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    Economie

    Sondage rentrée économique
    La confiance de retour, cultivons-la

    Par L'Economiste | Edition N°:2356 Le 07/09/2006 | Partager

    . Optimisme ambiant, mais quelques ombres au tableau. Bonnes affaires pour le BTP, le textile, le secteur financier…. Les attentes: baisse de l’IR, du coût de l’énergie, lutte contre l’informel…Regain de confiance et meilleure visibilité. Les chefs d’entreprises, interrogés par L’Economiste sur la rentrée économique, sont quasi unanimes. A la faveur de la croissance, les affaires vont bien pour beaucoup d’entre-eux et même très bien pour un bon pan du tissu économique. Le BTP cartonne, le textile profite de la bonne tenue de la consommation européenne, le microcrédit explose, le secteur financier consolide sa reprise… Le ton est en revanche plus tranché chez les agro-industriels dont l’activité reste tributaire des aléas climatiques.Notre coup de sonde n’est certes pas exhaustif, mais, dans l’ensemble, il dégage une tendance en phase avec les prévisions conjoncturelles officielles et les statistiques de croissance disponibles à ce jour. Regain donc de confiance favorisé par l’ampleur des investissements en infrastructures et l’afflux d’opérateurs étrangers prêts à miser des milliards de dollars. Une confiance qui se renforce aussi grâce, que l’on veuille ou pas, à une réforme en douceur de l’administration. «Jamais dans l’histoire du Maroc indépendant il n’y a eu autant de personnalités compétentes et intègres à autant de postes stratégiques, et ça, c’est un message que les chefs d’entreprises reçoivent 5 sur 5», nous dira un industriel.Quel que soit le secteur, les attentes sont nombreuses et pour beaucoup récurrentes. Les patrons réclament des réformes courageuses dans le fonctionnement de la justice, la lutte contre la corruption et l’informel, entre autres. Ils veulent ainsi un climat des affaires sinon sain, du moins plus favorable. Si nombre d’opérateurs ne se font pas d’illusions sur la loi de finances 2007, ils attendent néanmoins les cadeaux promis et maintes fois reportés, comme la baisse de l’impôt sur le revenu ainsi qu’une refonte de la fiscalité et un système plus adapté pour le monde agricole. Les patrons veulent aussi un meilleur accès au financement et une baisse du coût de l’énergie. Seulement, les prix du carburant viennent d’être revus à la hausse, et, selon des opérateurs, une seconde révision est inéluctable vu la situation de la Caisse de compensation (19 milliards prévus en 2007). Rentrée chaude donc pour les transporteurs routiers de marchandises et voyageurs, qui viennent d’obtenir un fonds de soutien de 400 millions de DH annuels, et les gros consommateurs de fuel industriel. Leurs charges s’alourdissent et leur compétitivité en prend un coup. Répercuteront-ils tous le différentiel sur leurs clients ou le consommateur final? Rien n’est moins sûr. Comme pour beaucoup d’industries qui ont subi cet été l’augmentation des tarifs de l’électricité (cf.www.leconomiste.com), les prix resteront inchangés, concurrence oblige. Les patrons en paient de leurs marges. La demande intérieure étant soutenue, il faut espérer que des entreprises se rattrapent grâce à l’effet volume.


    Karim Tazi, président de l’Amith «Des réformes courageuses»

    Pour Karim Tazi, la rentrée s’annonce bien pour plusieurs raisons: la première, conjoncturelle, s’explique par une consommation intérieure plutôt soutenue. La seconde est, nous l’espérons tous, plus structurelle puisque liée au niveau de confiance des chefs d’entreprises qui est indéniablement en hausse. Cette reprise de la confiance est autant due à l’ampleur des investissements en infrastructures et à l’afflux d’importants investissements étrangers, qu’à la restructuration en douceur de l’administration et des grandes entreprises publiques marocaines. «Jamais dans l’histoire du Maroc indépendant il n’y a eu autant de personnalités compétentes et intègres à autant de postes stratégiques, et ça, c’est un message que les chefs d’entreprises reçoivent 5 sur 5 même s’ils continuent d’attendre des réformes courageuses, notamment dans les domaines du fonctionnement de la justice et de la lutte contre la corruption».En tant que président de l’Amith, Tazi souligne par ailleurs que «c’est la bonne tenue de la consommation européenne conjuguée aux accords d’autolimitation entre l’Europe et la Chine qui tire le secteur du textile». En tant que dirigeant d’entreprise (Tazi est PDG de Richbond), il estime que son activité profite de la politique gouvernementale en matière d’appui au logement. Enfin, concernant les attentes par rapport à la loi de finances 2007, le président de l’Amith espère –comme tout le monde– une baisse de la pression fiscale, notamment pour ce qui est de l’impôt sur le revenu. Mais ce serait s’intéresser aux symptômes plutôt qu’au mal lui-même. «Je préfèrerai plutôt que la préparation de la loi de finances donne lieu à un débat public serein et non démagogique sur la problématique générale du financement de l’Etat. Car c’est elle qui est à l’origine de bien des maux parmi lesquels ceux qui obsèdent les chefs d’entreprises, à savoir les imperfections de notre système fiscal», précise-t-il. Et d’ajouter qu’il est indéniable que «ces imperfections ont des conséquences redoutables sur la compétitivité des entreprises marocaines, l’attractivité du Maroc pour des investissements étrangers autres qu’immobiliers, et, surtout, l’extension de cette tumeur qu’est le secteur informel organisé». Ainsi, Tazi estime qu’en cette période de vigilance face au terrorisme, il serait temps que tout le monde prenne conscience que des vases communicants existent et fonctionnent entre contrebande, drogue et commerce informel. «Car, dit-il, au-delà des enjeux économiques, il y va bien de l’autorité de l’Etat. Le Fisc, la Douane ou encore la CNSS ne doivent pas être laissés seuls face à cette hydre. Rédaction

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