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    Souss-Massa-Draâ: Akhannouch dévoile ses priorités

    Par L'Economiste | Edition N°:2405 Le 21/11/2006 | Partager

    Pas de surprises lors des dernières élections du conseil régional. Comme on s’y attendait, Aziz Akhannouch, le président sortant, a été reconduit à son poste comme les autres membres du bureau. «On ne change pas une équipe qui gagne», lancent les observateurs à ce sujet. L’équipe a en effet fait ses preuves lors des trois dernières années. Aujourd’hui, cependant, il y a encore de nombreux défis à relever pour les élus. Entretien avec Aziz Akhannouch sur les chantiers de la région pour les trois prochaines années.. L’Economiste: Vous venez d’être réélu à la tête du Conseil régional du Souss-Massa-Draâ. Quelles sont vos priorités pour les prochains mois? - Aziz Akhannouch: Avant toute chose, il me tient à cœur de souligner que les élections qui se sont tenues tout dernièrement au sein du conseil ont été marquées par un consensus général. De plus, elles se sont déroulées dans la transparence sans être entachées d’aucun achat de voix. Pour ce qui est des chantiers pour les années à venir, il va de soi que le nouveau mandat sera le prolongement des trois dernières années. En conformité avec notre stratégie de développement, nous poursuivrons les projets entamés. . Quels sont-ils? - Ils sont nombreux. Parmi eux, le développement touristique de la région et notamment des nouvelles zones telles Zagora et Ouarazazate. Dans le cadre de ce projet et particulièrement en matière d’aménagement du territoire, nous avons réservé une enveloppe de 9 millions de DH pour les deux prochaines années. L’objectif est de développer les autres villes, hors Agadir, du Souss-Massa-Draâ. Il s’agit d’améliorer leur identité visuelle urbanistique et de mettre en valeur leur patrimoine historique ainsi que leur savoir-faire artisanal; ce qui pourrait être un déclic pour la création d’activités génératrices de revenus et l’amélioration du produit touristique de ces destinations.. Qu’en est-il du désenclavement de la zone dans le cadre de votre programme? - Le développement touristique de la région ne se fera pas sans le renforcement du réseau routier. Il faut en effet accélérer l’achèvement de la double voie entre Tiznit et Agadir et faire aboutir le projet de tunnel qui devrait relier Ouarzazate à Agadir et pourrait faire économiser une heure de trajet aux usagers. Je souhaite vivement que l’autoroute Agadir Marrakech sera au rendez-vous en 2009 comme cela a été annoncé. . A part cela, qu’est-ce qui vous tient à cœur aussi dans le cadre de votre mission?- Je suis également préoccupé par la question des ressources hydriques et nous continuerons à contribuer au développement de l’économie de l’eau. Dans ce cadre, nous avons l’ambition de promouvoir l’agriculture intensive et de placer près de la moitié des petits agriculteurs sur des niches de croissance porteuses et moins consommatrices d’eau. Dans notre programme, nous avons aussi des actions en faveur de la pêche. Concernant ce domaine, l’idée en phase avec le plan national Emergence est d’aménager une zone industrielle dédiée aux entreprises de transformation des produits de la pêche. Pour ce faire, une société de développement et d’aménagement va être créée. Elle devrait réunir autour de cette opération, outre le Conseil régional, la Chambre professionnelle de la pêche, la Chambre de commerce, les associations professionnelles de la pêche ainsi que d’autres partenaires financiers. Sur ce plan, la contribution de la région s’élèvera à 10 millions de DH.. Et qu’en est-il du fonds Igrane dans votre programme? - La promotion de ce fonds d’investissement régional est en cours au niveau local. Le fonds Igrane ciblera une trentaine de projets porteurs dans la région, en donnant une priorité aux PME. C’est pour cela que nous avons fixé le ticket minimum d’intervention à 2 millions de DH. Pour l’heure, une liste de projets sera bientôt présentée au comité d’investissement. Car pour pérenniser l’expérience et préserver le fonds au-delà de toute considération politique, il faudra placer sa totalité dans les meilleurs délais. . Comment faites-vous pour coordonner entre vos fonctions de chef d’entreprise et celles d’élu?- Le travail au niveau de la région me prend un tiers de mon temps. Mais je suis soutenu et aidé dans ma tâche par plusieurs compétences. Par ailleurs, un bureau de consulting nous accompagne dans notre démarche. . Et sur le plan financier, quel est votre secret? - C’est vrai, nos moyens sont limités. Mais la direction des collectivités locales a prévu d’augmenter notre budget 2007. D’un autre côté, notre démarche au niveau de la région consiste à utiliser les fonds dont nous disposons comme levier d’investissement et ainsi impliquer dans les projets d’autres partenaires. Propos recueillis par Malika ALAMI

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