retombées sur le secteur seraient très grandes en termes de développement et d’investissement. «Cela nous permettra d’investir dans des extensions de superficies même en dehors des périmètres irrigués», lance d’emblée un agriculteur. Pour l’heure, suite à l’étude de faisabilité, il a été décidé de lancer le processus de mise en place du projet en faveur de 10.000 ha dans la zone de Chtouka qui seront irrigués à partir d’une station de dessalement envisagée à Tifnit. Ce site étant, selon les consultants, plus favorable au projet comparativement à celui de Douira une autre localité pressentie. Un aspect qui sera cependant précisé dans l’étude de structuration qui vient d’être lancée. A noter que la première phase de l’étude durera 5 mois et permettra d’arrêter les options stratégiques en matière d’investissement, des tarifs, de montage financier et des modalités de partenariat. La phase deux relative à l’exécution d’appel d’offres pour la sélection du délégataire et l’établissement de la convention de gestion déléguée nécessitera 7 mois. Ainsi l’identité du délégataire devrait être connue dans 12 mois au total. Pour enfin voir le lancement d’aménagement de la station de dessalement. “Une unité ultramoderne avec utilisation de l’osmose inverse modulaire avec extension possible. Elle devrait produire 255.000 m3/jour, soit 80 millions de m3/an”, est-il indiqué. Le vœu de tous c’est que cette installation soit opérationnelle fin 2012 ou début 2013. Rien n’est impossible. Le dossier est, en tous les cas, sur les rails.


    Les 3 P

    “Partenariat Public Privé”, est aujourd’hui une formule connue des milieux agricoles du Souss. Et ce depuis la mise en place du projet de sauvegarde de Sebt Guerdane (www.leconomiste.com). Une bonne expérience et un autre chantier d’envergure opérationnel sur laquelle devrait capitaliser aujourd’hui professionnels et institutionnels pour activer le dossier de dessalement d’eau de mer dans les zones agricoles du Souss. Marqué par quelques turpitudes à ces débuts, le dossier Sebt Guerdane connaît maintenant un grand engouement auprès des agriculteurs. 240 agriculteurs sont en attente aujourd’hui représentants 3.000 ha pour profiter des systèmes d’irrigation mis en place. Depuis la mise en service du réseau à partir du barrage d’Aoulouz, on compte plus de 600 bénéficiaires représentant 10.000 ha.De notre correspondante, Malika ALAMI

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