×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 172.689 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 216.351 articles (chiffres relevés le 2/6 sur google analytics)
Entreprise Internationale

Smithkline Beecham se recentre sur la pharmacie

Par L'Economiste | Edition N°:445 Le 17/02/1999 | Partager

Après l'échec de deux tentatives de fusion (notamment avec Glaxo-Welcome) au cours de l'année dernière, Smithkline Beecham essaie de s'affirmer en tant que groupe indépendant.

Le groupe pharmaceutique britannique Smithkline Beecham (SB) cède ses filiales américaines, SB Clinical Laboratories (SBCL) et Diversified Pharma-ceutical Services (DPS) et procède à la suppression de 3.000 emplois sur les 58.000 actuels, d'ici 2002. Le groupe avait surpris les marchés internationaux en révélant, il y a une semaine lors d'une conférence de presse, une série de mesures de restructuration et de recentrage sur son métier de base, à savoir la pharmacie. Ces mesures devront lui permettre des économies annuelles de 200 millions de Livres sterling (soit plus de 3 milliards de DH) d'ici 2002. La cession de SBCL, société d'étude en laboratoires, à l'Amé-ricain Quest Diagnostics, rapportera 1,27 milliard de Dollars au groupe. Alors que DPS, spécialisée dans les services de conseil de gestion pour les entreprises de parapharmacie, sera vendue à l'Américain Express Scripts pour 700 millions de Dollars.
La cession des deux filiales devrait s'achever d'ici le troisième trimestre 1999. Bien que le prix de vente de DPS soit en dessous des 2,3 milliards de Dollars offerts en 1994, les observateurs estiment que le retrait de SB de cette "aventure décevante" est profitable. La somme récupérée des deux ventes, près de 2 milliards de Dollars, servira en effet à rembourser la dette du groupe pour ramener son ratio d'endettement de 52 à 15%. Smithkline Beecham compte également réviser ses coûts à la baisse, en rationalisant sa chaîne d'approvisionnement et en concentrant la fabrication de médicaments et de produits chimiques sur un nombre limité d'usines. Ces mesures impliquent une réduction des effectifs (3.000 postes) et des charges de restructuration estimées à 750 millions de Livres, étalées sur quatre ans.

Opération astucieuse


Un analyste londonien a qualifié cette vente d'"opération astucieuse", ajoutant que "personne ne verserait des larmes de regret pour la perte de ces branches d'activité. Cette vente est une transaction fructueuse", rapporte le Financial Times.
Smithkline Beecham a parallèlement annoncé une hausse de 6% pour 1998 de son bénéfice imposable à 1,713 milliards de Livres. Le groupe table d'autre part sur une croissance sous-jacente de son bénéfice par action d'environ 13%, hors éléments exceptionnels.
Jan Leschly, PDG du groupe, a déclaré, dans ce sens: "Au-delà de 1999, nous espérons réaliser des performances financières encore meilleures grâce à l'entrée sur le marché de produits actuellement en dernière phase de développement. En même temps, nous allons énergiquement réduire nos coûts et la complexité de nos activités", rapporte l'AFP.
SB subit la concurrence des compagnies qui optent pour les recherches intensives, comme l'Américain Pfizer. Il devrait, en conséquence, employer les ressources dégagées de l'opération de cession pour renforcer ses produits et développer des projets internes. SB poursuit, effectivement des recherches sur le traitement du cancer et compte construire une solide réputation dans ce domaine d'activités. Pour ce faire, SB a besoin de développer de nouveaux produits pour remplacer ses médicaments existants en vue de maintenir sa position en tant que groupe indépendant. Les ventes de son produit antibiotique Augmentin ont commencé à perdre du terrain, alors que Paxil/Seroxat, un médicament anti-dépressif, est en plein essor commercial.

Aziza EL AFFAS

(AFP, Financial Times)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc