×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Sortie de crise: Ce que propose le gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:3156 Le 25/11/2009 | Partager

. La priorité est au soutien de la demande intérieure et des IDE. La nouvelle loi de Finances va dans le sens de la reprise économiqueNizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales, passe en revue, dans un entretien accordé exclusivement à L’Economiste, les principaux chantiers qui seront prioritairement investis en 2010. Des fronts destinés essentiellement à relancer l’économie dans un contexte de reprise à l’international. Parmi les priorités absolues du programme gouvernemental, le soutien inconditionnel à la demande intérieure et la préservation des investissements étrangers directs.- L’Economiste: Comment la crise a-t-elle été ressentie chez nous?- Nizar Baraka: L’impact de la crise a eu deux effets majeurs qui ont contribué à freiner le développement au Maroc. Il y a d’abord eu le recul des investissements étrangers directs très créateurs d’emplois dans notre pays. Ensuite, il y a eu la réduction du trend de croissance. Il faudra donc réagir à cette situation en facilitant, via la communauté des affaires, les échanges et les projets communs avec les investisseurs pour drainer davantage d’IDE. On ne le dira peut-être jamais assez, mais les entreprises sont les seules entités capables de suivre les évolutions et de générer de l’emploi. C’est pourquoi, à ce niveau, il est plus que jamais important de présenter aux investisseurs étrangers une logique plus intégrée et une vision plus pointue. Il s’agit d’être proactif, en allant vers les bailleurs de fonds étrangers avec des objectifs clairs tout en apportant les meilleures réponses possibles à leurs interrogations. Il y a aujourd’hui une prise générale de conscience qui rappelle combien il est important de se doter d’une stratégie sectorielle innovante où la formation et l’éducation seraient parmi les grandes priorités. - Selon vous, la nouvelle loi de Finances répond-elle à une logique de sortie de crise ?- Par rapport à la nouvelle loi de Finances, nous avons particulièrement tenu à poursuivre notre soutien à la demande intérieure via la baisse de l’impôt sur le revenu. C’est la meilleure voie pour compenser le manque subi au niveau de la demande extérieure. Ce renforcement de la consommation interne s’est effectué via l’augmentation des investissements. Ces derniers ont littéralement doublé en 2 ans pour atteindre 163 milliards de DH. Nous avons également voulu soutenir le pouvoir d’achat des citoyens grâce à une augmentation des salaires de 10 à 20%. L’autre mesure importante repose sur la baisse de l’impôt sur le revenu qui fait qu’aujourd’hui près de 500.000 contribuables seront exonérés. Parallèlement, il fallait marquer une rupture avec certaines pratiques du passé. C’est pourquoi nous avons opté pour davantage de déficit afin de maintenir la croissance. Nous sommes donc loin des fameux traités de Maastricht qui fixaient la part de déficit dans le PIB à 3% et qui n’avaient aucune justification théorique puisqu’ils concernaient les critères pour la création de l’euro. Le gouvernement a donc adopté une nouvelle position beaucoup plus réaliste d’autant plus que le déficit réel devra encore se creuser en 2010. - Quelles seront les autres orientations du Maroc en 2010?- Le Maroc a déjà mis en place une stratégie pour contrer la crise. Parmi les piliers de ce plan, celui relatif à l’installation d’un comité de veille stratégique pour soutenir les entreprises opérant dans les secteurs les plus touchés, et qui sera maintenu durant l’année 2010. Objectif: assurer à tout prix la préservation de l’emploi et maintenir les parts de marché des entreprises. Nous nous attaquons également à plusieurs secteurs vitaux et prioritaires pour le développement comme l’amélioration de l’enseignement et la promotion de la santé. A côté, il y a le front de l’accélération des réformes à caractère social.- Concernant la femme, faudra-t-il mettre en place un système de quotas pour l’accès à l’emploi comme en France? - Je ne suis pas partisan de ce système qui n’est fondé ni sur la capacité réelle, ni sur la compétence d’une personne à intégrer une position professionnelle donnée. Il convient plutôt de mettre en place un processus basé sur la logique de la méritocratie. Au niveau du mérite d’ailleurs, les femmes n’ont rien à envier aux hommes ! Il faut également arrêter de cantonner la femme dans le microcrédit et lui permettre un accès plus facile et plus global aux différentes sources de financement. La femme a des capacités d’entreprenariat qui ne sont pas à remettre en cause et une valeur ajoutée indéniable en matière de gestion d’entreprise. Il conviendrait également de tisser un réseau efficace de femmes entrepreneurs avec les pays voisins.- Que pensez-vous de la récente investiture du Maroc à la tête de l’Initiative Mena OCDE? - Les pays de l’OCDE ont plus que jamais confiance dans nos capacités de réforme puisque nous avons toujours jugé très important de nous adapter aux évolutions rapides de l’économie internationale. Le Maroc est également le seul pays à avoir instauré un système de partenariat et de collaboration public-privé en vue de juguler les effets de la crise. D’un autre côté, l’organisation croit beaucoup dans le rôle que nous pouvons jouer dans la région. La présidence du Royaume pour l’Initiative Mena OCDE devra permettre de créer un véritable réseau entre les entreprises de la région. Sur un autre registre, elle permettra aussi de consolider notre statut avancé avec les Etats-Unis et l’Europe. Le programme Mena OCDE a pour objectif de bénéficier des différents fonds en provenance des pays du Golfe arabe. Le Maroc offre donc la possibilité de commercer avec près d’un milliard de personnes. A côté de ces avantages certains, il y a toutefois une contrepartie puisque le Maroc s’est vu confier des tâches conséquentes. Il devra par exemple poursuivre l’objectif de créer 100 millions d’emplois dans la région à l’horizon 2020. Propos recueillis par Badra BERRISOULE& Mohamed MOUNADI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc