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    Economie

    Sodea et Sogeta: «Cessons la démagogie!»
    Entretien avec Mohand Laenser, ministre de l’Agriculture

    Par L'Economiste | Edition N°:2488 Le 20/03/2007 | Partager

    . Echec de la cession aux jeunes . Les parlementaires sont aussi agriculteurs! L’opération de cession de la première tranche des terres Sodea et Sogeta n’a pas connu l’effet escompté. Déficit de transparence, échec dans la gestion des exploitations… Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, Mohand Laenser, est catégorique. D’où la mise en place d’un nouveau cahier des charges beaucoup plus pertinent pour la deuxième tranche de l’opération. . L’Economiste: Des critiques ont ciblé la cession des terres Sodea et Sogeta, certains dénonçant un déficit de transparence. - Mohand Laenser: Je dois d’abord rappeler que les études pour la cession des deux sociétés agricoles existaient depuis une vingtaine d’années. Mais personne, sous couvert du social, ne voulait les mettre en application. Le département de l’Agriculture a eu le courage et le mérite de l’avoir fait. Il faut aussi clarifier des choses extrêmement importantes: d’abord, la politique des jeunes promoteurs. Quelque 8.000 hectares de terres appartenant à l’Etat leur avaient été réservés. A mon arrivée à la tête du département de l’Agriculture, 2.000 hectares étaient déjà distribués. Mais malheureusement, 90% des bénéficiaires n’ont pas réussi parce qu’ils n’avaient pas une capacité entrepreneuriale. Alors on a arrêté l’opération.D’autre part, il est vrai qu’il y a des noms connus, des noms de parlementaires qui ont bénéficié de l’opération de cession de ces terres. Je dis, aujourd’hui, qu’il faut arrêter cette démagogie pour la simple raison que le Parlement marocain, comme toutes les institutions similaires de par le monde, est composé de différentes professions. Et il se fait que de grands agriculteurs y siègent actuellement.Pour la deuxième tranche de l’opération, se posait la question de révision des objectifs initiaux. On avait pensé, à un moment donné, garder le gros de cette tranche pour une société d’Etat pour qu’elle y produise des semences sélectionnées. Quand on a analysé la situation, on a constaté que c’est le privé qui assure actuellement cette production. Et c’est pour cette raison que nous avons donc gardé quelque 15.000 hectares pour cette activité. Une superficie équivalente a été réservée aux grandes cultures. Tout cela fera l’objet d’un appel à concurrence selon un cahier des charges très précis et qui sera lancé prochainement. . Les négociations avec l’Union européenne semblent piétiner. Toujours pas de visibilité? - Le rendez-vous a été effectivement pris pour 2007. Mais d’un commun accord, vers la fin 2005, début 2006, nous avions tous espéré pouvoir entamer ces négociations et les achever fin 2006. Ce sont des négociations extrêmement laborieuses car, cette fois-ci, il ne s’agit plus d’un accord d’association mais carrément d’une zone de libre-échange englobant l’agriculture, un secteur très sensible comptant de nombreux produits qui ne peuvent pas être ouverts à la concurrence. On s’est donc mis d’accord qu’il y aurait des «listes négatives» qui ne seraient pas ouvertes ou du moins qui seraient démantelées selon un processus qui permettra des mises à jour graduelles. En fonction de tout cela, nous avons déjà tenu trois rencontres. La quatrième doit avoir lieu au milieu de cette année. Nous nous acheminons vers un accord comme prévu initialement vers la fin de l’année. Nous avons admis le principe de «listes négatives» et aussi celui d’asymétrie. Nous demandons que nos produits-phares à l’export soient effectivement inscrits sur les listes négatives (agrumes, primeurs, fruits et légumes…). Nous souhaitons avoir un accès total au marché européen parce que jusqu’à maintenant nous sommes encore pénalisés par le contingentement. De notre côté, nous voulons protéger les céréales, essentiellement le blé tendre. Par contre, nous avons déprotégé le maïs parce que c’est une source d’alimentation pour le bétail. Il y a aussi les viandes et les laitages qui sont extrêmement importants pour nous.. Et qu’en est-il au niveau de l’OMC? - Le gros problème qui reste posé au niveau de l’OMC, c’est la vérité des prix des produits agricoles et c’est ce qui nous pénalise aujourd’hui. Quand on parle des prix des céréales, on oublie que les subventions en amont et à l’export sont énormes. Un premier pas a été fait en disant que l’Europe et l’Amérique allaient faire disparaître les subventions à l’export. C’est une bonne chose, mais ce ne doit pas être tout parce qu’il y a des subventions en amont qui sont très importantes. Le jour où effectivement ce problème des subventions sera réglé, on pourra alors avancer. Pour le moment, je pense qu’il y aura des périodes transitoires, c’est-à-dire qu’on n’arrivera pas à une ouverture totale comme cela s’était fait pour d’autres produits, mais qu’on reconnaîtra les autres rôles de l’agriculture qui ne sont pas seulement la production des produits marchands.Propos recueillis par J. E. H.

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