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    Sondage rentrée économique
    La confiance de retour, cultivons-la (suite2)

    Par L'Economiste | Edition N°:2356 Le 07/09/2006 | Partager

    . Abderrahim Lahjouji, président de Sotravo «Plus grande visibilité pour la profession»L’embellie du secteur des BTP est confirmée cette année. Selon Abderrahim Lahjouji, président de la Société marocaine des bâtiments et des travaux publics (SOTRAVO) et ex-patron des patrons, le secteur connaît actuellement une dynamique remarquable par rapport aux années précédentes. Difficile pour le moment d’avoir une idée précise sur le niveau de croissance. Toutefois, Lahjouji l’estime entre 15 et 20% par rapport à 2005. Lahjouji est même optimiste pour l’année 2007 qui sera, d’après lui, meilleure que 2006. Les raisons sont connues: la politique des grands travaux qui a permis de donner une visibilité aux professionnels dans un secteur en pleine concurrence. Cette visibilité est indispensable et leur permettra de prévoir les investissements adéquats pour le développement de leurs moyens de production. Cette mise à niveau des entreprises est nécessaire pour faire face à la concurrence des grandes sociétés étrangères. A ce sujet, Lahjouji tient à préciser que «notre pays est super ouvert». Car, ces entreprises étrangères sont consultées même pour les appels d’offres qui ne l’exigent pas vraiment. «Par ce comportement, le Maroc est très ouvert et également généreux. Mais les entreprises marocaines ne sont pas traitées de la même manière par les autres pays. Cela les pénalise dans leur positionnement sur les marchés extérieurs». En dépit de tout cela, Lahjouji tient à confirmer que l’entreprise BTP nationale se porte bien et n’a aucun complexe d’infériorité envers les entreprises étrangères. . Bruno De Mori, DG Fiat Auto Maroc «Baisser les droits de douane des utilitaires légers» La rentrée économique s’annonce sous de très bons auspices pour Fiat Auto Maroc. «Le dernier quadrimestre est le seul où nous avons toute la gamme prévue pour 2006, que ce soit pour Fiat ou Alfa Romeo», indique Bruno De Mori, le DG de Fiat Auto Maroc. Cette conjoncture favorable assurerait à l’importateur italien un gain de 2% de part de marché. Le chiffre d’affaires, lui, est appelé à connaître une évolution plus forte due à l’augmentation du prix de vente moyen suite à l’arrivée de la nouvelle gamme Fiat constituée de la Grande Punto, Panda et Doblo. De Mori, qui a été contacté par L’Economiste avant la dernière révision des prix du carburant, souhaiterait que la hausse soit étalée dans le temps pour ne pas freiner la dynamique du secteur. La progressivité dans l’augmentation des prix offrira à Fiat Auto Maroc, selon son DG, le temps d’adapter sa stratégie pour compenser la hausse. «Nous avons pour cela certains leviers, comme par exemple passer de 35 à 50% de nos ventes en essence», affirme De Mori. C’est un moyen de maintenir le budget moyen des ménages consacré à leur transport par un coût d’acquisition et d’entretien qui est inférieur à celui d’une voiture diesel. L’autre attente est de revoir à la baisse les droits de douane des véhicules utilitaires légers qui sont supérieurs à ceux des voitures particulières.. Mohamed Mekouar, cofondateur d’Upline Group «Regain de profitabilité pour tout le secteur financier»La rentrée économique s’annonce bien grâce à une consolidation de la reprise du marché financier qui a été amorcée en 2002. Clairement, tout le secteur financier montre un regain de profitabilité à deux chiffres que ce soit les banques commerciales ou les banques d’affaires comme Upline Group. «Evidemment, la croissance de cette année profite à notre activité car une bonne croissance se traduit par une meilleure profitabilité des sociétés cotées en Bourse et donc un marché boursier plus prometteur», indique Mohamed Mekouar, cofondateur d’Upline Group. Sur le plan du conseil, une meilleure croissance incite les sociétés structurées à diversifier les sources de financement, soit par des émissions obligataires ou par des augmentations de capital et «tout cela ne peut qu’avoir un impact positif sur notre activité». Pour la loi de finances 2007, «je n’attends pas de surprise. Elle devra s’inscrire dans la même tendance que les trois années antérieures. Le financement d’une partie du déficit budgétaire par des ressources exceptionnelles sera encore de mise. Une autre augmentation