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Economie

Souss Massa: Le déficit d’eau se creuse

Par L'Economiste | Edition N°:2593 Le 22/08/2007 | Partager

. Les barrages pleins à 27% au 30 juin dernier . Baisse inquiétante de la nappe phréatique. Un plan de sauvegarde au programme   La situation de l’état des ressources en eau dans le bassin du Souss Massa est plutôt critique. C’est le moins que l’on puisse dire. La pluie s’est encore une fois faite rare cette année. Ainsi, les apports d’eau dans les barrages de la zone, enregistrés entre juillet 2006 et le 30 juin 2007, ont atteint un volume de 101,96 millions de m3. Ce qui représente un déficit de 83% par rapport à une année à la pluviométrie normale, et 66% comparativement à la période 2005-2006. C’est ce qu’indique une note de l’Agence du bassin hydraulique du Souss Massa (ABHSM). Ce même document rapporte que le taux de remplissage moyen des barrages au 30 juin dernier était de 27%, alors qu’il était de 38% en septembre 2006. Au niveau de la nappe phréatique, le déficit continue aussi à se creuser. D’un site à l’autre dans le bassin hydraulique du Souss Massa, on peut dire que la baisse de la nappe durant la période de juin 2006 à fin juin 2007 a varié de 0,19 m à 10,12 m. Une situation très inquiétante. D’autant plus que les eaux souterraines sont inexistantes dans certaines zones de la région, sans oublier le problème de salinité qui marque la nappe dans certaines contrées. De fait, 75% du bassin du Souss Massa est dépourvu de ressources en eau souterraine, est-il indiqué. Paradoxalement la demande en eau dans la région est galopante et même conflictuelle, rapportent les dirigeants de l’ABHSM. Selon l’établissement, la demande globale pourrait atteindre 1,190 milliard de m3 en 2020. La part de l’irrigation agricole est estimée à cette échéance à 1,102 milliard de m3. Mais l’évolution des superficies irriguées est difficilement prévisible. Entre 1996 et 2003, l’augmentation a été de 64% qui s’explique par une surexploitation de la nappe phréatique. Une situation qui pourrait engendrer dans les quinze ans à venir des conséquences néfastes sur le plan économique, social et aussi environnemental. De fait, si rien n’est fait pour remédier à la situation, la baisse de la nappe pourrait atteindre 15 m en 2010 et 50 m à certains endroits en 2020. Dans ce contexte, le niveau des eaux de la nappe à cette échéance sera si bas dans certaines zones, qu’il ne sera plus rentable de pomper en raison de coûts trop élevés. Selon les représentants de l’ABHSM plus de 8800 ha, soit 420 exploitations, risquent d’être abandonnées en 2020, sans compter qu’à cette date, 536 ha seront menacés à cause de l’intrusion marine dans la nappe. Conscient du danger qui menace la région, les institutionnels et les élus ont préparé un plan de sauvegarde dont les grands axes sont la gestion de la demande et de l’offre ainsi que la mise en œuvre de dispositions techniques et réglementaires. Des recommandations déjà retenues en 2001 lors du Conseil supérieur de l’eau et du climat (CSEC) à Agadir. Pour que cet ambitieux programme réussisse, il est indispensable que le projet de partenariat lancé par le Conseil régional du Souss Massa Drâa (www.leconomiste.com) soit adopté par tous. Pour l’heure, la convention porteuse de cette opération initiée par la Région, est en cours de validation par l’ensemble des intervenants.


     
Plan

Les actions à entreprendre pour sauver le Souss sont importantes et nombreuses. Au niveau de l’offre, il s’agit notamment de multiplier la construction de barrages et d’activer la réalisation de l’adduction de la zone de Guerdane (www.leconomiste.com) . Sur le plan de la gestion de la demande, il est question, entre autres, d’arrêter l’extension des superficies, de veiller à la généralisation du système du goutte à goutte, sans oublier l’arrêt du pompage dans les périmètres irrigués. De notre correspondante, Malika ALAMI

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