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Economie

Sous-traitance aéronautique
Le Maroc bousculé par la Tunisie et la Roumanie

Par L'Economiste | Edition N°:2137 Le 25/10/2005 | Partager

. Multiplication de partenariats. Logistique, délais, formation: encore des efforts à faireLa bataille est rude sur le plan international. Pour les sous-traitants marocains, il s’agit non seulement de conquérir de nouveaux investisseurs et de diversifier les débouchés, mais surtout de défendre leur position face à la Tunisie et aux pays d’Europe de l’Est, en particulier la Roumanie. Fait rassurant, les entreprises locales se montrent assez réactives. En pole position, les filiales des grands groupes internationaux mènent avec le concours de la maison mère des actions d’amélioration de la productivité et de réduction des coûts. Les entités locales privilégient, elles, des partenariats avec des entreprises européennes ou des rapprochements avec des filiales étrangères. Certaines vont même jusqu’à créer leur propre filiale en Europe pour développer le contact direct avec les grands donneurs d’ordre.Résultat: les investissements globaux drainés s’approchent des 500 millions de DH dont la moitié a été réalisée entre 2000 et 2004. Cependant, ce montant ne prend pas en compte la valeur des équipements transférés vers les filiales marocaines qui demeurent la propriété de la maison mère. Dans les prochaines années, ces investissements sont appelés à croître au rythme de 5 à 7% l’an, sans compter les nouvelles implantations ou créations d’entreprise.Pour l’heure, l’enquête réalisée par le cabinet spécialisé, Ixeus, confirme l’importance du facteur de proximité géographique. Les dirigeants interrogés n’expriment pas d’inquiétude particulière à l’égard de la concurrence asiatique. La majorité estime que l’aéronautique est un marché de proximité et la francophonie, un atout supplémentaire. Pour autant, les aspects logistiques ne doivent pas être négligés. Quoi qu’il en soit, le Maroc n’est pas seul à afficher ces atouts. Les pays de l’Est et la Tunisie se positionnent comme des concurrents directs. «Certes, le Maroc a des cartes à jouer dans la région puisque Souriau a bien décidé de s’y installer après l’échec de son expérience en Hongrie», fait remarquer Jean de Cachard. Mais le danger peut provenir de la Roumanie. Ce pays dispose d’une main-d’oeuvre et d’un encadrement qualifiés et francophones. De plus, il bénéficie d’un passé industriel, notamment dans le domaine de la mécanique. Sa logistique est satisfaisante même si son infrastructure routière et ferroviaire laisse à désirer. «De plus, la concurrence de la Roumanie est appelée à durer au moins une dizaine d’années malgré ses efforts pour intégrer l’UE».Quant à l’offre tunisienne, elle est similaire à celle du Maroc: proximité géographique et culturelle, main-d’oeuvre qualifiée disponible, un tissu industriel en mécanique d’assemblage et électronique similaire. «Cependant, la Tunisie se distingue par la rapidité dans l’octroi des aides fiscales».Le Maroc doit déployer des efforts non seulement pour assouplir ses procédures mais aussi pour offrir une prestation complète aux clients. Ainsi, la fonction Achat, qui constitue le point faible de la majorité des entreprises locales, doit à tout prix être renforcée. De même, la fonction logistique est à consolider car les coûts et délais restent en moyenne plus élevés par rapport aux concurrents directs. Les outils d’amélioration de la performance industrielle doivent être généralisés tout comme les supports techniques de dernière génération. Pour y arriver, il n’y a pas d’autres moyens que de regrouper les efforts pour mutualiser les moyens, notamment en matière d’action commerciale. Cela permettrait aussi de renforcer le pouvoir de négociation avec les donneurs d’ordre et de partager les expériences.


Une demande en mutation

Au Maroc, l’approvisionnement direct reste très limité du fait de l’absence d’un distributeur local ou à cause de l’insuffisance des quantités appelées. Celles-ci ne justifient pas la constitution d’un stock sur le territoire national. D’où le délai de logistique de 2 semaines en moyenne qui vient s’ajouter au délai de production.Depuis peu, la demande évolue vers des sous-ensembles intégrés qui font appel à plusieurs métiers, tels que la mécanique, la tôlerie, les traitements de surface ou l’électronique. Les prestations de support méthodes et qualité et parfois même de coconception avec le donneur d’ordre sont en train d’émerger sur le territoire national. M. K.

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