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    Souss: Les agriculteurs écrasés par le poids de l'endettement

    Par L'Economiste | Edition N°:1156 Le 03/12/2001 | Partager

    De notre correspondante, Malika ALAMI. La CNCA et l'OCE font le point sur l'état de leurs créances vis-à-vis des agriculteurs du Souss. Malgré la convention de juin dernier, seuls 40 dossiers sur 1.827 cas ont été assainis par la CNCA. Ces dossiers concernent les agriculteurs en zones bour qui ont cessé toute activité avec la CNCALes agriculteurs du Souss multiplient ces derniers temps les réunions. Au coeur des débats, l'endettement des opérateurs. La situation en effet est très préoccupante, même si personne n'est encore derrière les barreaux. Plus de 60% des exploitations, selon eux, sont menacées de faillite. L'ardoise pour bon nombre d'agriculteurs surendettés est lourde. L'un des créanciers n'est autre que la CNCA. Selon Mohammed Meskini, directeur de la Direction du réseau du Sud, l'organisme accumule plus de 280 millions de DH de créances impayées d'agriculteurs qui ont cessé toute activité avec l'établissement depuis 1996. Pour ces cas, une convention a été conclue entre l'Etat et la CNCA le 21 juin dernier lors de la 9me session du Conseil de l'Eau et du Climat à Agadir pour l'allègement de la dette des agriculteurs en zones bour. Dans ce cadre, seuls 40 dossiers sur 1.827 cas ont été assainis. Pourtant, les mesures permettent aux concernés de bénéficier d'un solde de tout compte de leur créance comptable moyennant le paiement de 60% de cette dette. Le reste étant à la charge de l'Etat et de la CNCA. Mais il semble que même dans ces conditions, les opérateurs ne peuvent pas rembourser ce qui leur est dû. Les années de sécheresse successives entre autres ont fini par les achever. Cette conjoncture difficile freine également le traitement des dossiers des clients en activité présentant un impayé au 31 décembre 2000 non encore régularisé ou ayant été consolidé en 1997, 1999 ou 2000. Pour cette catégorie, les mesures mises en place conjointement par la CNCA et l'Etat dans la convention d'Agadir concernent, moyennant un apport de 5 à 20% de l'encours si celui-ci excède 500.000 DH, l'annulation de tous les intérêts de retard et frais de poursuites. L'abattement de la créance de 15 à 40% et la consolidation du reliquat sur le très long terme (15 à 20 ans) à taux bonifié figurent également parmi les dispositions en faveur des concernés. Selon Mohamed Meskini, l'encours des crédits relatifs à cette opération se chiffre à 442 millions de DH. Pour le moment, 44% de ce capital ont été consolidés, précise le représentant dans le sud de la CNCA. Si ces dispositions ont été bien accueillies par les opérateurs du Souss, elles sont jugées insuffisantes. Seules les exploitations localisées dans les zones bour sont bénéficiaires de ces mesures. De ce fait, les agriculteurs situés en zone irriguée ne sont pas éligibles à l'opération, ce qui exclut la plus grande partie des producteurs de la région et ainsi près de 85% de sa zone agricole des avantages de la convention. Hors aujourd'hui, les agriculteurs des zones irriguées sont selon eux en grande difficulté également. Car c'est là où les investissements sont plus importants, renchérissent-ils. Aussi, les opérateurs tendent à sensibiliser les pouvoirs publics pour que la procédure de traitement de la dette soit étendue même aux zones irriguées. Selon Abderrazak Mouisset, président de l'Apefel, cette question a été soulevée dernièrement au sein de la commission des finances au Parlement. A l'issue du débat, une recommandation pour la généralisation de la procédure du traitement de la dette à toutes les zones et l'annulation de l'acompte pour les dossiers excédant 500.000 DH, a été retenue. Mais ce ne sont pas les seules doléances des opérateurs en ces temps de crise. Ils souhaiteraient aussi que les mêmes mesures de traitement du surendettement soient adoptées au niveau des établissements bancaires travaillant avec le secteur ainsi qu'auprès de l'OCE (Office de commercialisation et d'exportation). Cet organisme public, qui avait vu le jour en 1965 et qui détenait le monopole de commercialisation à l'export des produits du secteur, fait également partie des plus gros créanciers des agriculteurs. Ces derniers ne récusent pas les créances réclamées par l'établissement, ils remettent en cause la stratégie commerciale de l'OCE. Pour eux, l'Office n'a pas évolué au niveau de son marketing. “Les résultats des producteurs commercialisant leurs produits par le bais de l'OCE sont les plus bas à l'issue de chaque campagne'', déplore un opérateur. Ces remarques étonnent les représentants de cet office. Pour le délégué régional de l'OCE, Abdelkader Bennay, tout comme pour le directeur général au siège à Casablanca, Mohamed Fellahi, ces critiques sont sans fondement. Selon eux, l'Office a fait ses preuves et les difficultés commerciales rencontrées sont les mêmes pour tous les groupes, qu'ils soient publics ou privés. Les prix pratiqués sont en fonction de la qualité quel que soit l'organisme qui est en charge de la commercialisation. “Par ailleurs, tout se fait dans la transparence, puisque nos clients peuvent prendre contact directement avec nos commissionnaires à l'étranger'', souligne Mohamed Fellahi. Selon lui, le montant de la dette globale des producteurs auprès de l'OCE s'élève à 100 millions de DH pour tout le Royaume, dont 50% environ pour le Souss Massa. Pour les clients qui travaillent toujours avec l'organisme, l'Office est prêt à mettre en place des facilités de paiement, assurent ses responsables. Mais pour ceux qui ont cessé toute activité avec lui, il va falloir qu'ils passent à la caisse, ajoutent-ils.

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