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Economie

Six ans de règne
Les grands chantiers qui marchent

Par L'Economiste | Edition N°:2075 Le 29/07/2005 | Partager

. Tanger-Med, vallée Bouregreg, mais aussi tourisme… les projets structurants. Des opérateurs de renommée internationale y sont impliqués. Une vision d’ouverture des échanges, illustrée par les accords de libre-échangeVu sous l’angle des grands chantiers, le Maroc marche au pas de charge. Tout est mis en œuvre pour accélérer le rythme dans le but de tenir le calendrier avancé. C’est le cas du complexe portuaire Tanger Méditerranée auquel le Souverain accorde une attention particulière. Ce projet représente une priorité stratégique dans le développement économique et social de la région du Nord. Ce complexe est articulé autour d’un port de transbordement, des zones franches logistique, industrielle, commerciale et touristique. Le coût s’élève à 16 milliards de DH. Il concerne la construction et l’équipement du nouveau port, l’aménagement des zones franches, des infrastructures de connexion comme l’autoroute ou la voie ferrée et les travaux hors site. Un premier terminal à conteneurs a été concédé à Maersk, un des plus grands opérateurs mondiaux des installations portuaires. L’exploitation et la commercialisation des zones franches seront confiées à Jbel Ali Free Zone international. Selon les prévisions du calendrier, l’ouvrage sera opérationnel à partir de 2007. Premier effet de la mise en oeuvre du complexe, la baisse significative des coûts et des délais de transport des marchandises.Autre chantier structurant, la vallée de Bouregreg. Il s’agit d’aménager cette vallée d’une superficie de 5.000 ha, située entre Rabat et Salé. Il est incontestable qu’avec la réalisation de ce projet, c’est toute la physionomie de cette région de passage, laissée souvent à l’abandon, qui sera complètement métamorphosée. Ainsi, Rabat, capitale administrative, mais aussi Salé, ville-dortoir, auront leur riviera. C’est presque une ville nouvelle qui sera construite tout au long du fleuve, sur une zone marécageuse. Elle sera comme un embryon d’un pôle touristique nouveau avec des opportunités de détente et de capacités hôtelières supplémentaires.Le coût du projet s’élève à 9 milliards de DH, y compris la réalisation du tramway (2,5 milliards de DH) devant relier la capitale administrative à Salé à partir de 2009. Ce montant ne concerne que l’aménagement, précise Lemghari Essakl, directeur de Sabr-Aménagement, filiale de la CDG, chargée de cette opération en attendant la création d’une agence spéciale dont le projet de loi a été adopté par les deux chambres du Parlement. La promulgation du texte instaurant cet établissement public sera publié prochainement au Bulletin officiel. Pour la partie développement du projet, il faudra mobiliser plus de 30 milliards de DH, nécessaires à la réalisation des différentes phases du projet. Déjà Dubaï Holding), spécialisée dans la gestion immobilière, se dit prête à mettre 2 milliards de dollars, soit près de 17 milliards de DH, pour la tranche de Sahat Al Kabirat. Cette partie du projet qui sera construite sur une superficie de 100 hectares est d’ailleurs baptisée Amouaj. Une convention a été signée dans ce sens au printemps. Pour les promoteurs, 2006 sera l’année de la montée en puissance du projet. Pour mieux se préparer à ce rendez-vous, ils lancent plusieurs actions dont l’assainissement du foncier. Un accord a été conclu avec le ministère des Habous et des Affaires islamiques pour bénéficier de 830 hectares. Un autre avec les deux conseils de la ville pour 88 ha.Quant aux travaux de terrassement, de dragage et d’aménagement des berges du fleuve, ils doivent démarrer en octobre prochain. L’environnement est également pris en compte. Un plan pour la dépollution intégrale de la vallée a été élaboré. Il sera lancé les prochaines semaines. Il concerne notamment la collecte des ordures ménagères. Pour cela, la question du déplacement des deux décharges publiques est réglée. Elles seront transférées à Oum Azza, commune située à une vingtaine de kilomètres de Rabat. Les déchets liquides qui se déversent dans le fleuve ne sont pas en reste. Il s’agira aussi d’intercepter tous les rejets des eaux usées émanant des quartiers périphériques non connectés au réseau d’assainissement. Au cours de ces dernières années, le tourisme est érigé en priorité nationale. Le plan Azur qui voit le jour se base sur la vision 2010 dont l’objectif est de réaliser 10 millions de touristes. Pour cela, il est impératif de tripler les capacités d’hébergement et d’atteindre 230.000 lits pour accueillir 10 millions de touristes chaque année. L’augmentation de la capacité d’hébergement doit s’accompagner par le rééquilibrage en faveur du balnéaire, produit très demandé à l’échelle internationale. C’est pour cela que le plan Azur vise la création de six stations nouvelle génération. Il s’agit de Saidia (29.000 lits), Lixus (12.000 lits), Mazagan (8.000 lits), Mogador (8.700 lits), Taghazout (26.000 lits) et Plage blanche (26.000 lits). Quatre ont été concédés à des opérateurs de renommée internationale. Ce projet, qui mobilisera un investissement de 45 milliards de DH, s’est accompagné de réformes particulièrement dans le domaine du transport aérien avec de nouvelles villes touchées par le trafic international. Des négociations avec la Commission européenne pour intégrer l’espace aérien euroméditerranéen ont démarré. Autre composante importante, le transport routier qui verra l’informel disparaître progressivement vers des entreprises organisées. Sur le plan de l’ouverture du Maroc aux échanges internationaux, le Souverain a été à l’origine de la conclusion des accords de libre- échange. D’abord avec les Etats-Unis dont l’entrée en vigueur de l’accord est prévue pour janvier prochain. Ensuite, celui d’Agadir consacre la coopération sud-sud. Cette zone de libre-échange concerne quatre pays arabes avant de s’étendre à d’autres. Il s’agit de la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie et le Maroc.


Une agence pour l’Oriental

En décidant de créer l’Agence de développement de l’Oriental, le Souverain a voulu ériger cette région en pôle économique et affirmer sa vocation maghrébine. La position de l’Oriental est stratégique dans l’intégration économique et dans la réanimation de l’Union du Maghreb Arabe. D’ailleurs, le Souverain avait tracé les contours de la feuille de route du gouvernement pour le décollage d’une région économique lors du discours d’Oujda en mars 2003. Aujourd’hui, le développement économique doit se faire sans l’ouverture des frontières avec l’Algérie. Il est vital d’accélérer le rythme d’exécution de certains chantiers comme notamment la construction de la voie ferrée Taourirt-Nador et l’autoroute Oujda-Fès.


Tramway

Une grande enquête pour la réalisation du plan de déplacement urbain entre Rabat et Salé sera lancée juste après le mois de Ramadan. L’objectif est de finaliser le parcours du tramway programmé fin 2006. Cependant, il faudra attendre 2009 pour réaliser et mettre en exploitation ce nouveau mode de transport.Pour l’heure, les analyses liées à la problématique du transport ont montré que les itinéraires de traversée de la vallée sont fortement sollicités. Ainsi, 150.000 véhicules transportant 650.000 personnes transitent chaque jour par des ponts. Le pont Hassan II reste le principal point de passage de l’estuaire. Cet ouvrage, qui écoule aujourd’hui 75.000 véhicules par jour, est utilisé par 430.000 personnes quotidiennement.Mohamed CHAOUI

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