des prix des combustibles est, à mon sens, inéluctable, étant donné la détérioration de l’état de la Caisse de compensation et l’attisement des tensions au Moyen-Orient. Dans une année électorale, il faudra aussi s’attendre à des «cadeaux» de la part du nouveau/prochain gouvernement». . Tourisme: Une rentrée… très prometteuse!Pas d’inquiétude particulière chez les opérateurs touristiques. La prochaine saison, qui débute le 1er novembre pour ce secteur d’activité, s’annonce plutôt sous de bons auspices. Et, même si les réservations ne doivent affluer qu’à partir du mois prochain, on estime qu’il ne devrait y avoir «aucun souci particulier». Le président de la Fédération nationale des agences de voyages marocaines (FNAVM), Fouzi Zemrani, considère que «la nouvelle année touristique ne devrait pas être en rupture avec les mois précédents». En clair, le regain d’activité enregistré déjà au cours de la saison actuelle devrait se poursuivre. La bonne croissance économique se répercute forcément de façon positive sur l’activité touristique. L’automne s’annonce donc prometteur à la fois sur le plan international et national. En interne, c’est «franchement une très bonne saison qui se profile». La Omra puis le Haj, qui représentent une partie importante du chiffre d’affaires annuel de nombreux voyagistes, permettront à la saison de débuter très favorablement. Driss Faceh, le président du Conseil régional du tourisme de Fès, reste également très optimiste, malgré une légère baisse d’activité la saison dernière due essentiellement à un repositionnement du produit régional (mise en place du programme de développement régional touristique de Fès). L’apparition d’une clientèle «haute contribution» sauve la mise. La reprise pointe son nez et le climat des affaires, jugé «bon dans l’ensemble», sera certainement bénéfique. . Quand le bâtiment va…La couleur verte dominante des clignotants de nombre de secteurs économiques du pays (cf. www.leconomiste.com) vire au vert pâle chez les professionnels de la chimie et parachimie. Pour eux, cette rentrée est relativement timide, surtout dans la parachimie où le terme croissance est presque banni de leur vocabulaire depuis cinq ans. Même avérée, «son impact est quasi nul étant donné que les ventes au niveau de toute la profession pharmaceutique sont soit en baisse soit en stagnation», soutient Omar Tazi, président de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique. Sans verser dans l’euphorie, les «chimistes», eux, se satisfont d’un climat des affaires généralement favorable. Et pour cause! Classée au premier rang industriel en terme de production avec un chiffre d’affaires sectoriel de près de 70 milliards de DH et 19 milliards de DH de valeur ajoutée et deuxième en terme d’exportation (15 milliards de DH), l’industrie chimique est une véritable locomotive économique. Même si, au sein de la Fédération de la chimie et de la parachimie, on persiste à croire que la chimie ne se développe que là où il y a des richesses minières, énergétiques et pétrolières. Pour Farid Berrada, PDG de Colorado (peintures), les choses ne vont pas trop mal. «En huit mois, nous avons atteint notre objectif en terme d’évolution de chiffre d’affaires (20%) et nous sommes certains de pourvoir tenir ce cap, avec le développement des projets immobiliers», explique Berrada. Question loi de finances 2007, l’unanimité se fera sur la question fiscale, notamment sur l’IR (impôt sur le revenu) et la demande de réduction du coût de l’énergie ainsi que celui du financement des entreprises. . Bachir Rachdi, président de l’Apebi «Baisser l’IR et soutenir la recherche»Voilà un secteur qui affiche une croissance à deux chiffres. Celle-ci est évaluée entre 8 et 10% en 2006 tous segments confondus, indique le président de l’Apebi, Bachir Rachdi. Soit un chiffre d’affaires global d’environ 34 milliards de DH. Et ce n’est que le début, disent les professionnels. Il y a toutefois des conditions nécessaires pour la compétitivité du secteur: la requête par rapport à la loi de finances 2007 concerne, comme tous les secteurs, la baisse de l’IR (impôt sur le revenu). «C’est une requête générale. Mais notre secteur est particulièrement touché par des taux élevés d’IR, surtout que la ressource humaine est notre “matière première”», indique Rachdi.Le secteur souhaite «une réforme réelle de la fiscalité qui tienne compte de ce qui se fait dans d’autres pays, afin de nous