×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Dossiers

    Sociétés de financement : L'APSF démarre la réflexion sur la réforme

    Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager


    Créée il y a un peu plus de deux ans, l'APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement) a fini de mettre en place des structures de réflexion sur la réforme en cours. La profession entend intensifier ses actions dans le financement de l'économie.


    Ecartée du devant de la scène financière par la Bourse, les banques ou les compagnies d'assurances, les autres sociétés de financement ne jouent pas moins un rôle essentiel dans le soutien de l'activité économique. A la faveur de la spécialisation qui, en train de se dessiner, elles devront, dans le futur, s'impliquer davantage dans les niches qu'elles occupent. Leur réorganisation a d'ailleurs été consacrée par la loi bancaire de 1993 qui les a élevées au rang d'établissements de crédit au même titre que les banques. Cette loi définit ces établissements comme toute personne morale effectuant, à titre professionnel habituel, l'une des opérations suivantes: réception de fonds du public, distribution de crédits et mise à la disposition de la clientèle de tous les moyens de paiement ou leur gestion. A la différence des banques, les sociétés de financement n'ont pas la possibilité des collecter des dépôts à moins de deux ans. Elles sont cependant tenues d'adhérer à une association professionnelle. A ce titre, l'APSF, qui regroupe l'ensemble des sociétés en activité sur ce créneau, a été créée en 1994. Elle a entre autres pour missions de veiller à l'observation, par ses membres, des dispositions des textes réglementant la profession des sociétés de financement, de servir d'interlocuteur entre ses membres et les pouvoirs publics et tous les organismes nationaux, étrangers et internationaux pour toute question intéressant la profession, de proposer aux autorités monétaires toutes mesures utiles concernant directement ou indirectement les activités exercées par les adhérents et de régler les différends entre les membres.

    65 sociétés


    L'APSF, actuellement présidée par M. Mohamed Amine Bengeloun, siège au CNME, Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne (3 représentants) et au CEC, Comité des Etablissements de Crédit (2 représentants).

    Pour plus d'homogénéité, elle est scindée en trois sections regroupant des métiers similaires. Il s'agit du crédit-bail, du crédit à la consommation et à l'immobilier et du groupe cautionnement, mobilisation de créances et affacturage.

    L'association est actuellement constituée de 65 membres pour 8 branches d'activité. Les sociétés de crédit-bail (leasing) sont actuellement au nombre de 7. Le crédit à la consommation en compte une trentaine. Deux sociétés exercent sur le créneau du crédit immobilier et deux sur le cautionnement et la mobilisation de créances. Le même nombre est enregistré pour l'affacturage alors que les sociétés spécialisées dans la gestion des moyens de paiement sont au nombre de quatre. Une société exerce dans le domaine du financement sur nantissement de marchandises et 19 opèrent dans le cautionnement mutuel.

    Au total, les sociétés de financement membres de l'APSF emploient quelque 1.500 personnes. Elles contribuent pour près de 12 milliards de DH de crédit par signature et par décaissements aux besoins de financement des entreprises de tous les secteurs et des particuliers. Leurs fonds propres atteignent un peu plus de 2 milliards de DH même si elles se refinancent pour l'essentiel auprès des banques et des sociétés d'assurances. Avec des fonds propres de plus de 1 milliard de DH en 1995 et des crédits distribués d'un peu plus de 4,2 milliards, le crédit à la consommation se présente comme le poids lourd de la profession. La performance globale des sociétés cotées démontre d'ailleurs la solidité de cette branche. Le leasing contribue pour près de 600 millions de DH pour les fonds propres et 2 milliards pour les crédits distribués, sur un montant total de près de 8,6 milliards.

    Quant au groupe cautionnement, mobilisation de créances et affacturage, il totalise des fonds propres de 244 millions de DH pour 2,2 milliards de crédits distribués en 1995. Le cautionnement mutuel et les sociétés de gestion de moyens de paiement disposent pour les fonds propres de 14 et 35 millions de Dirhams respectivement.

    Les chantiers


    Le lancement des TCN (titres de créances négociables) permettra aux sociétés de financement de disposer de ressources plus diversifiées. Ce qui dans une certaine mesure pourrait entraîner une décrue des taux, profitable aux particuliers, principalement pour le crédit à la consommation. Cette ouverture est un des points de la réforme à laquelle est soumis tout le secteur financier.

    Les sociétés de financement ont actuellement plusieurs chantiers ouverts. Des commissions ont été formées pour réfléchir sur les dossiers. Outre la question du refinancement, l'Association se penche actuellement sur les règles prudentielles qui seront opposables à toutes les sociétés. La réflexion portera sur le système de constitution des provisions, le niveau des fonds propres, le ratio de solvabilité et le taux d'intérêt. Pour ce dernier point, il est noté que le secteur devrait aller de plus en plus dans le sens de la transparence. Le client devrait pouvoir s'assurer des taux et choisir en fonction des offres. Autre aspect portant sur la réglementation: les commissions sont aussi appelées à se pencher sur la normalisation comptable et la fiscalité.

    Un chantier est également ouvert pour les nouvelles technologies. Objectif: réfléchir sur la création d'une centrale des contentieux, la dématérialisation des effets, l'utilisation de la télématique dans les relations banques-sociétés de financement. L'APSF a récemment tenu son assemblée générale ordinaire. Elle a intégré quelques jours auparavant ses locaux flambant neuf de l'avenue Abdelmoumen. Reste maintenant à "mettre le gaz" pour ne pas être à la traîne sur la réforme.

    Alié Dior NDOUR.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc