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Régions

Souss-Massa-Draâ
Le forcing sur les routes rurales

Par L'Economiste | Edition N°:3443 Le 12/01/2011 | Partager
1.859 km de nouvelles routes rurales
Une enveloppe budgétaire de 1,41 milliard de DH

L’impact socioéconomique des routes rurales sur les populations des zones enclavées est tangible. En effet, l’accessibilité et l’amélioration de l’état des routes ont des retombées positives, notamment sur le transport et la qualité du service, sur la santé avec une augmentation des consultations médicales, sur l’agriculture par la production de produits de haute valeur, sur l’enseignement avec un meilleur taux de scolarité et une égalité des chances entre filles et garçons.
Dans la région de  Souss-Massa-Draâ et à la fin du premier Programme national des routes rurales (PNRR1), le taux d’accessibilité au réseau routier de la population rurale de la région a atteint 61% en 2005. Le PNRR2, quant à lui, vise à porter ce taux à 93% en 2012 afin de désenclaver 558.400 habitants dont 378.533 personnes desservies de manière directe et 179.867 de façon indirecte. Les opérations retenues totalisent 1.859 km pour un coût de 1,41 milliard de DH.   
Ce programme est réalisé en partenariat avec le conseil régional, les conseils préfectoraux et provinciaux et les communes rurales concernées. Il est financé par le ministère de l’Equipement et du transport à hauteur de 85%, le conseil régional prend en charge 7,5% et les conseils préfectoraux et provinciaux et les communes rurales mobilisent 7,5% du coût global du programme. A ce jour, le bilan répond aux objectifs visés. Ainsi, et à deux ans de l’échéance, les opérations achevées totalisent 985 km et les opérations en cours d’achèvement 426,5 km. Il ne reste à lancer que 19,6% du  programme.
Un taux d’accessibilité de la population rurale de 81% a été enregistré. Ainsi, 357.921 habitants de la région ont pu être désenclavés aujourd’hui. En ce qui concerne la préfecture d’Agadir Ida Outanane, les réalisations retenues portent sur 230 km pour un montant de 209 millions de DH. «Le bilan est plus que positif»,  avance un responsable de la délégation régionale de l’équipement et du transport. Les réalisations à ce jour sont même en avance par rapport au calendrier, 169 km ont été réalisés, soit 73% du programme avec un taux d’accessibilité de la population de 77%».
Pour évaluer l’impact socioéconomique du PNRR2, une étude a été réalisée à fin 2009 par le département de l’Equipement sur une route construite dans ce cadre depuis plus d’une année. Il s’agit de la route de Tamri –Taba qui s’étend sur 27 km et qui se trouve dans la préfecture Agadir Ida Outanane. Les usagers de cette route ont constaté une réduction de 67% du temps de parcours pour les voyageurs et de 60% pour les marchandises. Sur le plan social, il a été enregistré une nette augmentation du nombre d’enseignants de plus de 47%  et de celui des élèves inscrits de plus de 44%. La fréquentation des centres médicaux par les bénéficiaires a, par ailleurs, plus que doublé. Les consultations médicales ont donc augmenté de plus de 130% et le nombre d’accouchements assistés a atteint plus de 330%.
Les projets routiers ont aussi transformé l’économie agricole dans les zones desservies. L’étude a fait ressortir une augmentation de plus de 158% des superficies cultivées de céréales dont plus de 60% pour les légumes et plus de 11% pour les arbres fruitiers. Le développement rural en tant que visée de la politique de proximité préconisée par le gouvernement est un enjeu réel pour le développement. Il nécessite la participation effective de tous les intervenants pour un meilleur aménagement du territoire. L’objectif étant de réduire les disparités régionales et d’améliorer les conditions socioéconomiques de la population par la promotion de l’emploi, la lutte contre la pauvreté et la préservation des ressources naturelles du pays.
C’est donc pour répondre aux besoins immédiats que  le ministère de l’Equipement et du transport s’était engagé dans le Programme national des routes rurales (PNRR).
Sur le plan national, entre 1995 et 2005, le premier programme  a été concrétisé par la construction et l’aménagement de 11.236 km de routes, soit en moyenne un rythme de réalisation de 1.000 km/an, ce qui a permis de porter le taux des populations desservies par une route à 54% en 2005 contre 36% enregistré en 1995.


2.000 km par an

Un deuxième programme plus ambitieux, le PNRR2, a été adopté dès 2005 visant à doubler le rythme de réalisation pour passer à 2.000 km par an, à augmenter le  taux d’accessibilité de la population rurale au réseau routier de 54% en 2005 à 80% à l’horizon 2012 à travers 15.000 km de routes rurales et à désenclaver 300.000 habitants annuellement. Le montant global nécessaire à la réalisation du PNRR2 a été estimé à 10 milliards de DH avec une participation de 15% des collectivités locales et 85% de l’Etat.

De notre correspondante,
Fatiha NAKHLI

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