rendre plus attractifs».La rentrée pour le secteur sera marquée par la signature d’un contrat-progrès avec le gouvernement, le 19 septembre. C’est «un soutien à la recherche», mais reste inadapté au regard des besoins. «Nous continuons à penser que le mécanisme le plus adapté, et qui permettra de donner une plus grande dynamique au secteur est le crédit impôt recherche», estime le président de l’Apebi, qui est aussi à la tête de la société Involys. Soit un soutien de l’Etat plus vigoureux à la recherche. L’activité est «amenée à connaître une forte croissance. Nous croyons qu’avec les premières conditions du contrat-progrès, nous créerons un environnement favorable à une croissance forte qui pourrait atteindre 18% l’année prochaine». . Mohamed Kassal, président de la FPME «Nous demandons une stabilité fiscale»La Fédération des PME semble avaler de travers les effets bénéfiques de cette rentrée. Pour son président, Mohamad Kassal «à peine les professionnels des différents secteurs, surtout ceux de l’agro-industrie, commençaient à déguster les fruits de la bonne saison agricole que les prix de l’énergie s’emballent». Globalement, sur le plan de l’approvisionnement, si le secteur s’en tire à bon compte, en ce qui concerne les exportations, seuls les agrumiculteurs peuvent en dire autant. D’ailleurs, anticipe Kassal, «le chiffre d’affaires sera bien entamé, car ce que l’on devait gagner grâce à une bonne saison agricole, on le perd à cause de plusieurs facteurs conjugués, notamment le coût de l’énergie et la concurrence de plus en plus ouverte». Dans le secteur de la PME (près de 95% du tissu économique national) on appréhende déjà le fait d’entrer dans une spirale inflationniste. Pour ne pas vendre à perte, il faudra bien répercuter sur le prix de vente final, disent les PME, qui redoutent tout même de voir les salariés-consommateurs accuser le coup et exiger des augmentations de salaires. A la FPME, on approuve la forte amélioration du climat des affaires, tout en considérant qu’un certain nombre de variables exogènes gênent cette bonne marche. Pour Kassal, la croissance annoncée, même structurelle, n’arrive pas à se maintenir à cause des éléments perturbateurs dont l’exportation et la consommation. En effet, explique-t-il, quand on décrypte celle-ci, on se rend compte que la grosse partie revient à l’agriculture. Ce qui revient à dire que «sur les trois moteurs de croissances, un seul est en état de marche normale». Sur la question fiscale, la Fédération demande une politique stable et durable, sans laquelle la compétitivité de ses entreprises membres resterait soumise à une gestion à vue. . Mohamed Chraïbi, président de la Fenagri «Il faut harmoniser les taxes»Chez les agriculteurs, cette rentrée est accueillie avec beaucoup de réserve. Au sein de la Fédération nationale de l’agroalimentaire, on persiste à croire que dans le contexte économique globalement très favorable dans plusieurs secteurs, c’est celui de l’agriculture qui endosse le rôle de parent pauvre. Pour cause, selon son président, Mohamed Chraïbi, «l’agriculture continue de dépendre des caprices du ciel et l’agro-industrie d’être tributaire d’un approvisionnement aléatoire en matières premières». La Fenagri pointe, en outre, du doigt «l’érosion» de la compétitivité des secteurs exportateurs dont l’offre ne cesse de se marginaliser au profit d’autres pays comme l’Egypte, la Syrie, la Turquie et dernièrement la Chine.Il n’empêche, «les agriculteurs entendent profiter pleinement du plan Emergence pour mettre en place des réformes et des stratégies de relance du secteur dans les filières rentables où le Maroc a des potentialités insuffisamment exploitées», rassure Chraïbi. C’est le cas de l’oléoculture. Les agriculteurs sont déterminés à défendre la position du Maroc dans les négociations avec l’Union européenne. Pour eux, cela commence par améliorer les acquis du précédent accord, mais surtout de peser lourd pour que l’asymétrie ne soit pas automatique et tienne compte des subventions de l’UE; lesquelles déséquilibrent les échanges.Unanimité a été faite sur l’impact des récentes hausses de l’électricité et du carburant. Pour la prochaine loi de finances, les professionnels demandent l’harmonisation de la TVA, qui est actuellement de 20% pour les jus de fruits et les concentrés de tomate, 14% pour la confiture, 0% pour l’huile d’olive.

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