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    Economie

    Social: La politique patine

    Par L'Economiste | Edition N°:75 Le 15/04/1993 | Partager

    Les syndicats testent leurs forces respectives, notamment sur l'ONCF, et maintiennent la pression. L'UMT reste relativement discrète à ce jour. La CDT appelle pour le 20 avril à une grève de l'ensemble des personnels communaux.

    Le personnel communal représente maintenant une masse importante d'employés et ouvriers avec plus de 100.000 personnes. Ces effectifs ont considérablement gonflé avec les politiques de décentralisation, les nouveaux moyens et pouvoirs dévolus aux élus locaux.

    La campagne-CNJA a révélé la capacité des collectivités locales à créer des emplois, ce qui n'est pas allé sans ajouter aux problèmes de gestion des ressources humaines préexistants: ces jeunes ont des aspirations mal servies par les modes d'insertion appliqués et les tâches qui leur ont été conférés. La croissance s'accompagne de changements qualitatifs. Le personnel communal était constitué de "petits employés" et de manoeuvres analphabètes. Il s'agissait de soulager le chômage, de distribuer quelques revenus à travers des emplois "sociaux", jugés "improductifs". Les employés des villes étaient considérés comme un sous-prolétariat de la fonction publique.

    Désormais le paysage a changé. Les communes recrutent pour leurs nouvelles attributions des architectes, ingénieurs, cadres, gestionnaires, médecins... tandis que le travail des éboueurs prend une importance nouvelle dans le cadre des préoccupations émergeantes d'hygiène, de traitement des ordures, d'environnement...

    CNSS: Difficultés pour fixer les priorités

    Les revendications de la CDT portent sur le salaire, le logement, les transports. Le dialogue est rendu difficile du fait des ambiguïtés de la double tutelle, centrale et locale pimentées des conflits de compétences (l'employé est tiraillé entre élu, moquaddem, chefs de service).

    Du côté de la réforme et la restructuration de la CNSS, les rencontres interministérielles trouvent, selon diverses sources, des difficultés à fixer l'ordre des priorités. Le redressement comptable de 1992, qui devrait déboucher en 1993 sur un retour des excédents, est reconnu. Cependant, il reste à décider des restructurations de manière à ce que le redressement ne demeure pas fragile. A en juger d'après les réactions des administrations impliquées, la Caisse n'a pas pu ou pas su communiquer au préalable sur ses efforts de ces derniers mois.

    Une partie des 14 mesures préconisées l'année dernière pour le redressement des comptes est entrée en vigueur.

    Pour la campagne dite "d'affiliation-immatriculation", le nombre d'entreprises affiliées a augmenté de 60% avec plus de 7.000 entreprises inscrites contre moins de 5.000 un an plus tôt. Les cotisations portées comme dues sont inscrites à 211 millions de DH, soit un tiers en plus de l'objectif. Néanmoins l'encaissement ou le recouvrement se fait difficilement et l'apurement de la situation antérieure sur les créances de la CNSS demeure en grande partie. Sur près de 5 milliards de DH classés en créances, fin 1992, la moitié est le fait de petits débiteurs (moins de 5.000DH par dossier) et environ 15% le fait de sociétés à capitaux publics. S'y ajoute le différend avec la CNOPS, pour un montant de 218 millions de DH.

    Le dossier des polycliniques reste lui aussi en suspens. Les coupes budgétaires, les reports de personnels vers le Régime général ont réduit le rythme de formation du déficit. Mais la question reste de savoir s'il faut ou non que la CNSS accorde une subvention aux polycliniques, y compris une subvention qui serait bloquée autour d'un montant de 280 millions de DH/an.

    Réhabilitation de la Santé

    Le dossier des polycliniques se trouve de fait lié au projet d'extension de la couverture financière des soins de santé, l'assurance maladie à rendre obligatoire.

    Des rencontres de concertations ont lieu pour populariser l'idée du "mariage entre la compétence et les moyens financiers", selon l'expression chère au Pr Harouchi, ministre de la Santé publique.

    En effet, la réhabilitation - restructuration de la santé dans son ensemble dépasse le dossier de l'assurance-maladie, mais celui-ci est le nerf de la guerre, dans la mesure où la couverture solvabilise la demande de soins. Cependant, le département de la santé se heurte à des résistances psychologiques et corporatives relativement importantes dans son désir de moderniser la couverture médicale du pays.

    M.C.

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